Le voile

Je vous l’affirme,
Quand vous piétinez la liberté d’une femme,
C’est l’humanité que vous piétinez,

Femme, le voile t’humilie,
Ta chevelure est ta liberté.
Ton sourire est ta loi.

Qu’est-il advenu de cette mousseline qui te couvrait élégamment la tête ?
Rappelle-toi… tu la ramenais en un geste gracieux sur ton visage heureux.
Tes doigts froissaient le tissu qui affolait les regards,
Parure qui te donnait une allure folle … pudique et femme …

Les hommes de tolérance te respectaient, prenaient ta pudeur avec amour,
Et effleuraient ton admirable chevelure noire avec admiration,
Ton corps ? Ils l’aimaient dans la joie et le respect…
Fiers de serrer dans leurs bras une femme de cœur et de tête…

Mais les voici... les autres…
Crie ! … Refuse ! …
Ils bradent la soierie contre un voile de prison !

Sont-ils donc primaires ces soi-disant frères
des banlieues pour oser contraindre une épouse, une sœur
à voiler son identité, son sourire, sa vie…

Sont-ils donc incultes ces talibans de contrées lointaines
pour oser cacher la perle des perles, la vie, la femme.
Mais… qui donne sens à l’amour ?

Dites-moi, où est Dieu dans tous ces interdits ?
Lui… souffrance des souffrances à trop s’approcher de la matière…
Comment pourrait-il accorder un seul instant de son infini à des
lois inventées par des mâles se targuant de foi ?

Dieu t’aime souriante, intelligente même !
Recueillant en tes mains cette nouvelle vie, ton bébé délicatement lové,
Ou même partant à la découverte du corps de l’homme que tu aimes,
Immenses, intenses joies… plénitude de l’amour au féminin.

Sont-ils donc jaloux, ces hommes vindicatifs
qui nient le mystère de toute féminité…
Mais, à la fin, qui porte la vie ?

La pudeur ? tu la protèges en ton sein,
Qui sont ces hommes qui veulent en disposer ?

Si tu abandonnes maintenant,
Alors…
Les hommes perdront toute humanité.

Ton corps n’est pas leur,
Nulle loi des hommes ne peut le cacher.

Si tu abandonnes maintenant,
Alors…
Que restera-t-il du sourire amoureux de Dieu sur toi ?


 
 
 
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4 commentaires
  • Le voile 3 juin 2010 12:27, par Une lectrice

    Je me permet encore de rajouter un autre article venant du même site, où des intellectuels occidentaux parlent de la femme musulmane :

    La femme musulmane tant convoitée

    SHeikh ‘Abder-Râzq Ibn ‘Abdel-Mouhsin al-Badr (hafidhahullâh)

    BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

    Celui qui observe la situation de la femme musulmane telle qu’elle est exposée dans les enseignements de l’Islâm [Ta’lîm al-Islâm], en déduira une chose énorme quant au fait que l’Islâm préserve la femme des griffes de l’immoralité [Radhîla] et la libère du marais de la perversion [Fassâd]. En effet, sous la protection de l’Islâm, elle mène une vie de pureté, de chasteté, de protection, de pudeur, d’invulnérabilité, de noblesse, grâce à une éducation élevée, une moralité remarquable, et une grande pudeur, loin des railleries des loups et des pervers [Foussâq]. Celui qui réfléchit sur la situation de la femme de l’époque antéislamique [Djâhiliyyah], et l’évolution organisée par l’apparition de l’Islâm, ne peut être que frappé par cette réalité [Haqîqah].
    […]

    Certes, « la femme [d’avant l’Islâm] s’achetait et se vendait comme les bestiaux [Bahîma] et les provisions [Matâ’] ; elle était contrainte au mariage et à la prostitution ; on héritait d’elle mais elle n’héritait pas ; elle était dirigée et elle ne dirigeait pas. La plupart de ceux qui la détenaient lui interdisaient de disposer de ses biens sans la permission de l’homme dont elle dépendait. Le mari avait le droit de disposer de sa richesse sans son accord. Dans certains pays, les gens avaient divergé sur le fait de savoir si [la femme] était un être humain ayant une âme et un esprit perpétuel [Roûh Khâlidat] comme l’homme ou non ? Si elle devait apprendre la religion, si ses actes d’adoration pouvaient être acceptés ? Pouvait-elle aller ou non au Paradis ou dans l’au-delà ? Une assemblée tenue à Rome décida que la femme était un animal [Hayawân] impur n’ayant ni esprit et ni éternité ; mais qu’elle devait pratiquer les actes d’adoration [‘Ibâdat] et travailler, museler sa bouche comme on le fait avec le chameau [Ba’îr] et le chien mordant [Kalb al-‘Ouqoûr] pour l’empêcher de rire et de parler, parce qu’elle est l’instrument du diable [Chaytân]. La plupart des législations permettaient au père de vendre sa fille. Certains Arabes considéraient que le père avait le droit de tuer sa fille, pire que cela, ils voyaient qu’il avait également le droit de l’ensevelir vivante. Parmi eux, il y en avait qui considéraient qu’il n’y avait pas lieu d’appliquer la loi du talion à l’endroit de l’homme qui tuait une femme, ni de prix de sang à verser. » [1]

    Et d’autres choses que celles-là pourraient être citées comme injustice et persécution que la femme pouvait subir et endurer. De nos jours encore, la femme – vivant en dehors de l’ombre [protectrice] de l’islâm – souffre toujours d’une servitude barbare, à tel point que certaines femmes non musulmanes en viennent à vouloir bénéficier du même traitement que la femme musulmane.

    Voici ce que disait la célèbre journaliste Maxe Atrode [2] :

    « Il vaut mieux que nos filles travaillent dans les maisons comme domestiques plutôt qu’à l’usine où il n’est pas rare d’attraper la tuberculose qui emporte la beauté de sa vie à jamais. Si seulement nos pays pouvaient être comme les pays musulmans ! Y règnent la pudeur, la chasteté et la pureté ; la domestique et l’esclave jouissent d’une vie confortable et sont traitées comme les enfants de la maison, il n’y a pas d’attentat à la pudeur. Certes, c’est un déshonneur pour l’Angleterre de faire de nos filles des modèles de perversion à cause de la généralisation de la mixité. Pourquoi ne cherchons-nous pas à faire travailler les jeunes filles dans un cadre conforme à leur nature, en les maintenant à la maison et en laissant le travail des hommes aux hommes afin de sauver leur honneur ? »

    La journaliste Lady Cook écrit dans la gazette « Alico » [3] :

    « La mixité est désirée par les hommes, c’est ce qui fait que la femme aspire à ce qui est contraire à sa nature. Et plus la mixité est répandue, plus il y a d’enfants adultérins. C’est une énorme épreuve pour la femme : en effet, l’homme qu’elle a aimé la laisse s’enliser seule dans la misère et la souffrance et goûter à l’animosité de l’humiliation, du déshonneur et de l’oppression, plus encore, la mort. Elle s’enfonce dans la misère, car la grossesse, avec ses multiples désagréments et malaises, diminue ses forces à la recherche de ses subsistances, et cela dans la souffrance, car elle est dans l’épreuve et ne sait plus que faire de sa propre personne. Elle connaît l’humiliation et le déshonneur : quel déshonneur peut-il y avoir au-delà de cela - Quant à la mort, dans de nombreux cas, ces femmes ont recours au suicide ou par d’autres choses que cela.

    De toutes ces choses, l’homme n’en souffre pas. Bien au-delà de tous cela, c’est la femme qui est tenue pour responsable et c’est elle qui en subit les effets, alors que les causes de la mixité proviennent des hommes. N’est-il pas temps que nous cherchions à décharger – pour ne pas dire éradiquer – ces malheurs qui déshonorent la civilisation occidentale ? N’est-il pas temps que nous prenions des mesures pour empêcher la mort de milliers et de milliers d’enfants qui n’ont pas de péché, bien au contraire, les péchés procèdent de l’homme qui séduit la femme sensible par nature, et lui fait croire toutes sortes de choses avant de l’abandonner au dur châtiment dès qu’il arrive à ses fins… »

    C’est ainsi que la femme subit une succession de formes de souffrance, de dommages et d’oppressions, et endure une souffrance énorme, elle qui ne souhaite qu’une chose, être libérée de tout cela pour mener une vie normale et harmonieuse, conforme à sa nature, sa constitution physique et ce à quoi elle est disposée. L’Islâm reste l’unique sauveur de la femme, qui lui assure la gloire, la sérénité et la quiétude. [4]

    source :

    http://true.salaf.over-blog.com/art...

  • Le voile 3 juin 2010 19:46, par Charles Tell

    Et que pensez vous de ceux qui au nom de la liberté souhaiterait sortir nus dans la rue ? Ca serait la faute à qui cette fois ? A l’homme ou à la femme ?

    Le voile est-il vraiment un enfermement ? Les codes de la beauté sont-ils seulement ceux dictés par les stylistes ? N’y-a-t-il pas chez celles qui portent le voile, des personnes libres et qui revendiquent un simple droit à la différence ?

  • Le voile 15 juin 2010 17:25, par malika

    J’ai beacoup aimé ce lyrisme

    ôter le voile ?
    Rien que ça !!

    On va toutes enlever nos voiles de soie indienne et montrer notre chevelure
    Et danser au bruit de la brise fragile
    Nos cheveux enlacent le monde comme un Océan infini ...passionné d’amour
    1000 perles brillent sur cette chevelure si pure,
    Au bonheur de tous !!

    Et puis quoi ?
    Est-ce que la paix guérira enfin les blessures de l’humanité ?
    C’est ce que nous souhaitons tous ,sans aucun doute.

  • Le voile 23 janvier 2011 15:31, par Republique et tete nue

    La femme républicaine, laïque ne peut concevoir le voile que comme un signe de soumission.
    Le problème c’est que trop d’hommes se targuent de savoir où est la pudeur de la femme, la grandeur de son âme, son honneur et son deshonneur...
    Le voile revendiqué comme un droit à la différence c’est une escroquerie.
    Quel est le rapport entre le voile et la foi ? il n’y en a pas. Aimer ce n’est pas soumettre.
    Que tous ces hommes s’occupent de leur pudeur, de leur grandeur d’âme et il y a aura peut-être un peu moins de dictatures et de guerres.

    Quant au commentaire de Une lectrice (mon oeil !) il va exactement dans mon sens .... La condition des femmes au XIXème siècle en France n’est plus tout à fait la même que celle des femmes du XXIème siècle. Ca y est ! on y est arrivé ! on leur a reconnu un cerveau et elles peuvent même s’en servir ! En effet, je m’incline devant tant de connaissances de telles grrrrrrrrrandes journalistes .... Des affirmations, des affirmations... et vous croyez qu’on va gober ça ? un cerveau, je vous dis... une femme ça possède un cerveau !

    Charles Tell, c’est quoi cette histoire de sortir à poil dans la rue ? je vous le conseille, aujourd’hui il fait -1. Commentaire réactionnaire. Quelque part derrière ces mots, il y a la fameuse image de la femme soit pute, soit sainte, celle qui ne porte pas le voile et l’autre.
    Vision de la femme digne des temps anciens.

    Enfin, que dans le dernier commentaire Malika prenne de haut le style de l’auteur de ce poème n’est pas très élégant mais enfin... les faibles se défendent comme ils peuvent. Aimer, pas aimer quand on prend de haut, je ne vois pas l’intérêt.

    Et oui Malika, c’est aux femmes de refuser, de dire Non au voile. Ne vous en déplaise, ça aussi ça serait un grand pas pour l’humanité. Pour comprendre cela il faudrait juste vous enlever une couche d’arrogance dans la tête.

    Il y a encore du chemin à faire pour les femmes.

 
 
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