L’art de sodomiser les mouches

Edito du journal Le CITOYEN N° 32

Quand les pratiques sexuelles s’invitent dans le débat politique, tout est dit ou bien plus personne n’a rien à dire !

Nous n’en avons rien à faire des moeurs de Monsieur Mitterrand, ni de celles de Polanski et encore moins de celles de l’écolo-libéral Cohn Bendit ! Leur méthode d’accouplement - et quelle qu’en soit l’orthodoxie qui la caractérise - nous laisse de marbre. Le CITOYEN ne joindra pas sa voix à celle des ayatollahs rigoristes de la censure du gland, de la vulve et de l’anus réunis.

La classe politique se devrait, me semble-t-il, d’élever en permanence le débat plutôt que de le ramener dans le cloaque où ne peuvent que se vautrer et se complaire les nantis et autres grands passe-droits de ce monde.

Plutôt que de philosopher sur l’âge du jeune thaïlandais qui a accordé ses faveurs contre quelques dollars à l’actuel ministre de la Culture, il me paraîtrait plus important d’évoquer des sujets qui ont été occultés par le brouhaha médiatique des ces « affaires » qui tombent vraiment à pic.

Il y a tout de même 2 millions de citoyens qui se sont prononcés pour dire non à la privatisation de La Poste et ont demandé un véritable référendum. Voilà un sujet qui aurait mérité d’être développé dans les médias avec une édition spéciale du 20 heures.

Le chômage a augmenté de 25,8 % entre janvier et fin août 2009 et l’on estime son augmentation à plus de 500 000 chômeurs de plus au 31 décembre ! Ça n’aurait pas mérité un « Vivement Dimanche » spécial ?

Et les exemples ne manquent pas car depuis l’avènement du sarkozysme, les coups tordus sont légion et le gouvernement dans son ensemble est beaucoup plus préoccupé par le bien-être de ses amis du patronat et du Medef que par celui du peuple de France. Au point de supprimer petit à petit tous les avantages acquis depuis 1936 en passant par ceux de 1968 et d’offrir sur un plateau la suppression de la taxe professionnelle à une Laurence Parisot comblée et au bord de l’orgasme.

La médiatisation de la vie privée de nos gouvernants – Sarkozy en tête – et les cris de pucelles effarouchées de certains autres, illustrent parfaitement l’inconstance de la classe dirigeante qui a élevé le copinage au rang de méthode de gouvernance et qui règle ses petits comptes entre amis en jouant au célèbre jeu du « Je te tiens par la barbichette ».

Faire beaucoup de bruit pour masquer et rendre inaudible l’essentiel : tout un programme ! Celui de Sarkozy.

La-men-table.

René Balme
le 9 octobre 2009


 
 
 
Forum lié à cet article

5 commentaires
  • L’art de sodomiser les mouches 18 octobre 2009 20:28, par Rémy Rey

    Bravo à René Balme. Une saine réaction.

    En effet, pourquoi exhumer les passages scabreux d’un bouquin
    paru depuis quelques années ? C’est une bonne manoeuvre qui permet
    de distraire le citoyen moyen des véritables problèmes, des vrais enjeux.

    • L’art de sodomiser aussi les mouches 19 octobre 2009 23:00, par Tokos

      Certainement pas ! Demander pourquoi exhumer l’histoire des moeurs des membres de la jet set (ou politique car maintenant c’est pareil) m’incite a me poser des questions sur le demandeur. Il faut parler du chomage ET des arrangements divers avec la loi que certains donneurs de lecons se font entre amis. La representativite du pouvoir politique c’est aussi le comportement de ceux/celles qui pretendent l’incarner. C’est d’ailleurs l’occasion de leur demander de se mettre en conformite avec la loi, que ce n’est pas reserve a "la france d’en bas". En attendant Mr Mitterand devrait etre juger, Polanski doit rester en prison jusqu’a la fin de ces jours, ET Sarkozy and Co devront etre sanctionnes pour cette main basse sur la France.

  • Revoilà le marxisme 19 octobre 2009 18:54, par Manut

    Et on pourrait ajouter que c’est vachement petit-bourgeois de se préoccuper que des enfants se fassent violer... Hein ? Quoi ? Ça ne se dit plus, petit-bourgeois ? Maintenant on dit archaïque ou ringard ? Ah mais non, ça c’est le vocabulaire de ceux d’en face... Merde, je sais plus où j’en suis.
    Enfin, bon, on était bien tranquilles, on comprenait un peu où étaient les bons et les méchants, qui faisait le mal et qui sont les victimes, comment ça s’organise tout ça... Et voilà qu’on vient nous compliquer la vie avec des histoires qui n’ont rien à voir. Mais laissez-nous à notre manichéisme, bordel !
    Faudrait quand même pas que le monde soit plus compliqué que nos trois neurones.
    Dites-nous une fois pour toutes ce qui est important et ce qui ne l’est pas, et qu’on en finisse avec toutes ces complications !
    D’abord, les enfants, ça n’existe pas, donc on peut pas les violer.
    Ya que les chômeurs qui existent.

  • L’art de sodomiser les mouches 22 octobre 2009 01:30, par Francis Mauchauffée Simple citoyen

    Le droit de cuissage ferait-il partie des avantages acquis ?

    Sont-ce des faveurs accordées ?

    Le viol de mineure serait-il mineur ?

    Ces sujets sont, pour moi, tout aussi importants que le chomage car ils sont le fait de puissants au détriment de plus faibles qu’eux.

    Dommage.

  • L’art de sodomiser les mouches 12 février 2010 16:28, par Pierre

    Cet article reflète bien l’avènement de ce qu’on appelle désormais la politique spectacle. Les politiciens en place n’ayant plus de nouvelles idées à offrir ou de nouveaux projets à construire, on détourne l’attention du bon peuple avec des "affaires" sans intérêt tandis que la France est démantelée par pans entiers.
    sodomie

 
 
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