De l’homme qui court à sa perte,

Oh ! la colère qui me vient là ...

De ces enfants qui ne le sont plus, de ces hommes qui agissent en enfants,
De ces petites filles qui s’affublent telles des princesses de pacotille
Tout de rose vêtue, fantasme de Barbie …
De ces petits garçons qui se prennent pour des héros
violents et robotisés. Plastique et caoutchouc ...

De ces jeunes filles qui ont oublié ce que fraîcheur et naïveté veulent dire,
De ces jeunes garçons qui ne savent que boire et bander.
De ces femmes encore et toujours la proie des beaux parleurs,
des faiseurs d’amour et de bonheur qui ne sifflent
rien d’autre que leur envie de baiser.

De ces scandales de toutes sortes qui éclatent,
De ces buzz qui s’organisent même !
La corruption grignote notre quotidien sans vergogne,
La politique se perd en escarmouches stériles, sans réels projets.

Comme écrasés par ces Politiques insignifiants,
Les Français n’en sont que plus malléables,
Des Français assommés de « vérités » journalistiques caricaturales,
Informations mécanisées dans la violence et la crasse intellectuelle,

Bombardés d’émissions quotidiennes débiles,
Détournés de leur conscience par des TV-réalités immorales
où la manipulation est devenue chose banale,
Femmes rabaissées au rang de gourdes aux fesses rebondies,
lèvres pulpeuses et cerveau en berne... Vulgarité...

Continuez M’sieurs Dames ! Vous êtes parfaits !
Vous faites la lie de l’extrême droite et des extrémismes religieux
de tous bords...
Ils se frottent les mains les bougres !

Le Rien envahit insidieusement nos vies,
Parce que ce n’est plus l’Homme qui mène le monde.
Il est devenu obscène de parler d’amour,
Car il est devenu obscène de parler de liberté.

L’homme court donc à sa perte...

Après un travail qui l’asservit,
L’amour, qui joue les abonnés absents,
Il court après la tolérance qu’il confond avec le laxisme ambiant,
Après la vie qu’il donne, mais en choisissant la couleur des yeux
de son enfant à venir.

Il s’abrutit à servir les grands de ce monde que le cynisme aveugle.
Il s’enfonce dans la médiocrité d’une société qui ne brille plus
de congés payés durement gagnés mais de petites semaines
achetées à bas prix pour un soleil de plomb qui rougit sa peau et
noircit son âme…

Il laisse le hasard mener son existence même,
Les petits plaisirs de la vie le tromper sur la vraie joie d’Exister.
La Mort fait son chemin car nous continuons à détruire nos rêves d’enfant,
Qui écoute le rêveur qui donne les clés de la Vie ?

Ah, vraiment … Il le faut !

Il faut que nous nous laissions un dernier beau rêve ...
Celui de la belle lumière blanche qui nous cueillera doucement,
Avant que ce grand suicide collectif ambiant n’ait raison de nous.


 
 
 
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1 commentaire
  • De l’homme qui court à sa perte, 17 août 2010 19:50, par catmara

    Cruelle vérité que celle que vous décrivez avec une parfaite précision...
    Difficile pour celle ou celui qui aime l’authenticité de rester vrai quoi qu’il arrive et surtout de continuer à résister et à désirer s’élever. Résistance nécessaire cependant par tous moyens individuels et collectifs. Et même sans résultats : il est à mon avis, important d’agir et se comporter selon ses propres convictions et rêves, plus que jamais !

 
 
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