Le drapeau Sahraoui sur la tour Eiffel

Ce geste dénonçait l’arrestation par la police Marocaine de sept défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme et exigeait leur libération immédiate, ainsi que celle de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines.

Vendredi 6 novembre 2009, à 11h du matin, six militants espagnols pour le respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental et appartenant à la Plate forme de Soutien Politique au Peuple Sahraoui (PAPPS), ont déployé un drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique de 10 mètres de long depuis le deuxième étage de la tour Eiffel à Paris. Le drapeau est resté déployé 15 minutes. Ce geste dénonçait l’arrestation par la police Marocaine de sept défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme et exigeait leur libération immédiate, ainsi que celle des tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines.

Le 8 octobre dernier, les Ali Salem Tamek, Brahim Dahane, Ahmed Naceri, Idagja Lachgare, Saleh Loubbihi, Yahdih Ettarrouzi et Rachid Seghayer ont été arrêtés à l’aéroport de Casablanca, au retour de leur visite à leurs familles et amis dans les campements de réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie). Le royaume du Maroc les a accusé de « trahison à la patrie » et d’« atteinte contre le souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc », et veut les faire juger par un tribunal militaire qui peut requérir jusqu’à la peine de mort.

Avec l’intention d’exiger la libération immédiate des militants sahraouis à la veille du 34ème anniversaire de la signature des « accords tripartites de Madrid »(1), les six militants membres de la PAPPS récemment créée, sont montés à Paris, pour faire flotter pendant 15 minutes le drapeau de la RASD et exigeant la libération de tous les militants sahraouis.

Dans le même temps, aux pieds de la tour Eiffel, d’autres militants manifestaient de manière pacifique avec les drapeaux du Maroc, de l’Espagne, de la France et des banderoles accusant le Royaume Alaouit de tortionnaire, la France de complice et l’Espagne de responsable.

Les militants qui se sont déplacés depuis l’Andalousie ont choisi la capitale gauloise parce que la France a refusé, il y a un mois, que soit élargi le mandat de la MINURSO (Mission Des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental) à la compétence des Droits de l’Homme.

Par cette action symbolique, les six militants entendaient attirer l’attention de l’opinion publique, pour éviter que le Maroc ne continue à torturer et violer les Droits fondamentaux du peuple sahraoui qui vit sous l’occupation Marocaine. Ils appelaient d’autre part à participer à la manifestation du samedi 14 novembre à Madrid, sous l’étendard « justice et liberté pour le peuple Sahraouis ».

NOTA : Le même jour 34 ans après l’invasion du Sahara Occidental était lancée la campagne internationale contre l’accord de pêche illégale signé entre l’UE et le Maroc (www.fishelsewwhere.eu) Le 13 novembre, une autre militante sahraouie des droits de l’Homme, Aminatou Haidar, était arrêtée par la police marocaine à son arrivée à l’aéroport d’El Aaiun, au Sahara Occidental, puis expulsée le 14 vers les canaries, pour avoir refusé de reconnaître le colonisateur comme légitime dans son pays.

[1] Accord par lequel le régime de Franco a livré le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie, au mépris des ses obligations de pays colonisateur et permettant au Maroc d’occuper le territoire dans le feu et le sang.

Traduction adaptation APSO, source plataformasahara.com


 
 
 
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