Se soigner par l’amour

Et pourquoi pas ? Blasés, grincheux, frimeurs, passez votre chemin, cliquez donc sur votre souris, cet article n’est pas pour vous. Par contre, si vous croyez encore un tout petit peu en l’homme, si vous pensez que la médecine chimique a ses limites et que tout est lié, c’est-à-dire que nous sommes ce que nous vivons, et nous vivons ce que nous subissons, alors, vous serez à même de comprendre la démarche de l’un de nos plus talentueux chercheurs en médecine, le docteur Yann Rougier, qui vient de publier un manuel de vulgarisation en delta-médecine, "Se programmer pour guérir".

un terme nettement plus facile, pour vous et moi, et qui nous permet d’échapper aux radicaux libres, à la médecine orthomoléculaire, à la physique des particules et autres termes scientifiques qui nous font parfois nous demander si notre médecin de famille parle encore la même langue que nous... Ainsi donc, avec la delta-médecine, tout est facile d’accès et d’une logique imparable.

Pour nous en parler, nous étions invités au Café de l’amour, ce 15 mars 2010, dans une salle vitrée en étage qui donne sur les Champs-Elysées, au coin de la rue Marbœuf. C’était la foule des grands jours : arrivé en avance, je me suis installé au bar pour corriger des épreuves et croquer de l’œil le public. Une majorité de femmes semble-t-il, ce qui fera dire au docteur Rougier que lorsqu’il s’agit d’entreprendre un travail sur soi, les femmes sont plus courageuses... La salle se remplit lentement, et, en effet, j’en compte un nombre nettement plus important que d’hommes. De très rares couples. Ce café de l’amour cacherait-il aussi un repère de célibataires endurcis ? Je gagne une banquette dans un coin tranquille avec vue sur l’animateur de la soirée, il faudra bien prendre des notes si cet article veut avoir un quelconque fond. Je croise Henry Kissinger, mais ce n’est pas possible, ce type n’a aucune notion de l’amour, c’est alors un sosie, certainement. Passons.

Quand la lumière s’apaise en intensité, la voix de Yann Rougier capte toute notre attention. En mots simples, il résume son parcours professionnel atypique qui suit son éthique : une médecine humaine. Il aura donc fallu qu’il s’expatrie, à Boston au MIT, en Afrique, en Asie, le plus loin possible de cette Faculté sourde aux aspirations des autres médecines, même si ces dernières ont fait leurs preuves depuis des millénaires... Comme si l’on ne pouvait pas combiner la médecine traditionnelle et ancestrale avec les dernières biotechnologies. Absurde.

Première leçon, première vérité : notre capacité à guérir est liée à notre capacité à aimer. A s’aimer soi-même, et à aimer les autres, à aimer la vie. Et non, ce n’est pas enfoncer une porte ouverte que de dire cela ! D’ailleurs, le dernier ouvrage du docteur Rougier est basé sur cette vérité, c’est un livre sur la santé et non sur la maladie, sur cette possibilité que nous avons de jouer le premier rôle pour mieux nous protéger en modifiant très légèrement nos comportements de vie.
Car il n’y a pas deux sortes de médecines à opposer, comme aimerait à le faire croire la Faculté, il n’y a pas de médecine alternative, il y a une approche globale à avoir qui permet à toutes les médecines d’interagir pour le bien du patient.

Lorsque vous ressentez une émotion amoureuse, celle-ci est virtuelle mais cette émotion n’en émet pas moins pour autant des molécules qui se mettent en mouvement et qui influencent le fonctionnement de l’organisme. Etonnant, soit, mais réellement démontré scientifiquement.
Ce qui a permis à Yann Rougier de mettre au point 5 outils pour mieux prévenir les maladies chroniques. Il nous donne le moyen d’agir sur le terrain corporel depuis notre âme : on guérit donc de la même manière que l’on aime. De là à penser que si l’on tombe amoureux on aura moins de risque de tomber malade, il n’y a qu’un pas qu’il ne faut pas hésiter à franchir...
Ces outils de santé agissent sur les cinq points essentiels qui nous rendent vivant, ce qui peut se résumer par Je pense donc je suis (Five I factors).

Une cellule est vivante, elle respire, elle se nourrit, elle se protège et élimine ses déchets, ce qui lui permet, en quelque sorte, de communiquer avec les autres cellules. Une cellule - tout comme un être humain - a besoin de se savoir utile, sinon elle s’autodétruit et sert alors de nutriment au corps.
En amour, il y a une démarche d’ouverture vers l’autre : on cherche à être utile aux autres. Pour guérir c’est cet aspect qui fonctionne : dès que l’on désociabilise un patient, il s’étiole. Les derniers tests qui ont été menés sur la maladie d’Alzheimer ont montré que les patients qui étaient réintroduits dans un milieu social, et qui reprenaient leur place dans la vie "normale" avaient un taux de guérison supérieur à ceux maintenus dans un environnement stérile, au sein d’un hôpital ou d’une clinique, loin de la société.
Notre corps qui possède une capacité hallucinante d’autoréparation doit être stimulé car la seule intervention chirurgicale n’est pas la guérison, c’est un acte technique. Seul le corps est capable d’agir pour guérir, d’où l’indispensable nécessité de travailler sur la recherche en médecine du corps, pour dénicher les clés du code génétique.
C’est, en effet, ici que réside l’espoir : trouver les clés de la mémoire de forme et de santé de notre corps pour agir sur les hormones, le système immunitaire, etc.

En travaillant notre sentiment amoureux nous favorisons trois éléments essentiels dans le bon fonctionnement de notre organisme :
* le physique : une meilleur amplification respiratoire permet de réguler l’appétit ;
* le mental : en étant moins énervé on dort mieux, en étant alors moins fatigué on est en accord avec soi-même et donc plus enclin à s’ouvrir à l’Autre ;
* l’émotionnel : cette émotion qui préexiste, tout en étant purement virtuelle, impulse des informations qui ne passent pas par le cerveau (penser et ressentir ce n’est pas au même endroit que cela se traite dans notre corps) donc on ne peut pas résoudre avec la pensée les conflits émotionnels ; il faut créer un véritable dialogue entre l’esprit et le cœur ; pour cela on peut s’aider de la symbolique à l’image des sorciers qui, par leur rituel, parviennent à déconnecter ponctuellement l’esprit du corps, c’est le principe de la transe qui ouvre un espace de dialogue avec soi-même sans passer par la pensée...
Et quand on y regarde de plus près, que se passait-il d’autres lors des cérémonies ancestrales qui permettaient d’obtenir des résultats sans chimiothérapie ? Une baisse de la peur, une action irraisonnée de l’âme sur le corps, une activation de l’auto-guérison, et une bonne partie du chemin était faite.

Notre problème actuel réside dans le fait que nous avons réussi à parcourir l’autre partie du chemin par l’apport de la pharmacopée moderne ; mais nous avons, dans la foulée, oublié nos origines, cette première partie du chemin, et nous marchons toujours un temps sur deux alors que nous avons à portée de main toutes les informations pour jouer sur les deux tableaux. Pourquoi s’en priver sous prétexte d’obéir à certains dictats de grands laboratoires qui préfèreront toujours vous vendre un médicament dont vous n’avez pas besoin plutôt que de vous inciter à prendre une tisane et à faire de la méditation...

Soyez heureux, laisser l’amour vous habiter et lisez le dernier livre du docteur Rougier, "Se programmer pour guérir" (lire la chronique).
Et oubliez tout le reste...


 
 
 
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