Aminatou Haidar est rentrée au Sahara Occidental occupé

Que s’est-il dit entre la France (l’Espagne) et le Maroc... quels compromis douteux ont ils été faits pour que l’Elysée communique un texte aussi bancale et aussi irrespectueux du droit international. Qu’importe le fond, l’important est de communiquer ? La France s’est enorgueillie d’avoir agit pour le retour d’Aminatou Haidar chez elle. Et chez elle, c’est à El Aaiun, au Sahara Occidental occupé, et non à Laâyoune, au Maroc...

Hors les méandres du texte, il reste que Sahara Occidental est un Territoire Non Autonome, c’est-à-dire en attente de décolonisation, la législation Marocaine ne s’y applique qu’illégalement et par la force. Affirmation erronée donc du Président Français.
Comble du paradoxe, La France soutiendrait la proposition d’autonomie du Maroc, illégale sans le choix de cette option par référendum d’autodétermination du peuple Sahraoui. Référendum conforme au droit international et que doit mettre en place l’ONU. ONU et efforts que soutient la France aussi. La France qui soutient donc l’autodétermination du peuple Sahraoui. Autodétermination qui ne pourra pas exclure l’indépendance, parce l’on ne s’autodétermine pas comme ancien colonisé ... colonisé ou colonisé. Il doit y avoir la case "libre".
Donc la France ne peut soutenir l’autonomie, qui n’est même pas prévue dans la constitution Marocaine... qu’à mentir et s’empiêger... Ce qu’elle a fait.

Ce n’est pas parce que l’on est représentant du pays des droits l’homme que l’on peut changer les règles du jeu pour magouiller avec les copains.
Ci-dessous la réaction du Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique en exil, qui ne trouvera peut-être pas de place dans les médias français s’ils s’alignent sur le cafouillage gouvernemental. Ce qui semblerait paradoxal (? !), mais qui semble pourtant valoir sur la question du Sahara Occidental pour les "grands média" frileux.

Le positionnement de Paris sur la proposition marocaine d’autonomie en porte-à-faux avec la légalité

Bir Lehlu (territoires libérés).
18/12/2009 (SPS) Le positionnement du Président français, Sarkozy en faveur de la proposition marocaine d’autonomie au Sahara Occidental qu’il colonise depuis 1975, est en porte-à-faux avec la légalité internationale, tout comme la prétention que les lois du Maroc sont applicables au Sahara Occidental, a souligné le Président Sahraoui, Mohamed Abdelaziz, vendredi à Bir Lehlu, dans une déclaration à la presse nationale.

"Il est regrettable de constater que le gouvernement français fasse l’éloge de la « proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara Occidental », quand celle-ci n’est qu’une proposition pour légitimer un fait accompli coloniale, et qui bat en brèche le droit et la légalité internationale", a souligné M. Abdelaziz en réaction à un communiqué de l’Elysée qui a "salué la proposition du Royaume (Maroc) d’une large autonomie dans le cadre d’une solution politique sous les auspices des Nations-Unies".

M. Abdelaziz reproche notamment à son homologue français d’avoir "omis" de faire référence à "la proposions de paix faite par le Front POLISARIO" qui est également sur la table de négociations au Nations unies au même titre que la proposition marocaine, sachant que c’est une proposition qui "repose sur le respect de la légalité internationale, et l’application du droit international, notamment par la mise en œuvre du droit universel et inaliénable de l’autodétermination du peuple sahraoui, consacré par la charte et les résolutions de l’ONU".

" Cette attitude partisane, et de parti pris de l’expansionnisme marocain, qui s’écarte de la neutralité positive, qui sied à un pays membre du conseil de sécurité comme la France, est déconcertante", a-t-il déploré.

Par ailleurs, le Président sahraoui a rappelé à Paris que les lois marocaines ne peuvent pas être appliquées au Sahara Occidental contrairement à ce que défend l’Elysée dans son communiqué rendu public jeudi.

"Quant à prétendre que la législation marocaine, doit prévaloir dans le territoire du Sahara Occidental en attendant que soit réglé le statut définitif du territoire, c’est se situer en porte à faux du droit et de la légalité internationale", a-t-il averti, en référence à la déclaration de Paris qui reconnait que "la législation marocaine s’applique".

Pour M. Abdelaziz, Il s’agit là d’un positionnement "inacceptable, voire dangereux", puisque le Maroc "est une puissance occupante" au Sahara Occidental, et "ne dispose ni de pouvoir d’administration, ni celui de souveraineté, au regard du droit international", comme les stipulent les textes de l’ONU, de la Cour International de Justice l’attestent et l’Opinion juridique de Hans Corell (2002).

Le Président de la République sahraouie en enfin exprimer le souhait de voir la France "reconsidérer des propos, qui confondent l’opinion Internationale, et contrarient l’œuvre de paix engagée au Sahara Occidental".

M. Abdelaziz a toutefois salué l’intervention personnelle du président Nicolas Sarkozy auprès des autorités marocaines en faveur de Aminetou Haidar, qui a été "plus que pertinente", puisqu’elle a "contribué à ces efforts visant à mettre fin à cette situation insoutenable, créée par ces mêmes autorités".


 
 
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