Actualité d’un 1er mai 2010

Quand la poésie se mêle d’actualité... elle en perçoit trop de douleurs et pas assez de bonheurs. Peut-être serait-il temps que l’éclosion d’un lilas blanc bouleverse le monde...

Mon lilas blanc a refleuri ! Poésie de femme, trop d’âme dans tout ça…

Et la marée de boue, épaisse, grasse, noire envahit le pays Bayou inexorablement…
Comme je me souviens de ces forêts enchevêtrées, impénétrables et mystérieuses.
Une sorte de poésie dans ces étendues moites, la vie s’y écoulait lentement, paisiblement.
Discussions avec des Acadiens, fiers de ces quelques mots de français…

Et ce pays, fondateur de notre culture qui s’effondre…
Mais qu’ils soient en colère ses habitants, d’une colère qui révolutionne la rue.
Les voici sortis de la dictature pour entrer dans l’ère d’une démocratie européenne… pour terminer en une république bananière, étranglée par des banquiers sans scrupules.
Corruption, malversation… même moi j’y serais dans la rue avec eux, c’est pour dire !

Mon lilas blanc a refleuri ! je le caresse et lui souris …

Et voici tous ces hommes et femmes autour de moi qui luttent courageusement contre ce crabe qui tente de grignoter leur essence…
Je porte chacun d’eux dans cette assemblée d’humanité solidaire…
Luttez… la souffrance doit céder le pas… et le rire inonder votre visage à nouveau !

Mon lilas blanc a refleuri ! je sens chacune de ces fleurs presque goulument. Oui, c’est ça…

Afrique martyrisée, étranglée par des pilleurs assassins, décimée par une épidémie brutale, violentée par des guerres intestines …
Et je pense au Niger qui s’enfonce dans une dictature après avoir été ruiné par la corruption - encore elle ...
Et je pense à cet ami là-bas qui sans relâche, aide ces familles qui frappent à sa porte, elles ont faim…

Qu’est-ce qu’un lilas blanc face à tout cela ?

Je vais vous le dire…
Ce sont tous les sens qui s’éveillent à cette explosion de vie !
Pas n’importe lequel ! le blanc… car il efface toute souffrance.
Je l’envoie à toute humanité, patiemment…

Telle cette Partita de Bach que j’écoute, légère et parfaitement balancée,
L’harmonie porte mes mots, enflamme mon cœur,
Les notes se répondent, les trilles montent et descendent,
Comme mes doigts s’agitent sur le clavier de mon ordinateur au rythme de mes mots…

La musique me mène au cœur de la Vie…

Poésie de femme ? Allons donc Messieurs les bretteurs de mots…
Un seul soupir de femme pourrait faire chavirer le monde….

Le lilas blanc a refleuri… Bonheur que je crie au monde !


 
 
 
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1 commentaire
  • Actualité d’un 1er mai 2010 4 mai 2010 18:23, par Rudy

    Merci Doulce femme.
    il reste l’espoir il reste, la beauté de l’humain,
    tendant encore des fleurs devant les rouleaux compresseurs.
    Il reste tant de regards à découvrir,
    de sourires à surprendre,
    de main à prendre,
    il reste à survivre,
    je veux dire en cela,
    vivre en dessus... !

 
 
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