Unité avec les organisations de la résistance en faveur du mouvement de résistance palestinien

12 janvier 2010
Robert Bibeau

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Lors de la marche des internationaux vers Gaza, la « Gaza Freedom March » (1) le 31 décembre 2009, qui s’est finalement terminée dans les rues du Caire par la faute du gouvernement Égyptien complice de l’étranglement de Gaza par l’entité sioniste (Israël), quelques organisations de la « société civile » ont tenté de susciter la division au sein du contingent des marcheurs. Ces organisations ont pris contact avec des représentants de diverses organisations à l’intérieur de la bande de Gaza, mais surtout elles ont refusés de parler avec les représentants du HAMAS et avec ses chefs régulièrement élus au parlement palestinien etau sein del’Autorité palestinienne. En voici l’aveu non sollicité : « Manque de coordination entre les organisateurs de la marche internationale de la liberté pour Gaza d’une part, et entre les différents comités palestiniens d’accueil de cette marche dans la bande de Gaza ». (2)

Dans toutes les régions du monde quand un organisme quelconque désire apporter son soutien et apporter du secours ou un support quelconque à une population locale, cet organisme extérieur est tenu de prendre contact avec les autorités locales afin de convenir avec ces autorités de la manière de procéder et ces organismes doivent prendre grand soin de nejamais s’immiscer dans les affaires politiques locales. C’est le respect élémentaire qui est dû à la population locale et aux autorités locales. Ce n’est pas le rôle de ces organismes extérieurs de s’ingérer dans la politique locale et de boycotter les autorités dûment élues par la population palestinienne ou de favoriser d’autres organisations caritatives, syndicales ou autres comme en fait foi l’aveu non sollicité que nous avons cité. À fortiori si ces autorités locales sont les leaders de la résistance et du combat du peuple palestinien.

Même si la puissance occupante (l’entité sioniste colonisatrice) au nom de la puissance de tutelle, l’impérialisme américain, et même si d’autres gouvernements étrangers complices de l’étranglement de Gaza recommandent de boycotter l’organisation de résistance, recommandent de boycotter le Hamas, les organisations de la « société civile » ne doivent jamais collaborer avec l’occupant colonisateur et l’assister dans son agression contre la résistance, mais elles plutôt s’unir avec les organisations de la résistance.

Nous trouvons indécent que certaines personnes s’érigent aujourd’hui en juge et fassent la leçon à tout un chacun et reprennent en définitive les axes de division qui ont présidé à l’organisation de la marche commeen fait foi cet extrait : « Et j’ajoute, que la division entre les différentes associations et organisations de la marche d’une part, et entre les différentes composantes de la société civile, des partis politiques et des syndicats de la bande de Gaza d’autre part, a été à mon avis plus grave que la déception de l’annulation de cette marche . » (2)

Mais justement comment se fait-il alors que le Hamas dirige et coordonne l’administration à l’intérieur de la bande de Gaza qu’il y ait des divisions et un manque de coordination avec l’organisation du Hamas à l’intérieur de la bande de Gaza ? C’est que plusieurs de ces organisations extérieures venues parader aux portes de Gaza refusaient de parler avec les coordonnateurs du HAMAS et se conformaient aux ordres de boycott du HAMAS imposés par l’occupant sioniste et sa puissance de tutelle américaine.

Relisons à nouveau le faiseur de leçons : « Assez de divisions, de récupérations, voire, de manipulations de la cause palestinienne et de la souffrance des Palestiniens pour des fins politiques et personnelles, que ce soit en en Palestine ou à l’extérieur, parfois, chacun semble œuvrer en priorité pour sa propre association, sa propre publicité, et en fonction de ses propres objectifs, sans réelle coordination avec les autres. » (2)

Et notre donneur de leçons de conclure que « La coordination, côté palestinien et côté international, est indispensable, et toutes les organisations doivent se sentir concernées par cette question. ». Justement, une coordination existe à l’intérieur de la bande de Gaza et elle est dirigée et administrée par les autorités dûment élues par la population de GAZA. Pourquoi ne pas respecter les vœux de la population de GAZA et pourquoi se conformer aux ordres de l’occupant et de la puissance de tutelle ?

Le premier ministre légalement élu de l’Autorité Palestinienne et chef de la résistance Ismaïl Haniyeh a déclaré que le peuple de Gaza est toujours debout dans la dignité. Voilà notre bilan, voilà ce qu’il faut retenir du succès de la " Marche desinternationaux " en solidarité avec GAZA la ville martyr (3). S’unir avec la résistance c’est aussi reprendre et diffuser le bilan officiel que les autorités ont tiré de cette manifestation de solidarité. (4)


 
P.S.
 
 
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