Répression à EDF - GDF/SUEZ Un nouveau pas est franchi !

Hier en fin de journée, un huissier est venu remettre à Rodolphe BARRES une lettre lui notifiant son licenciement.
Aujourd’hui Jean CHAILAN, Didier DESJACQUES et Laurent GOUDY se sont vu remettre une lettre pour leur notifier leur licenciement.

Des vies sont brisées. L’inacceptable est arrivé, la folie revancharde a gagné sur le sens des responsabilités.

Au plus haut de l’entreprise, ils ont pris la décision de faire tomber des innocents. Ils veulent faire payer à tout prix un mouvement social revendicatif, responsable et de haut niveau.

Il s’agit de faire taire toute velléité de remise en cause des choix politiques des entreprises, de la casse du service public de proximité, garant des réponses aux besoins des populations, des collectivités locales.

Ils n’ont écouté que les appels à la haine du gouvernement et des actionnaires.

Un pas a été franchi, qui met fin à un dialogue social responsable et digne. Dans une période où partout dans le monde du travail, on dénonce les méthodes de management répressif, inhumain, les Directions de nos entreprises donnent une réponse claire : elles sont sourdes.

Le personnel ne s’y trompera pas, il sait que des innocents payent le prix fort pour avoir mené une bataille exemplaire contre l’externalisation des activités, pour l’emploi, pour le développement des sites de proximité.

La rupture, si elle est consommée, doit amener chacun des salariés à s’engager dans la conquête de ce qui a été gagné par le mouvement solidaire de ce premier semestre et continuer la lutte pour ce qui reste à conquérir.

Les Directions ont ouvert le champ à une lutte guerrière, assassine. Répondons par une lutte collective, solidaire et qui ouvre des perspectives d’amélioration de notre vie et de nos conditions de travail, pour gagner sur nos légitimes revendications.

La FNME-CGT entend jouer un rôle majeur dans ce processus. Nous ne lâcherons rien, et s’il le faut, nous mettrons le temps qu’il faudra, mais justice devra être rendue à toutes et tous nos collègues qui sont injustement sanctionnables ou sanctionnés.

Les agents qui comparaissent sont des otages qui ne sont pas pris au hasard dans la Région Midi-Pyrénées comme partout en France. Ce sont des agents qui ont choisi de lutter pour défendre le service public de l’électricité et du gaz dans toutes ses composantes, pour répondre à l’intérêt général de la Nation.

Oui, ce camp là, c’est le nôtre. C’est celui qui fait notre honneur. Mais la CGT ne laissera pas l’un des nôtres tomber au « champ d’honneur » sans le relever.

Dernière minute :
En CSNP, après une Déclaration dénonçant la situation, la délégation CGT, suivie par l’ensemble des autres délégations syndicales, a quitté la séance. Au comité de Groupe d’EDF SA, la délégation CGT et les autres délégations syndicales ont eu la même attitude.


 
 
 
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