L...I...B...E...R...T...E...

Les poètes l’ont tant chantée ou même pleurée…

Les politiques se réjouissent de la manipuler, la tordre, lui donner une teinte à leur manière…. Oh, bien sûr, certains l’ont apprivoisée mais, ceux-là, personne ne veut les entendre…

Les religieux la magnifient… ou la nient… Certains l’appellent même Dieu, Allah ou encore Jehovah…. c’est pareil…

Les idiots, eux, ne savent même pas la reconnaître… ils se jouent d’elle, osent la dénigrer, se l’approprier même ! … Surveillez-les ! ce sont les plus dangereux !

L’amour et la haine vous en éloignent tout autant…

Personne ne la saisit vraiment, elle est bien commun. Elle est fragile, têtue, présente… parfois ouragan, parfois souffle léger et frissonnant pour mieux se faire désirer.

Finalement, elle sait que nous la cherchons tous inlassablement…

Pourtant certains soirs, quand elle nous échappe…. Quelle terreur ! comme les terreurs de notre enfance …

Alors le tourbillon commence, inexorable, souffle puissant…

Ce soir, à nouveau…

Ce soir, à nouveau, j’ai compris comme j’étais loin de ma liberté,
Je trébuche à nouveau, je tombe dans ce vide,
Je vrille, je pique, la trouée d’air m’aspire, me frappe, me blesse.
Les murs se reforment un à un. Je les abats pourtant, je le jure !

Mais ils reviennent, brique après brique…. ce rouge ! je le hais !
Si c’était des pierres je me ressourcerais dans leur force….
Si je me perdais dans le courant il me mènerait vers l’océan,
Voiles toutes ouvertes je pourrais naviguer vers un soleil levant !

Oui, mais voilà, c’est de l’air qui m’aspire, me bat, m’envole vers du néant…

A nouveau, ce soir j’ai compris comme j’étais loin de ma liberté.

Souffle puissant, j’étouffe ! L’air est mon ennemi ce soir,
Il ne pousse pas mes voiles il les brise d’un geste rageur.
Le voici qui me pique, il est glacé !

Terreur ! et cette liberté qui ne vient pas…

Tu sais, ce n’est pas la première fois que les éléments de la Terre se déchaînent ainsi.

Même le feu a voulu me consumer, d’une passion implacable.
Il était partout, à chacun de mes pas je pensais le croiser.
Puis la passion a été éteinte, brutalement.
Oh ! j’ai mis du temps, mais j’ai réussi, je l’ai posée à côté de moi, ici, tu sais ? là où mon âme a pris ses quartiers d’hiver.

Liberté… si je ne te trouve jamais ici-bas, On pourra graver sur ma pierre tombale,

« Ci-git une Femme, jamais l’enfant qu’elle était ne l’a vraiment quitté
Passant, lève la tête, écoute ce vent léger…
Elle ne tombe plus… elle plane, elle vole !
Elle a enfin trouvé sa liberté… »


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes