De la flottille, des élus, des intellectuels et des artistes...

A propos de la flottille pro-palestinienne et de la tentative de rompre l’embargo israélien sur Gaza...

On pourra regretter qu’il n’y ait eu aucun élu, artiste, ni intellectuel français disposé à "se mouiller" en rejoignant cette flottille.

Retenus sur la terre ferme et tenus en laisse par le passé vichyste de la France (Lettre à un ami israélien – Régis Debray), aphones, c’est à croire que nos artistes, auteurs et intellectuels sont tous des fils et petits-fils de collabos tellement la culpabilité les cloue sur place !

A moins qu’il ne s’agisse non pas de culpabilité mais d’indifférence.

Ou bien encore… de la crainte inavouable de représailles à leur encontre dans le souvenir de l’affaire FR3-Dieudonné-Fogiel.

Quant à ceux qui seraient tentés de nous opposer (à titre d’exemple) ce qui suit : "Les bonnes âmes qui se précipitent pour sauver la Palestine mais ignorent le Darfour, n’ont jamais bougé pour le Rwanda, furent immobiles pour la Bosnie." - Laurent David Samama dans la revue RDJ - édition en ligne.

Notre réponse ne se fera pas attendre : - Personne en France ne soutient (ou n’a soutenu) les génocidaires du Darfour, du Rwanda et de la Bosnie. - Il n’y a pas en France 800 000 Rwandais ou bien, 7 millions de Serbes... pour lesquels, à tort ou à raison, le soleil se lève et se couche avec le Rwanda ou la Serbie. - Le Rwanda n’est pas membre de l’Otan, ni la Serbie ni le Soudan. - A la Coupe d’Europe de football, le Soudan, Le Rwanda ne participent pas à la compétition. - Le Rwanda, La Serbie et le Soudan ne sont pas des alliés de la France ni de l’Europe, contrairement à Israël ; allié qui nous est imposé, - à nous, la majorité -, nous qui ne sommes ni juifs, ni arabes, ni musulmans, ni maghrébins ni sionistes aveugles et serviles ni Français issus de la culture arabo-musulmane...

Allié qui nous coûte et ne nous rapporte rien sinon le déshonneur de devoir vivre dans une Europe accusée ici en France et partout ailleurs - et plus particulièrement de Casablanca àTéhéran -, d’être complice d’une politique d’Etat – celui d’Israël -, dont il n’y a rien à sauver depuis 1967.

Sionste ? Vous avez dit sioniste ?

Mais... sioniste de quel sionisme ?

Le sionisme qui condamne le Peuple israélien qui tente de vivre dans les frontières reconnues par la communauté internationale, à ne jamais connaître la paix ?

Le sionisme, idéologie millénariste qui promet La sécurité à tout un Peuple au terme d’un « Grand soir » toujours remis à demain, repoussant chaque jour son avènement à une date aussi ultérieure qu’indéfinie quand enfin, nous assure-t-on, tous les ennemis du Peuple juif auront été vaincus ; alors que dans sa pratique et dans son exercice, cette idéologie ne cesse de nourrir en haine et en ressentiment féroces ces mêmes ennemis ?

Ou bien le sionisme dont on se doit de rappeler la politique à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine...

Dernière intervention de l’armée israélienne : Gaza (1), janvier 2009, devant des médias muselés et une Europe muette ou quasi indifférente.

Et pour finir : un sionisme qui, en France, divise, manipule, calomnie, ne reculant devant rien, jusqu’au chantage à l’anti-sémitisme et la tentative de priver un artiste, un des plus doués de sa génération - Dieudonné pour ne pas le nommer -, de son métier et de son Art.

Le sionisme est devenu un mot « imprononçable » quand on a un minimum de conscience morale (et politique ?!).

Aussi, à l’avenir... et à défaut de pouvoir encore évoquer le sionisme, on se contentera, du bout des lèvres de continuer de se déclarer favorables à l’idée d’un Etat juif pour les juifs seuls, tel qu’il est reconnu, aujourd’hui, par la communauté internationale, mais certainement pas... tel que cet Etat use et abuse du monopole de la force et de la violence à des fins d’expansion territoriale.

1 - Se reporter à l’ouvrage d’Esther Bebbassa - "Etre juif après Gaza"


 
P.S.

Plus les élites de la communauté juive s’évertueront à culpabiliser les populations européennes sur leur passé comme pour mieux pratiquer auprès d’eux un chantage à l’anti-sémitisme dans l’espoir de faire taire tous ceux que la politique israélienne révolte, et plus... en contrepartie, comme un effet boomerang, ces populations européennes exigeront de cette élite un comportement au-dessus de tout reproche : moralement et intellectuellement ; comportement auquel cette même élite ne pourra pourtant pas se conformer puisque... dans l’obligation de défendre - et de protéger de l’opprobre -, un état à la politique... au mieux... immorale, au pire... a-morale ; dans tous les cas de figure, une politique en opposition directe et totale avec la civilisation européenne depuis la décolonisation.

Là est le piège pour cette élite et cette communauté qu’elle est censée guider et éclairer car, si l’homme n’a pour pire ennemi que lui-même, il se pourrait bien que la communauté juive d’Europe ait pour pire ennemi : la politique de l’Etat d’Israël depuis 1967.

Non ! Les européens ne feront donc pas de cadeau à cette élite toujours prompte à lui rappeler ses pogroms, son Vel d’Hiv (et Auschwitz quand vraiment ça se gâte) et plus particulièrement ces européens sans complexe issus de l’immigration et de la colonisation arabo-musulmane qui n’accepteront pas de partager l’histoire de l’anti-sémitisme européen et de ses crimes ; communauté qui est aujourd’hui - et on l’aura aisément remarqué -, la cible privilégiée de l’élite médiatique juive ; cible jusqu’au procès d’intention : sa religion, sa violence, son échec à l’intégration et son anti-sémitisme déguisé en anti-sionisme.

 
 
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3 commentaires
  • Israël veut-il la paix ?
    Constitué au Sinaï, le peuple juif vit avec la conviction que la « terre où coulent le lait et le miel » lui a été donné par Yaweh, son dieu ; c’est son héritage car « Yaweh l’a donné à son peuple qu’il s’est choisi parmi les nations ».
    Et en même temps cette terre il doit la conquérir par une longue série d’efforts et même de guerres si besoin est . Son peuple doit se l’approprier.
    Il vit à crédit en quelque sorte : il a sa terre. encore faut-il qu’il en paye le prix
    C’est ça un sioniste : celui pour qui l’appartenance au Peuple se traduit par la possession de la terre. Et tout contestataire est un antisémite.
    La paix n’a jamais été un objectif pour un sioniste. Il s’agit pour lui de s’approprier et de rester maître de « l’héritage » transmis.

    Je pense qu’il n’est pas possible à un gouvernement israélien mû par une telle idéologie de cohabiter avec ses voisins, convaincu qu’il est, que cette terre est à lui et qu’il est dans son droit d’en chasser leurs occupants.
    Telle est l’impasse dans laquelle, depuis Moïse, les Israélites devenus des israéliens se trouvent enfermés. Pas question de tomber dans le piège de la contestation de cet « héritage de Yaweh ».

    Par contre nous nous devons d’être aux côtés des Peuples autochtones - de l’Euphrate jusqu’au Nil - qui revendiquent leur souveraineté sur leurs terres ancestrales - jusqu’à ce que Israël ait troqué sa gouvernance théocratique contre une gouvernance démocratique Jacques Salles 6 juin 2010

  • La création de cet état (israel) est une injustice contre les Palestiniens qui sont là et n’ont pas où aller. La création de cet entité sioniste est une tromperie envers l’opinion mondiale.
    La création de ce régime d’israel par l’Europe, n’est ni plus ni moins un vol de la terre d’autrui.
    Le sionisme est une idée gravement injuste et donc :
    le SIONISME EST UN COLONIALISME, UNE BARBARIE, UN TERRORISME EUROPEEN CONTRE LES ARABES POUR PILLER LEUR TERRES !!!...

  • Ce qu’il est fortement recommandé de comprendre au sujet de l’engagement des européens en faveur de la cause palestinienne...

    Cet engagement, nous le devons pas seulement aux palestiniens, - et moins encore à Israël qui n’a besoin de personne, sinon de quelques relais pro-sionistes européens -, mais… à nous-mêmes, oui ! cet engagement, c’est bien à nous-mêmes que nous le devons, et pour nous-mêmes ! Pour tout ce que l’Europe tente d’incarner depuis la fin de la colonisation et que la classe politique d’Israël – allié(e) malgré nous -, bafoue depuis 1967.

    Aussi, peut importe de savoir qui, dans la mélasse moyen-orientale, est digne de bonne foi ou de confiance ; tout en sachant comme nous le savons aujourd’hui, que l’Etat d’Israël fait bel et bien partie de cette région qui n’a de cesse de cultiver une incapacité au pardon et à la compassion envers quiconque ne possède pas les mêmes attributs religieux, ethnique ou politique : refus d’assumer ses responsabilités ; énergie redoublée quand il s’agit de pleurer ses morts comme pour mieux ne jamais interroger les causes ; fermeture ; propension à toujours trouver assez de corde pour se pendre ; donner un os à ronger aux populations arabes – toujours le même : Israël ! Et Israël de donner, en retour, un os à ronger aux israéliens – toujours le même : l’antisémitisme et les Etats arabes (et, de temps à autre, l’Europe). Désignation sans fin de bouc émissaires qu’on ira chercher chez soi ou bien, hors de ses frontières ou bien encore, hors de sa région : demain la chine et bientôt l’Inde, pourquoi pas !

    ***

    Plus les élites de la communauté juive s’évertueront à culpabiliser les populations européennes sur leur passé comme pour mieux pratiquer auprès d’eux un chantage à l’anti-sémitisme dans l’espoir de faire taire tous ceux que la politique israélienne révolte, et plus... en contrepartie, comme un effet boomerang, ces populations européennes exigeront de cette élite un comportement au-dessus de tout reproche : moralement et intellectuellement ; comportement auquel cette même élite ne pourra pourtant pas se conformer puisque... dans l’obligation de défendre - et de protéger de l’opprobre -, un état à la politique... au mieux... immorale, au pire... a-morale ; dans tous les cas de figure, une politique en opposition directe et totale avec la civilisation européenne depuis la décolonisation.

    Non ! Les européens ne feront donc pas de cadeau à cette élite toujours prompte à lui rappeler ses pogroms, son Vel d’Hiv (et Auschwitz quand vraiment ça se gâte) et plus particulièrement ces européens sans complexe issus de l’immigration et de la colonisation arabo-musulmane qui n’accepteront pas de partager l’histoire de l’anti-sémitisme européen et de ses crimes ; communauté qui est aujourd’hui - et on l’aura aisément remarqué -, la cible privilégiée de l’élite médiatique juive ; cible jusqu’au procès d’intention : sa religion, sa violence, son échec à l’intégration et son anti-sémitisme déguisé en anti-sionisme.

    Là est le piège pour cette élite et cette communauté qu’elle est censée guider et éclairer car, si l’homme n’a pour pire ennemi que lui-même, il se pourrait bien que la communauté juive d’Europe ait pour pire ennemi : la politique de l’Etat d’Israël depuis 1967.

 
 
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