L’arme climatique : une conspiration ?

13:30 03/08/2010 Par Andreï Arechev, pour RIA Novosti

La température anormalement élevée dans le centre de la Russie a déjà engendré d’énormes pertes économiques. Un cinquième des cultures a été détruit et les prix des produits alimentaires principaux pourraient augmenter considérablement dès l’automne. Moscou est pris dans la fumée des incendies des tourbières. Les prévisions des experts sont loin d’être rassurantes : les sècheresses, les ouragans et les inondations se répéteront de plus en plus souvent et seront de plus en plus violents. Alexeï Kokorine, le directeur du programme Climat et énergie des Fonds mondiaux pour la Nature (WWF), explique que « la tendance actuelle (la sècheresse) ne s’arrêtera pas, elle n’est pas le fruit du hasard... »

Que l’employé d’une organisation internationale influente qui travaille dans différentes régions du monde sous la couverture des programmes écologiques soit si bien informé est très significatif. Et cela ne se réduit pas au fameux « réchauffement de la terre » qui fait l’objet d’intenses débats scientifiques et autres. La théorie du « réchauffement de la planète » en tant que cycle naturel nécessite, tout au moins, des preuves alors que la canicule actuelle, observée, d’ailleurs, exclusivement sur le territoire de la Russie et de ses territoires limitrophes, pourrait sous-entendre plus que des explications scientifiques naturelles.

Le problème de régulation de la météo, comme forme de régulation sociale, a été abordé dès les années 1970 par Zbigniew Brzezinski dans son livre Entre deux siècles. Il est clair que l’expert de la géopolitique américaine ne pouvait pas ne pas se poser la question sur la possibilité d’utiliser diverses formes d’impact climatique aussi bien sur les systèmes sociaux que géopolitiques. D’autres auteurs sérieux ont également écrit à ce sujet, bien que pour des raisons évidentes, il est peu probable que les informations concernant les découvertes dans le domaine de la création et d’essais d’une arme climatique soient divulguées un jour.

En 2000, Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’université d’Ottawa, a écrit sur la possibilité d’un changement partiel du climat comme résultant de l’utilisation d’une nouvelle génération « d’armement non létal ». Les Américains travaillent sur la capacité de contrôler le climat dans diverses régions du monde, cette technologie est développée dans le cadre du High-frequency Active Aural Research Program (HAARP), capable de provoquer des phénomènes tels que des sècheresses, des ouragans, des tremblements de terre et des inondations. Du point de vue militaire, le HAARP est une arme de destruction massive, un instrument d’expansion qui permet de déstabiliser sélectivement les systèmes écologiques et agricoles des pays et des régions ciblés. La base technique connue du programme est un système d’émetteurs électromagnétiques destiné à l’étude des processus dans l’ionosphère et composé de 360 émetteurs radio et de 180 antennes d’une hauteur de 22 mètres. En émettant dans le ciel 3 600 kilowatts la station est devenue l’installation la plus puissante au monde pouvant agir sur l’ionosphère. Le programme, lancé en 1990, est financé par la direction des Recherches maritimes et par le laboratoire de Recherche de l’armée de l’air américaine avec la participation des plus grandes universités.

Tout cela donne matière aux rumeurs et aux hypothèses. On pourrait toujours continuer à rire de Hugo Chavez qui a expliqué le tremblement de terre dévastateur en Haïti par la mise en application de HAARP, mais des hypothèses similaires ont été formulées après le tremblement de terre dans la province chinoise de Sichuan en 2008. De plus, une série de faits montre que le programme américain qui a pour objet le changement climatique dans des pays et des régions particuliers porte un caractère systématique qui touche maintenant le milieu spatial.

Ainsi, par exemple, le 22 avril 2010, le drone américain X-37B a été lancé sur l’orbite de la Terre et pourrait, selon certaines sources, transporter à son bord de nouveaux modèles d’armement laser. Selon le New York Times, les représentants du Pentagone nient fermement toute relation entre l’appareil et un armement offensif quelconque mais admettent qu’il a pour but d’assister des opérations militaires terrestres et de remplir diverses missions auxiliaires. Le X-37B a été construit il y a 11 ans déjà en vertu d’un programme de la NASA, et en 2006 ce programme a été transmis à l’armée de l’air américaine sous le cachet du secret défense en ce qui concerne sa destination et son budget.

Les exigences de soulever le voile du secret défense sur les expérimentations menées en Alaska n’ont jamais cessé d’être exprimées aux États-Unis et dans d’autres pays. En Russie les exigences similaires n’ont jamais été exprimées de façon bruyante. Néanmoins, il semblerait que les changements climatiques au service des intérêts politiques soient loin d’être un mythe et prochainement la Russie, ainsi que le reste du monde, devrait faire face à un nouveau type de menace. Les développements dans le domaine d’armement climatique semblent atteindre la « capacité de rendement prévue », en engendrant les sècheresses, en détruisant les récoltes et en provoquant sur le territoire de la « cible » toute une série de phénomènes anormaux.

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur

Source et Copyrigth : Rianovosti.


 
 
 
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3 commentaires
  • Oui, ça fait un moment qu’on lit des choses sur ces HAARP qui provoqueraient des mélodies plutôt dissonantes dans l’atmosphère.

    Il est une constante que l’écrivain américain Barry Malzberg avait déjà pointée dans les années 70 : toutes les innovations technologiques sont, un jour où l’autre, utilisées.

    HAARP a été ou sera utilisé. C’est évidemment faire bon marché des conséquences humaines - famines, ruines, dévastations - et climatiques. Le climat est apparemment une mécanique complexe dont les manifestations extrêmes sont hyper-puissantes. On peut pas ne pas penser qu’une modification des paramètres à cette échelle (continentale) et avec une telle puissance, ne vas pas dérégler le système et provoquer des perturbations en retour, voire une totale dégradation. La vie humaine a besoin d’un climat régulier pour se développer tant biologiquement que psychologiquement (influence des saisons,du soleil sur l’individu et le collectif).

    Il est maintenant impossible de douter de la folie complète de tous ces apprentis-soriciers du Pentagone et autres organismes militaires US. Cette obssession de création d’armes toujours terribles est proprement pathologique. La seule voie humaine, dans une planète déjà épuisée, est le désarmement général sous l’égide de l’ONU. Il faudra sans doute réduire la capacité de nuisance des faucons US de la plus radicale des manières pour y parvenir. Et des nombreux candidats militaires et industriels dans les pays qui auraient la capacité de se doter d’un armement à la hauteur de leurs volontés hégémoniques.

    Il ne manque pas de candidats, mais il faut bien constater que les USA et leurs gouvernants complètement mégalomanes et d’une avidité sans égal, sont les seuls à dépenser autant en armes de destruction massive et à à coloniser la planète entière avec leur 750 bases militaires.

  • Vouloir et Pouvoir sont 2 choses bien différentes . Il est clair que si tel ou tel entité disposait de la possibilité de pouvoir agir sur le climat ou sur tous phenomenes meteo de manière à obtenir un effet bien determiné , ce n’ est pas spécialement l’ ethique qui l’ en empecherait .
    Cependant ,en s’ interrogeant , ne serait-ce que sur la possibilité théorique de pouvoir exercer une influence suffisante permettant de provoquer des evenements climatique ou meteorologiques bien determinés , il est simple de se rendre compte , que cela est ( contrairement à ce qui est lue à droite à gauche ) , en fait , très difficile .
    En effet , le problème ne viendrait pas tant de la capacité réel ou pas de pouvoir réchauffer ou refroidir de manière significative , ici ou là ,la surface du sol en modifiant la réfléctivité solaire de la ionosphère , mais plutot de celui du contrôle des conséquences . L’ atmosphère étant avant tout un fluide très turbulent , sa sensibilité au chaos prévisioniste est très forte , cela constitue donc un frein considérable à la faculté de pouvoir déterminer les conséquences de tel ou tel effet même sensible .
    Les dits Américains auront beau bouger dans tous les sens . Ce ne sont pas de simples incantations qui permerttront de faire avancer la science ( encore faut-il qu’ il y en est une ) , et la technique .
    Le projet dit Haarp , est avant tout un projet de recherche .
    Il est donc peut-être déjà possible que son utilité ne soit desormais plus scientifique . Les gesticulations autours de ce projet aurait désormais alors pour but non plus de tenter d’ obtenir un effet quelconque sur la ionosphère , mais plutot celui de faire croire que les Etats-Unis disposeraient d’ une arme permettant d’ influencer le climat .
    Cela permet donc de provoquer des peurs irrationels , et de donner une image d’ invincibilité .

  • L’arme climatique : une conspiration ? 21 septembre 2010 11:09, par fichamo

    dans ce cas, on ne comprend plus très bien pourquoi les états-unis maintiennent un embargo obsolète sur cuba ou que le vénézuela et la bolivie soient encore épargnés par ces redoutables attaques climatiques ?????
    Si de telles armes étaient au point, pourquoi maintenir 750 bases à travers le monde ......... il suffirait de "donner" un petit échantillon de ce savoir pour que le pays visé devienne bien docile, non ?
    On trouve aussi en france des journalistes et autre experts pour justifier la politique de sarko sur les retraites ou autres saletés mise en place par son gouvernement, Alors ce doit être la même chose en russie quand il s’agit de défendre le pouvoir et expliquer son absence de mesure pour prévenir et lutter contre les incendies. Il reste la sécheresse, me direz-vous, mais cela ne suffit pas à faire une conspiration !

 
 
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