OMS-LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES : Y -a-t-il Collusion pour une grippette H1N1 ?

« La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé. »

Aldous Huxley

Une peur rétrospective, qui noue les gorges, est celle provoquée par l’OMS en annonçant en mars 2009 un fléau qui avait un scénario messianique de fin du monde, et qui est déclinée d’une façon macabre à tel point que l’on suivait au jour le jour le nombre de personnes atteintes qui se chiffraient en milliers. L’OMS se gardant bien de nous rassurer en nous donnant le nombre infime de morts par pays. Cette peur panique a encore été plus amplifiée en Algérie, par une gestion médiatique approximative, qui ne rassure pas, ce qui amène par voie de conséquence, un manque de confiance du citoyen dans les institutions, qui échafaude les pires scénarii. Pendant un mois - le mois de décembre-les citoyens lambda que nous sommes ne comprenaient pas l’ambivalence du discours catastrophiste à travers des spots qui ont tout fait, sauf nous rassurer et par la même, on nous annonce qu’il faut valider les vaccins. Résultat des courses : il a fallu la démission d’un responsable et un mois d’attente pour voir le 31 décembre, que l’on nous annonce que la vaccination a commencé. Rapidement on apprend qu’une personne médecin de Sétif est morte quelques jours après s’être fait vacciner.

Re-panique : y-a-t-il une relation vaccin- décès ? L’enquête est confiée à la justice. Depuis, je ne sais pas ce qui s’est passé. Cette suspicion a amené les personnes, même du corps médical, à rechigner à se vacciner malgré...les « promesses » d’une récidive du virus. Résultat des cour-ses : une cinquantaine de morts, un millier de personnes qui ont contracté le virus et, semble-t-il des dizaines de milliers qui ne se sont pas déclarés parce qu’ils pensent qu’ils se portent bien.. Grâce à Dieu, l’épidémie a faibli d’elle-même. Reste que les millions de doses achetées sur le tard vont être payées d’une façon ou d’une autre en dizaine de millions d’euros.

On se souvientque dans son souci de « bien faire » l’OMS avait actualisé en 2009 les six phases, établies en 2005 après la grippe aviaire -un autre canular qui nous a perturbés- Ces phases sont ordonnées selon des critères qui impliquent une montée en puissance de la mobilisation des pays face au risque pandémique. La phase 6 a été déclarée le 12 juin 2009 quand la pandémie est officiellement déclarée. Selon les critères fixés par l’OMS, il est nécessaire que deux régions distinctes dans le monde soient touchées par le virus avec des foyers autonomes. Le but, « réduire l’impact de la pandémie » sur la population. Les gouvernements peuvent placer leur pays sous un statut approprié « tel que l’Etat d’urgence ». Les pays peuvent encourager la réduction des déplacements ainsi que les rassemblements liés aux transports. Les pays doivent en outre planifier la distribution de vaccins et accélérer la préparation de campagnes de vaccination de masse.

Les grippes dans l’histoire récente

De quoi s’agit-il cette fois et qu’elle est l’histoire récente de la grippe ? La grippe a provoqué au XXe siècle trois grandes épidémies. Entre 1918 et 1919, la « grippe espagnole » a touché une grande partie de la population mondiale et fait au moins 40 millions de morts, selon l’OMS. Les pandémies suivantes furent moins meurtrières mais la grippe asiatique en 1957-1958 a toutefois, provoqué la mort de quelque 4 millions de personnes et la grippe de Hong-Kong en 1968-1969 fut responsable du décès de quelque 2 millions de malades. Depuis le début du XXIe siècle, plusieurs épidémies ont éclaté sans causer autant de décès que les grandes pandémies du siècle précédent. L’épidémie de la pneumonie atypique (Sras), qui est apparue dans la province chinoise du Guangdong (sud) en novembre 2002, avant de provoquer une crise en 2003 a touché 8000 personnes et fait plus de 800 morts dans le monde, dont près de 350 en Chine. Par ailleurs, la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire a tué plus de 250 personnes, principalement en Asie du Sud-Est, depuis son émergence en 2003.

Les épidémies annuelles de grippe sont à redouter car une part importante de la population est touchée par ce virus à mutation très rapide produisant régulièrement de nouvelles souches contre lesquelles l’homme n’a pas d’immunité. Considérées comme un problème majeur de santé publique, ces épidémies entraînent chaque année entre 3 et 5 millions de cas graves, dont 250.000 à 500.000 succombent au virus, selon l’OMS. (1)

Au plus fort de la panique mondiale, des voix se sont élevées contre cette terreur organisée. Pour le professeur de médecine français Bernard Debré, la grippe AH1N1 n’est qu’une « grippette », qu’il compare à une diarrhée. Il regrette l’alarmisme de l’OMS. Bernard Debré affirme que la grippe AH1N1 « n’est pas dangereuse ». Il a lancé cette déclaration : « Cette grippe n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie ! », a-t-il affirmé. Pour Bernard Debré, même si ce virus se répand plus vite qu’une grippe classique, « cela reste une grippette, ce n’est ni Ebola, ni Marburg ». C’est une plaisanterie ! Va-t-on se mettre à comptabiliser les diarrhées ? Il est inutile d’affoler les populations sauf à vouloir leur marteler, à des fins politiques, le message suivant : « Bonnes gens dormez sans crainte, nous veillons sur vous »(2)

Les voix discordantes n’ont pas été écoutées ! On l’aura compris, la grippe AHINI avec près de 14.000 morts est donc une grippette comparée à la grippe saisonnière qui fauche 3 à 5 millions de vie. Est-ce à dire que la peur panique déclenchée par l’OMS est surdimensionnée ? Est-ce que le principe de précaution a été appliqué outre mesure ? Est-ce à dessein ? Et alors on peut se poser la question, dans quel but ? L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a-t-elle surestimé le risque représenté par la grippe A(H1N1) sous la pression de l’industrie pharmaceutique ?

Invitée à répondre à cette question lors d’une audition publique, mardi 26 janvier, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (Apce), l’agence onusienne s’est défendue d’avoir été influencée par les laboratoires quand elle a déclaré, en juin, l’état de pandémie de grippe A(H1N1). Autre sujet faisant polémique : les bases scientifiques sur lesquelles a été décrété par l’OMS, l’état pandémique de la grippe A(H1N1). La définition d’une pandémie mondiale grippale, naguère caractérisée par un nouveau virus entraînant des taux de mortalité nettement supérieurs à une grippe normale, a récemment été modifiée par l’OMS. Selon ces nouveaux critères, il y a pandémie lorsqu’un nouveau virus se répand à travers le monde. Considérant que des millions de personnes en bonne santé (plus de 38 millions de vaccinations ont été effectuées en Europe) ont ainsi été exposées inutilement « au risque d’effets secondaires non connus de vaccins n’ayant pas été suffisamment testés ». En ne réajustant pas la politique de vaccination européenne en fonction des données et des faits, on est passé du principe de précaution au principe de la démesure.(3)

Président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’Allemand Wolfgang Wodarg épidémiologue, a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Nous résumons ci-après l’interview au journal L’Humanité : « Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. (...) En réalité, rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé, début mai, sa définition de la pandémie. (...)Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défenses immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. (...) C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. » (..) » (4)

« Pour aller vite dans la mise à disposition des produits, on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits, brevetés nouveaux au lieu de met-tre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing. (...) D’un côté, les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre, les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché, l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jackpot en cas de déclenchement d’une pandémie. Ce qui, le pensons-nous, fut dévolu à l’OMS.(4)

Une grippe tout à fait ordinaire

« Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normal. Elle ne provoque qu’un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie. Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. (...) L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles-ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinées avec des produits présentant d’éventuels risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable. En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. (....) La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants (...) Sans aller jusqu’à la corruption directe qui, j’en suis certain, existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. Les Etats pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. (...) Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui. (...) Il ne peut donc pas être exclu que des protéines, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, n’engendrent une tumeur sur la personne vaccinée (...).(4)

A charge encore, le vaccin contre la grippe A pourrait être jugé responsable de cas de fausse couche en Chine. Toutefois, le lien direct de causalité reste difficile à établir. Selon l’information révélée par le China Daily, près de 10.000 femmes enceintes chinoises qui ont fait une fausse couche après s’être fait vacciner contre la grippe A mettent en cause le vaccin. Fin décembre, à Hong Kong, deux femmes auraient donné naissance à des enfants mort-nés et quatre autres auraient fait un avortement spontané après avoir été vaccinées contre la grippe A. Si aucun lien n’a là encore pu être établi, la méfiance s’installe néanmoins en Chine.(5)

On l’aura compris, il y a conflit d’intérêts ! Pour le docteur Pascal Sacré : « (...) Ainsi, la peur engendrée par l’épidémie de grippe porcine 2009 s’est révélée être une mine d’or pour certaines firmes pharmaceutiques et sociétés de biotechnologies dont Gilead Sciences Inc. (..) Le prix de l’action de Gilead sur le New York Stock Exchange (NYSE) a augmenté considérablement depuis l’annonce de l’épidémie de grippe porcine au Mexique Le virus H1N1 de la pandémie de 1976, était légèrement différent de son homonyme 2009, mais la réaction, elle, a été la même : panique, discours et prévisions fondés sur la peur et le principe de "précaution", commande de millions de vaccins et vaccination de plus de 40 millions d’Américains. Ceci vous rappellera sûrement quelque chose : le président Gérald Ford se faisant vacciner à grand renfort de publicité devant les caméras de télévision américaine. Cependant, on dénombra très rapidement sept cents morts, dont 30 "inexpliqués" chez des gens âgés dans les heures qui suivirent l’injection, et plus de 565 cas de paralysie type Guillain Barré, 1300 réactions adverses telles que de sévères complications neurologiques, des maladies de Parkinson, des inflammations articulaires et de multiples scléroses. La campagne, qui avait duré dix semaines, fut aussitôt suspendue, mais les dommages se sont élevés à 3,5 milliards de dollars. »(6)

Le docteur Pascal Sacré préconise une thérapie préventive : « (...) Tout cela sans jouer sur la peur, sans vider les caisses de l’Etat et avec, une fois l’investissement consenti, une balance bénéfices-risques nettement en faveur des premiers, sans pour cela mettre notre santé en danger. Sans jouer aux apprentissorciers. Cette politique d’amont nécessite un revirement complet de notre conception mercantile de la santé. En ce qui concerne la grippe, la vitamine D, l’exercice physique, une hygiène alimentaire, les antioxydants, la vitamine E, les études sur le stress oxydatif, la Dhed, sont des voies de recherche qui utilisent le renforcement du système immunitaire avant d’être agressé, plutôt que son sauvetage in extremis par des produits chimiques dangereux (vaccins, conservateurs, adjuvants). (...) Le mythe d’une vaccination faisant l’objet d’un consensus scientifique, efficace au point de ren-dre inutile, accessoire, toutes les autres mesures, et dont les effets nocifs seraient toujours négligeables en regard de leurs avantages, figure parmi les plus grandes escroqueries de notre temps. »(6)

Tout est dit, une fois de plus, les citoyens du monde ont été trompés au nom de la dictature de l’argent, nerf de la guerre d’une mondialisation -laminoir qui ne fait as de places aux damnés de la terre.

1.Actualités Challenges : Les précédents de pandémies depuis un siècle. 12.08.2009

2.Bernard Debré : la grippe A « n’est pas dangereuse » NouvelObs.com | 26.07.2009

3.Catherine Vincent L’OMS sommée de s’expliquer sur la grippe. Le Monde 27.01.10

4.Bruno Odent : Grippe A. L’implacable réquisitoire du député Wodarg L’Huma ;12 01 2010

5.Grippe A : Les femmes enceintes chinoises ont peur de la fausse couche Enviro2B 2/02/10

6.Pascal Sacré : Pandémie 2009 : La vaccination contre le H1N1 28.01.2010 Mondialisation.ca

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz


 
 
 
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