Comment l’Occident a désintégré l’URSS

Assassinat méthodique de l’URSS communiste ? L’Occident a dépecé cette fédération d’Etats, il a pillé ses ressources, et il a appauvri toute la population. Mais depuis Poutine, en s’affranchissant de la tutelle de l’Etranger, la Russie a retrouvé son statut - si nécessaire pour l’équilibre du monde - de grande puissance.

La destruction de l’URSS par l’Occident, Résurrection de la Russie sans l’Occident

par Eva R-sistons

Voici plus de vingt ans, l’Occident a décidé de disloquer la puissante Union des Républiques socialistes soviétiques, son rival en matière d’idéologie ou de puissance militaire. Objectif atteint en 1991 (1).

L’URSS communiste, notamment par sa puissance militaire (2), son étendue géographique, le nombre de ses habitants, et surtout la variété de ses ressources, est une cible de choix. Comment l’affaiblir ? En la disloquant, en la fragmentant, en l’émiettant. Tout simplement. Diviser, pour régner, la méthode est éprouvée ; Et en effet, le bloc soviétique, monolithique tant sur les plans politique (tous les pays qui le composaient étaient membres du Pacte de Varsovie), économique, qu’ idéologique, s’effondra, explosa : "Plus vaste État du monde (22 402 200 km²), l’URSS occupait le 1/6 des terres émergées, s’étendant sur 11 fuseaux horaires, de la mer Baltique à la mer Noire et à l’océan Pacifique, c’est-à-dire toute la partie nord de l’Eurasie. À sa dissolution, sa population comptait 293 millions de personnes " (3)

Après avoir trouvé une marionnette docile, viscéralement anti-communiste et gros amateur de vodka, Boris Eltsine (il quitte le Parti en juin 1990), l’Occident avait poussé les Républiques constituantes de l’URSS à faire sécession, et au cours de l’automne 1991, elles proclamèrent l’une après l’autre leur indépendance, sans que Gorbatchev puisse s’y opposer par la force. Lorsque l’Union soviétique fut amputée de ses Républiques, on ironisa en disant que l’URSS se limitait désormais au Kremlin ! L’esprit de changement s’était propagé de la Russie de Gorbatchev à tous les pays satellites, qui avaient réclamé leur souveraineté pleine et entière. Même les Républiques baltes recouvrèrent leur indépendance, dans la foulée des bouleversements fondamentaux, et les forces soviétiques quittèrent la Tchécoslovaquie et la Hongrie, puis, plus tard, en 1994, la Pologne et l’Allemagne (4).

La Russie à genoux

Affaibli, ce qu’il restait de l’URSS, c’est-à-dire le noyau russe (en perdant le quart de son territoire, il avait perdu la moitié de ses habitants), ne constituait plus une menace pour l’Occident. La fin de la "guerre froide", idéologique, devait être le corollaire de l’éclatement de l’URSS. La détente Est-Ouest se profilait à l’horizon, puisqu’il ne restait plus qu’une puissance, américaine, et le Pacte de Varsovie liant militairement les Républiques soviétiques, n’avait plus de raison d’être.

Tout cela avait été facilité par le fait que le jeune et fringant premier Secrétaire du parti Communiste, Gorbatchev (5), face à l’étendue des problèmes économiques de sa nation (beaucoup liés à la militarisation croissante, dans un contexte d’âpre rivalité avec les Etats-Unis, et aux effets de la catastrophe de Tchernobyl), décida de mettre en place un vaste plan de réformes pour corriger les failles du Système : La Perestroïka et la Glasnost. La Perestroïka, ou restructuration, tenta de moderniser l’économie, en instituant la propriété privée et en recherchant la performance, et la Glasnost, qui signifie transparence, essaya, elle, de démocratiser le système, par exemple en adoptant la liberté d’expression et de l’information, l’ouverture des frontières, la levée de la censure, la libération des prisonniers politiques - même les Archives Nationales furent ouvertes au public... (6) .

Mais très vite, celui que certains appellèrent plus tard le "fossoyeur de l’URSS, le destructeur de l’Empire créé par les Tsars" (7), sera dépassé par les événements, abandonné de tous, alors que son rival pro-occidental, Boris Eltsine, bénéficiera de l’appui du bloc anti-soviétique pour accomplir le démantèlement de l’URSS, et pour libéraliser l’économie le plus vite possible, avec l’aide des conseils du FMI. Sous son égide, des transformations économiques et sociales vont se succéder à une cadence infernale, brisant le tissu social et projetant dans une grande misère des pans entiers de la société russe. Les Moscovites furent chassés du centre de la ville (8), au profit d’intérêts étrangers raflant à bas prix des appartements somptueux, et parmi eux beaucoup de retraités furent jetés impitoyablement à la rue. Tous les avantages sociaux disparurent les uns après les autres, le travail ne fut plus garanti à tous, la rue devint le refuge des victimes du libéralisme à l’occidentale, on vit même des hordes d’enfants, pour la première fois depuis la mise en place du communisme au début du 20 e siècle, vivre dehors, et la délinquance fit son apparition, durement réprimée.

Le Système occidental avait triomphé sur les décombres de l’ancienne URSS, entraînant soudain des disparités insupportables entre les citoyens, avec l’émergence d’une classe de nouveaux riches sans scrupules, très minoritaire, et la projection de la plus grande partie de la population dans des abymes de pauvreté. Ceux qui tirèrent leur épingle du jeu, sous la Présidence Eltsine et le début du mandat de Poutine, furent ceux qui pouvaient se réfugier dans une pitoyable économie de subsistance, par exemple en cultivant des pommes de terre sur leur lopin de terre. Et l’espérance de vie moyenne des hommes chuta de dix ans. (A noter qu’aujourd’hui, deux tiers des Russes, même s’ils sont plus libres qu’à l’époque du communisme, regrettent l’ancien système social soviétique, et ils ont la nostalgie de leur puissance passée (9)).

Libéralisation à marche forcée

En effet, pour mieux asphyxier la Russie, pour mieux la tenir à sa merci, l’Occident imposa la libéralisation à marche forcée, sans tenir compte des acquis sociaux, des traditions, de la culture du pays. Le FMI supervisa la transformation, c’est tout dire. Une classe de super-riches apparut, insolente, carnassière, et la masse russe sombra dans une misère indicible, le désespoir, l’alcool, le suicide. Après avoir détruit l’URSS, l’Occident tenta de mettre à genoux la Russie, économiquement, et de s’emparer des secteurs les plus juteux, en favorisant les oligarques locaux acquis à la cause du libéralisme le plus sauvage. Ce fut l’époque des richissimes hommes d’affaires - appelés dans le monde postsoviétique « oligarques » - très liés à l’Occident, ainsi, les hommes d’affaires russes du scandale Ioukos : " Quand le régime a changé, et que les actions des usines ont été données aux ouvriers, eux ont eu l’idée de tout ratisser. A un ou deux dollars l’action, ils ont fait le tour des usines et ont acheté ce qui était encore pour les Russes de la rue un simple bout de papier... En quelques mois, ils sont devenus propriétaires de pans entiers de l’économie. Puis ils ont créé une banque privée, Menatep, puis une filiale à Chypre, qui leur a permis de sortir des capitaux. En dix ans, ils sont devenus multimilliardaires en dollars. Le patron de Ioukos se vantait d’avoir bâti « en dix ans un empire que les Rockfeller ont construit en plusieurs générations. » En russe, il y a une expression qui veut dire « perdre le toit », en Français on dit « perdre la tête ». Ils se sont crus intouchables..." (10).

L’ingérence de l’étranger pour affaiblir la Russie

Plus tard, Poutine, à l’origine d’un grand "nettoyage" économique (et politique, contre ses opposants liés à l’Etranger), fustigera l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires de la Russie, en insistant sur le rôle obscur des Ambassades : "Malheureusement, il y a toujours dans notre pays des personnes qui s’infiltrent par le biais des ambassades étrangères, qui comptent sur le soutien de fonds et de gouvernements étrangers, mais pas sur leurs propres concitoyens." Ces opposants "veulent que la Russie soit faible et impuissante (...) pour pouvoir jouer de mauvais tours dans notre dos" (11). Le jeudi 26 avril 2007, le Président Poutine s’en prend ouvertement à l’"ingérence" des "colonisateurs" occidentaux en Russie : "Sous couvert de promotion de la démocratie, ils font preuve d’ingérence "directe" dans les affaires de l’Etat russe en finançant l’opposition et les ONG de défense des droits de l’homme". Soucieux de répondre à l’expansion militaire de l’Otan à ses frontières et notamment au projet américain de déploiement d’un bouclier antimissile, il a menacé de sortir du Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), un des textes clés régissant la sécurité sur le Vieux Continent après la Guerre froide. Dans son 8e discours à la Nation, le dernier avant la fin de son mandat en mai 2008, le maître du Kremlin a défendu un bilan qui a permis de faire de la Russie "une des dix plus puissantes économies dans le monde". "Le flux d’argent venant de l’étranger, utilisé pour une ingérence directe dans nos affaires intérieures, augmente", a-t-il déploré.. "Il y a ceux qui, en utilisant habilement une phraséologie pseudo-démocratique, aimeraient revenir à un passé proche : les uns pour piller comme avant, les richesses du pays, voler les gens et l’Etat, sans être châtiés ; les autres pour priver notre pays de son autonomie économique et politique", a-t-il ajouté à l’adresse des Occidentaux. "A l’époque du colonialisme, on parlait du rôle civilisateur des Etats-colonisateurs", a ironisé M. Poutine, reprenant un argument auquel il avait déjà recouru dans le passé. Les Occidentaux "utilisent des slogans sur la démocratisation, mais le but est le même : l’acquisition de manière unilatérale d’avantages destinés à assurer leurs intérêts propres" (12).

Aujourd’hui, l’Occident se permet encore de tenter de s’ingérer dans les affaires russes, et il soutient l’ancien champion d’échec, Garry Kasparov, qui s’est engagé en politique avec l’appui des Américains (13) . Mais "Les Etats-Unis ont perdu de l’efficacité du point de vue de leur capacité à critiquer le gouvernement russe. Aujourd’hui, quand ils formulent des critiques, les autorités russes leur répondent de balayer devant leur porte" (14)

La chance de la Russie est d’être passée des mains d’Eltsine à celles de Poutine, qui a redressé le pays à une vitesse fugurante, et avec une poigne de fer bien nécessaire dans le contexte particulier d’ un Etat en pleine désintégration et téléguidé en sous-mains, pour sa perte et pour le profit de la Finance internationale, par l’Occident. La Russie s’est désormais affranchie des griffes de l’Etranger, elle conduit seule ses affaires, et concernant le passé récent, Vladimir Poutine, dans un discours à la Nation prononcé en 2005 alors qu’il était président de la Russie, a pu dire que "la chute de l’URSS en 1991 avait été "la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle "(15). Et aujourd’hui, le Président Medvedev déplore que la chute du Mur de Berlin n’aie pas justifié tous ses espoirs. "Les relations entre la Russie et l’Europe auraient pu se développer selon un scénario différent", a-t-il déclaré. Après la chute du Mur, nous espérions que la disparition du Pacte de Varsovie entraînerait un autre niveau de l’intégration de la Russie en Europe. Et qu’est-ce qu’on a eu finalement ? L’Otan, une alliance militaire, dont les missiles visent la Russie", a lancé le président russe.

La Russie n’a cessé de dénoncer l’élargissement de l’Alliance atlantique aux pays de l’Europe de l’Est et voit d’un très mauvais oeil les aspirations atlantistes d’ex-républiques soviétiques comme la Géorgie ou l’Ukraine". (16)

Même affaiblie politiquement et économiquement, la Russie reste une importante puissance militaire, dotée d’un formidable arsenal nucléaire sur fond de résurgence de nationalisme exacerbé par l’unilatéralisme agressif de l’Occident, rappelant le contexte de guerre froide. Washington voit en effet d’un fort mauvais oeil la Russie renaître de ses cendres, retrouver son statut de grande puissance et aspirer à retrouver la place qu’elle n’aurait jamais dû perdre dans le contexte international.

La chance d’une grande Europe avec la Russie

Pourtant, la ré-émergence de la Russie est une chance pour un monde qui aspire au multilatéralisme, au ré-équilibrage des puissances, des nations, et, surtout, elle devrait constituer une formidable espérance pour tous ceux qui aspirent à la paix et à l’indépendance. Mais la vision gaullienne d’une grande Europe avec la Russie demeure néanmoins le meilleur atout, aujourd’hui, pour une paix durable. Dans le cas contraire, c’est à dire dans un contexte où l’UE pourtant née de l’aspiration des peuples à la paix serait à la remorque des Etats-Unis, à travers notamment l’OTAN, dans ce cas-là, l’Europe pourrait être entraînée malgré elle à servir de supplétif pour les guerres impériales de Washington, et même à permettre aux Etats-Unis de faire une sale guerre par procuration contre la Russie, désormais considérée par l’Occident comme une rivale, comme une voix non-alignée, indépendante, menaçant par là-même l’hégémonie de l’Empire.

La seule voie possible, aujourd’hui, pour favoriser la paix, reste la concrétisation du rêve du Gl de Gaulle : La mise en place d’une grande Europe économique, culturelle, et pour la paix, avec la Russie retrouvant enfin son rang de grande puissance - avec d’autres pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil... -, afin de permettre l’émergence d’un monde nouveau, multipolaire, équilibré et pacifiant.

Eva R-sistons

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/URSS : L’URS st un État fédéral de 15 républiques soviétiques qui a existé de 1922 jusqu’à sa dissolution en 1991.

(2) Ses chercheurs et ses ingénieurs ont mis au point entre 1965 et 1976 deux fois plus d’armes et de systèmes de destruction et de protection que les États-Unis ; Ses forces armées totalisèrent 5 millions de combattants actifs et 25 millions de réservistes entraînés et représentait la plus vaste armée en temps de paix du XXesiècle ; L’armée soviétique était capable d’aligner 50 divisions susceptibles d’être engagées sans délai et 30 autres mobilisables dans de brefs délais. Elle fut totalement motorisée et constamment rééquipée en fonction de l’innovation technologique, en chars, canons, véhicules de transport et systèmes de communication ; Elle disposa de la plus grande flotte aérienne de tous les temps, de la plus grande flotte de sous-marins nucléaires du monde, et d’une flotte de navires de surface largement supérieure en tonnage à celle des États-Unis, à l’exception des porte-avions. Le complexe militaro-industriel soviétique représentait entre 1985 et 1990 : plus de 14 millions d’employés, 6 000 entreprises. L’industrie de défense proprement dite absorbait durant les années 1970/1980 20 % du revenu national, 8 % du PIB et 47 % des dépenses publiques pour les besoins de l’Armée soviétique. La production d’armes soviétiques était la plus importante du monde. En 1981 : 2 500 chars, 3 500 canons, 1 700 avions de combat, 750 hélicoptères, 9 sous-marins, 475 missiles balistiques (IRBM, ICBM). Après la chute de l’URSS en 1991, c’est l’armée de la fédération de Russie qui hérita de la quasi totalité de l’équipement de l’Armée soviétique en particulier l’arsenal nucléaire et les différentes flottes (..) Après la chute de l’URSS en 1991, c’est l’armée de la fédération de Russie qui hérita de la quasi totalité de l’équipement de l’Armée soviétique en particulier l’arsenal nucléaire et les différentes flottes", mais "Après la dissolution de l’URSS, à la fin de 1991, à elle seule, l’Ukraine hérita sur son territoire de la troisième force nucléaire stratégique mondiale et d’un nombre important d’armes nucléaires tactiques (Sécurité ukrainienne et dilemme nucléaire d’ANATOLY ZLENKO - août 1993".

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:URSS

(4) http://www.clham.org/050573.htm

(5) "Après la rapide succession de Andropov (1982-1984) et de Tchernenko (1984-1985), Gorbatchev, un jeune et énergique dirigeant de 53 ans, devint premier secrétaire du Parti". http://fr.wikipedia.org/wiki/URSS

(6) Public Senat

(7) Public Senat

(8) Du temps où la télévision française programmait encore des sujets d’investigation sur les grands enjeux de notre temps, du temps, disons-le, où la télé se permettait encore des libertés, j’avais vu un documentaire qui m’avait beaucoup frappée : On y voyait la main-mise d’investisseurs étrangers sur les immeubles du centre ville, en jetant dehors les habitants à peine indemnisés, c’était choquant. Je crois que le documentaire avait été diffusé sur Arte. Aujourd’hui, grâce à cette scandaleuse razzia qui montre au grand jour le cynisme de l’Occident prédateur, Moscou est devenu l’une des villes les plus chères du monde (Eva)

(9) Bien que les Russes soient plus libres qu’ils n’ont jamais été de leur histoire, un sondage récent indique que près des deux tiers des russes ont la nostalgie pour l’aide sociale soviétique, l’ordre social et la fierté d’être une superpuissance mondiale, tous perdus lors de la chute le l’empire soviétique.

(10) Par exemple,le groupe des sept banquiers qui s’étaient unis pour faire réélire Boris Eltsine à la présidence, et qui contrôlaient 50 % de l’économie russe, comprenait : Mikhaïl Friedman, 39 ans, et Piotr Aven, 48 ans. A l’écart de la politique, ils se consacrent à leurs affaires. Leur holding Alfa-Groupe compte notamment la banque Alfa, les supermarchés Perekriostok, la chaîne de télé de divertissements STS et, surtout, la firme pétrolière TNK, qui a conclu en février le contrat du siècle avec le britannique BP (acheteur, pour 7 milliards de dollars, de la moitié de TNK). Vladimir Goussinski, 51 ans. Réfugié à l’étranger depuis l’été 2000, le magnat de la presse s’était rangé dans l’opposition à Vladimir Poutine, critiquant notamment la guerre en Tchétchénie. Poursuivi pour « crime économique », il a fait de la prison. Son empire de presse a été saisi et le fleuron, la chaîne de télé NTV, a été normalisée. Il vit depuis en Israël (..).. Et ici
Et aujourd’hui ? 260 milliards de dollars : c’est le montant des pertes subies par les milliardaires russes en janvier dernier. Soit presque autant en quatre semaines qu’au cours des cinq derniers mois de l’année 2008. Vite faites, les fortunes des nouveaux riches se défont tout aussi promptement depuis le début de la crise. Ainsi, le club des milliardaires russes a-t-il perdu 55 membres. Ceux qui restent peinent à se maintenir dans la liste de Forbes. Les oligarques russes sont-ils une espèce en voie d’extinction ? Les exemples de débâcle ne manquent pas. Même Mikhail Prokhorov, le roi du nickel russe, a finalement renoncé à l’achat (500 millions d’euros !) de la splendide Villa Léopolda à Villefranche-sur-Mer. Il cherche même à récupérer les 38 millions d’euros versés au propriétaire actuel lors de la signature de la promesse de vente, c’est dire. Les malheurs des oligarques ont inspiré les humoristes. Ainsi de l’une des blagues les plus populaires sur le Net russe. Un fils demande a son père : « Papa, c’est vrai que la crise va toucher les nouveaux riches ? – Oui, elle va seulement les toucher. Quant à nous, nous allons simplement crever ».

(11) denistouret.fr

(12) denistouret.fr

(13) Soutenant dans les années 1980-90 Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine, il est un farouche opposant à Vladimir Poutine et crée en 2005 le Front civique unifié, qui regroupe les opposants à Poutine pour les élections présidentielles de 2008. Considéré comme le meilleur joueur d’échec de tous les temps, Garry Kasparov a été brièvement emprisonné en avril et novembre 2007

(14) denistouret.fr

(15) et (16) : Le point/0/393173


 
 
 
Forum lié à cet article

5 commentaires
  • Vous pensez RELLEMENT que c’est l’OCCIDENT qui a assassiné l’URSS communiste ? Ne s’en est-elle pas chargée elle-même ? .... Et, POUR l’essentiel, TOUTE SEULE ?

  • Comment l’Occident a désintégré l’URSS 23 novembre 2009 12:28, par revizor

    En fait ce n’est pas tant l’Oocident qui a détruit l’Union Soviétique mais plutôt les derniers dirigeants de l’URSS.

    Certes Elstsine est mis en cause mais le principal responsable n’est-il pas le "réformateur" Gorbatchev ?
    D’ailleurs les dirigeants occidentaux l’admettent eux-mêmes.

    Sans Gorbatchev ils n’auraient rien pu faire.

    Mieux si l’Armée Rouge, qui n’était pas si faible que ça contrairement à ce qu’on en a dit,avait pénétré en RDA les Occidentaux n’auraient pas bougé le petit doigt.

    On peut comparer à 48 ans de distance ce qu’ont fait les dirigeants soviétiques.

    En 1941 Staline n’a pas lâché le morceau et a résisté.

    En 1989 Gorbatchev a livré purement et simplement son pays et les pays socialistes sans tirer un coup de feu.

    • Comment l’Occident a désintégré l’URSS 23 novembre 2009 21:28, par eva R-sistons

      Bonjour

      réponse aux 2 messages

      Je persiste à penser que c’est d’abord l’Occident qui est intervenu pour désintégrer l’URSS, mais il est évident que la personnalité de Gorbatchev n’est pas celle de Staline. Ah, Staline avait du bon, quand même !

      Cordialement, eva

      Voir en ligne : Staline ou Gorbatchev

  • Comment l’Occident a désintégré l’URSS 14 janvier 2010 22:09, par Marco

    Si l’Occident a désintégré l’URSS, il serait intéressant de se demander qui est en train ou va désintégrer l’Occident...Il serait précipité de répondre la Chine, ou l’Asie, mais ils ne se gèneront pas pour prendre pied sur les ruines de l’Occident, qui est bien parti pour s’auto-détruire...

 
 
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