Préval, reliquat politique du colonialo-esclavagisme.

La politique n’est en fait qu’une sorte de solipsisme public, la mise en acte du caractère des politiciens dans l’État. L’on comprend alors que l’ignominie des sous-hommes élus qui, ayant brûlé les étapes grâce aux exploits d’antichambres dont ils sont les plus ignobles acrobates dans les plus basses manières, empreigne l’espace public de reptation et de honte pour les peuples et les nations pris ainsi au piège des charognards…

À entendre les quelques mots baragouinés par Préval, cette honte de la fonction présidentielle, à l’occasion de la visite de Sarkozy, on ne peut ne pas se demander à quelle sorte de reliquat vivant et ambulant du colonialisme, nous avons affaire.

Voici la réponse de ce gnome président, je cite René Préval, tout aussi nain intellectuel que politique, sur l’opportunité d’ouvrir le débat sur le passé colonial et le remboursement de la dette de l’Indépendance de plus de 21 milliards d’euros payés injustement par Haïti à la France. :

"L’histoire c’est l’histoire. Les colonisations ont été un phénomène mondial". "Depuis l’indépendance [en 1804], nous avons surmonté politiquement et psychologiquement cette période difficile de notre histoire. Nous nous sommes battus pour cette indépendance".

Ce que le génie président d’Haïti ignore, c’est que nul autre pays au monde et dans l’histoire n’a payé une dette, d’ailleurs si lourde et si compromettante de son devenir économique, pour une indépendance acquise par les armes. Un pays qui devait se reconstruire des ravages de la guerre d’Indépendance, s’est retrouvé exproprié de toute économie par une métropole prédatrice (la France) qui n’a jamais fait face à son crime contre l’humanité admis par elle seulement en paroles.

Ainsi de la gueule d’un petit colonisé nègre devenu président, Haïti a raté cette occasion diplomatique de se relever dignement. Préval, mollusque politicien, dans sa privation d’échine condamne Haïti à rester encore très longtemps à genoux. Car il ne s’agit pas du colonialisme et de son procès dans cette occurrence, mais d’un fait spécifique et unique, un véritable cas d’espèce si on le pose sur le plan du droit international, à savoir que la puissance coloniale française - après avoir pris l’être des noirs par l’esclavage le plus cruel vu les tortures inqualifiables qui ont sévi à Saint-Domingue, nom colonial d’Haïti, dans sa haine sa rage raciste et criminelle, pour justement freiner tout développement du pays né de la guerre de sa victoire militaire sur les forces napoléoniennes, pour dénigrer tout mouvement indépendantiste et antiesclavagiste - a infligé un meurtre économique sans précédent à la jeune nation haïtienne. Et que maintenant un président aussi gourd, aussi vil soit-il, se permette de faire cette nique à logique élémentaire d’une relation franche entre les deux pays, je dis que Préval devrait être jugé pour crime de haute trahison contre tous les haïtiens.

Avec une poignée d’écrivains courtisans de la France, de flagorneurs de Debray d’une part et de crapules politiciennes, de l’autre, qui font tout pour gommer la restitution pure et simple de la dette fictive imposée à Haïti, c’est la dignité de tout un pays qui se galvaude et s’émiette, c’est la face même de la politique qui se macule et se décompose en une sorte de sanie putride émanant d’esclaves posthistoriques, détraqués par leur esclavagisme d’esprit, leur horizontalité d’âme, leur laideur caractérielle de nègre caressant arrogamment leur plaie d’esclave. Vive la France coloniale, à bas Haïti encore une fois trahie par Préval !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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