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La position partisane de RSF au Vénézuéla

Voila qui corrobore ce qu’écrivait hier Gilles LESTRADE à propos de Reporters sans frontières. A la lecture du communiqué de presse que vient de nous transmettre le réseau des médias communautaires de ce pays, il est clair que RSF ne se range pas du côté du peuple vénézuélien mais du côté de ceux qui veulent faire tomber le gouvernement constitutionnel.

Nous, Réseau Vénézuélien des Média Communautaires (RVMC), et Association Nationale des Médias Communautaires, Libres et Alternatifs (ANMCLA), informons que Reporters Sans Frontières, qui a adopté une position idéologique au sujet du gouvernement constitutionnel du Vénézuéla - évoquant par exemple sa possible évolution « castriste » - a choisi pour correspondants sur place deux collaborateurs des médias co-auteurs du coup d’Etat d’avril 2002 contre ce même gouvernement.

Première correspondante de RSF : la politologue María Sol Pérez Schael qui le 22 novembre 2002 dans El Universal exprime sa joie de voir défiler une marche de l’opposition ou " j’ai pu savourer le plaisir de voir flotter notre drapeau national  » et salue l’occupation de la Plaza Francia par les militaires impliqués dans le coup d’Etat du 11 avril 2002. Ces gradés responsables des violations des droits de l’homme commises au moment du coup d’Etat, bénéficiant jusqu’ici de l’impunité , sont qualifiés par elle « d’hommes dignes qui ont su dominer leurs impulsions, d’êtres virtueux qui envoient un message de civisme au pays et au continent"

Second correspondant de RSF au Vénézuéla : le journaliste Ewald Schwarenberg, collaborateur du Nacional, un journal d’opposition dont l’édito du 12 avril saluait le coup d’Etat comme une "victoire de la démocratie". Durant ce coup d’Etat, nos médias communautaires ont été perquisitionnés, leurs membres poursuivis, dénoncés et dénigrés depuis lors par les médias où écrivent nos deux correspondants de RSF. RSF a alors gardé le silence sur les violations des droits de l’Homme perpétrées contre les radios et télévisions communautaires du Vénézuéla.

RSF continue á attribuer la responsabilité de ces violences au gouvernement Chavez, ce qui explique que le National se fait toujours un plaisir de reproduire les communiqués de Robert Ménard á sa une. RSF n’a jamais accusé les groupes économiques, propriétaires de ces grands médias, comme Globovision ou RCTV, ni la Chambre de Radiodiffusion d’inciter á la répression des médias communautaires, malgré les nombreuses preuves en ce sens.

RSF n’a jamais cessé de condamner le Président Chavez. En lui demandant de « mettre fin à ses attaques virulentes contre la presse, qui font de cette dernière une cible de la vindicte populaire (8 janvier 2002.) ». Le jour du coup d’Etat le 11 avril 2002. RSF a préféré reprendre la version des médias vénézuéliens en concluant : « reclus dans le palais présidentiel, Hugo Chávez a signé sa démission dans la nuit, sous la pression de l’armée.  ». Une information qui s’est révélée fausse par la suite, inventée de toutes pièces pour justifier le coup d’Etat.

Caracas, le 17/01/2003
Red Venezolana de Medios Comunitarios
Asociación Nacional de Medios Comunitarios, Alternativos y Libres :
http://www.medioscomunitarios.org/


 
 
 
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