Obama, la fumisterie pacifiste et dénucléariste.

En politique, plus qu’en tout autre domaine - fût-il celui du théâtre ou du cinoche - le faire-semblant, le faux-semblant est le fondement du succès dans l’opinion. De sorte que la simulation éhontée jusqu’à la pitrerie, est désormais « l’art » fondateur du politicien de scène, le fer de lance de toutes les manigances et pantalonnades politicardes au nom de l’État et du peuple.

Par le sommet sur le nucléaire, dernier épisode de la politique spectacle d’Obama, celui-ci tente d’entrer, à force de pompes et maniérisme, dans le petit univers des pacifistes. De ceux qui, à cor et à cri, demandent aux dirigeants de ce monde agressif et agresseur contre l’humain, un peu d’œuvre de paix dans les politiques appliquées. Bien entendu, pour sembler mériter le prix Nobel de la paix qui lui fut décerné par anticipation et non en couronnement comme cela est censé se faire, Barak Obama, s’érige aujourd’hui homme de paix, le temps d’un sommet. Dans une société surmédiatisée et donc hyperprogrammée et ultramanipulée, l’assuétude aux mythes médiatiques de la politique spectacle, noie désormais la raison et le bon sens par l’effet et le psychédélisme de l’information désinformante. L’obsession obsidionale d’une culture de peur favorise nos mécréants et nos histrions politiciens dans leur œuvre d’abêtissement des peuples imbécillisés à satiété par le vacarme des slogans politiques, la drogue des faux espoirs. Car pour qui sait lire le moindrement les évènements de l’actualité, le nucléaire n’est d’abord et de loin une menace que par les grands états qui en détiennent les pires ogives évaluées en kilotonnes et mégatonnes, ne démantelant que ce qui en est symbolique, je cite de vieux dépôts d’uranium inutilisés. C’est aussi le fait des maîtres de l’uranium appauvri en l’occurrence, les étasuniens qui en ont tant déversé en Irak, et dont les effets sont reconnus les mêmes en degrés plus faibles que la pollution radioactive des armes proprement nucléaires. N’ayant rien à foutre, ces grands parasites des peuples que sont les politiciens présidents asservis aux ploutocrates, passent leur temps à vendre une image fausse, blême dont le blafard soigneusement caché sous le fard de leur trogne remodelée par des maquilleuses de télévision, nous débitent leur laïus vide non moins maquillé par l’écran du bobard de l’information officielle des grands médias déblatérant contre de prétendus groupes menaçant de terrorisme nucléaire « le monde », sans rien faire pour changer l’ordre infâme du monde qu’ils détruisent de manières diverses par leur politicaillerie asservie à quelques riches compagnies et banques.

Circularité du réflexe politicien étasunien, démagogie rampante d’un pouvoir à propension mensongère et servile face à l’establishment, ce sommet sur le nucléaire me rappelle l’un des derniers actes internationaux d’Obama jouant tantôt les mécontents, tantôt les complaisants face à Netanyahou - cet homme de main des colons juifs de Palestine - illustre la condition de reptation démagogique des dirigeants de certains pays devant la puissance économique et structurelle d’une certaine ploutocratie mondiale soudoyée par des sionistes. Il s’agit de cafouiller à volonté afin de ne rien faire de déplaisant contre ses patrons. Jouer en bon farceur, au yoyo politique par les plus basses compromissions pour l’intérêt de ses patrons et financeurs de parti et d’élection tout en donnant l’impression d’agir au nom du bonheur de la planète ; trouver des accommodements indécents et subreptices avec le sionisme au mépris inhumain des droits palestiniens, tient lieu d’indice et de tempérament de la présidence étasunienne astreinte à l’asservissement honteux du pouvoir étasunien aux opulents groupuscules, aux riches oligarchies et à leurs cossus lobbies contrôlant les partis et les politicards.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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