Parenté, Famille, mots et vacuité…

L’Homme n’est même pas encore que les dégénérés du monde lui brûlent les étapes par leur simiesque et monstrueux surhomme à itération bête dans la malignité des institutions de la reproduction sociale ! CLM

Je suis pensivement et activement distant de la famille et refuse de m’y identifier par automatisme d’identité, c’est une institution sociale inventée pour mouler l’homme et le faire prolongement de ce qu’il n’a pas choisi.

Je dis que la parenté naturelle est fatalité génétique amorale, neutre en soi de toute essence, justice ou éthique ; et la famille, appropriation légale de l’humain par la morale sociétale.

Toutes deux, triste imposture et illusion d’appartenance… Car l’appartenance est conquête incessante qui s’édifie dans l’ignition des relations parentales par l’assumation sentimentale et profondément humaine de l’esprit de famille.

Ni parenté ni famille, contingentes dans leur réalité, ne sont nécessairement convenables pour l’homme venant au monde.

Seules existent de la parenté et de la famille d’esprit, parce que choisies dans les convictions spirituelles et intellectuelles des consciences ! Et le reste n’est que prétexte pseudo-naturel de possession de l’homme par l’homme via les chartes et les textes d’État civil...

Les conformistes arrondis et tous les cons alignés me reprocheront sans doute de cynisme véridique de froideur logique de cogitation glaciale de révolte immorale de rébellion anarchisante !

Qui ose proposer autre chose que les prescrits non naturels que l’on force à entrer dans la tête du grand nombre par un surnaturalisme légaliste, est importun haïssable, doctrinaire antisocial ! J’assume implacable ma froideur cogitante, ma posture d’intraitable déstabilisateur contre les monstres marmoréens, ces prédateurs qui, eux, osent jouer à la convivialité faraude pour mieux dévorer le sens et asservir les hommes…

Hélas ! La société du mensonge et le monde sur mesure qu’elle se taille, est scène de simulation obscène, consensus flagorneur de l’orgueil des hommes aux idées arrêtées que l’exigence de vérité doit éviter d’affronter sous peine de détestation collective ou d’excommunication agressive de l’interrogateur dérangeur ! Hélas ! Nos sociétés dites démocratiques s’adonnent si vite à la dictature tyrannique du nombre ! Et nos libres jugements, s’assimilent si facilement à de l’inquisition aveugle, sans nuance au nom de principes proclamés absolus par les profiteurs de l’ordre, via la loi des plus forts.

La parenté est malheureusement trop souvent une face ogre de l’autorité qui, par peur de la liberté, subvertit, freine les possibles de l’homme, bloque le nouveau par l’ancien selon l’ajustement des jeunes consciences aux convenances !

Convenance, euphémisme haïssable pour dire déluge d’hypocrisies, simulacres sociaux, affèteries manipulatrices, moulage asservissant, espace infernal phagocytant des libertés, attitudes pleines de pourritures mentales, de crasses comportementales du convenant ancien renouvelé par la mise à mort idéelle du nouveau, aux dépens de l’enfant réifié, fabriqué infrahumain, construit itératif des rudiments de l’ordre systémique, façonné insidieusement des vieux débris répétés du datum social !

Ah ! Je m’en voudrais si par peur d’ostracisme, j’embrassais la mignarde et sinistre convenance ! Et quelle indignité serait-ce, si, homme de foi – anarchiste vivant le métaphysique dans l’intimité spirituelle contre les modes officiels de domestication hiératique du « divin » par les curies de la religion, qui réduisent « Dieu » au rang de garant institutionnel de leur imposture, en allié blasphémé de leur ignoble fonction prétendue « sacrée » - je ne disais ici, que l’homme qui vient au monde n’est à personne, sinon qu’à Dieu et à lui-même dans sa quête de sens et de finalité.

Parents ou Patrie ne possèdent l’humain que grâce à la violence des lois, Eux qui procèdent par la terreur pour soumettre selon la crainte !

Et à tous les géniteurs et génitrices, ceux qui se reproduisent pour combler les affres de leur propre vide, leur béance existentielle, ceux et celles qui engendrent ou enfantent par simple besoin de se revoir en petits formats nouveaux, ceux et celles qui se projettent vieux et vielles déjà en procréant afin d’assurer leur vieux jours, que leur égotisme altère toute parentalité et corrompt la possible filialité de leurs rejetons. Seuls ceux et celles qui font des enfants dans une perspective débonnaire d’Amour à donner et à partager, sont dignes du statut de parents et méritent le Respect et l’Amour.

D’ailleurs, c’est un truisme pour l’observateur sensé, espèce hélas rarissime, que les procréateurs, géniteur et génitrice ne sont guère vraiment parents, mais organismes biologiques s’étant reproduits !

Je dis que le devoir de respect aux parents pour l’enfant, sied au respect préalable de l’humanité de l’enfant par les parents ; et que l’éducation doit n’être que transmission des balises d’assumation libre de soi à travers les repères nouveaux trouvés travaillés.

En vérité, le parent naît et se crée dans son rapport d’amour avec la progéniture. Relation parentale, construction permanente comme toutes vraies relations humaines, qui, sans cela, meurt.

Le statut de parent n’est jamais don immédiat de la parturition mais choix dudit parent qui sait se réaliser, se faisant acteur volontaire de sa parenté.

Et, dans cette perspective toute d’amour, qui donc, ne se commande point, le descendant, lui aussi naîtra à la filialité par l’amour responsif à cet ancêtre de parentalité assumée.

Ce ne sera point du don réciproque des choses et des gestes obligés, préfabriqués, ni contrat sourd imposé à la conscience de l’individu sinon culpabilisé et rejeté, mais élan naturel qu’engendre le cœur lorsqu’il est aimé ! Don de soi à l’appel irrésistible des débordements libres de l’être affectionné.

Je suis le fils de ma pensée-action, enfant de ma vision de l’être et du monde dans mon rapport à moi, à Dieu et à autrui. Et mes deux ascendants ne peuvent être qu’interlocuteurs intelligents ou obtus, dans la jonction ou la rupture sur la route de ce qui est mon dialogue intérieur, existentiel, finalitaire.

Je descends de mes aïeux mais je nais de moi-même, à la fois père et fils de ma visée ontologique, ma vision spirituelle ; je suis mon propre projet-projection projeté par mon esprit, façonné au fil de l’expression souveraine de mon essence humaine.

La première mission de l’enfant grandissant comme conscience jeune et nouvelle, est de couper ce lien ombilical de la reproduction sociale par lequel chaque génération se fait relayeuse des morts, reproductrice des horreurs du statu quo ante, vampirisée qu’elle est par les morts présents trouvés sur terre, devanciers qui circulent en imposant les aberrations des morts passés dont ils sont eux-mêmes esclaves. Je dis que contre un monde grossièrement matérialiste et ostraciste ou faussement spirituel parce qu’asservi par les religions institutionnelles, c’est le temps de la vraie spiritualité libre et de l’homme nouveau juste et solidaire sans fausseté ni hypocrite dissimulation ni bas instinct de groupe ou d’identité.

Je suis à mon humanité par mon penser-agir, géniteur et enfant de mon choix.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
Forum lié à cet article

2 commentaires
  • Parenté, Famille, mots et vacuité… 25 septembre 2010 06:14, par chaton75

    Que de jargon ! Le jargon est il là pour crédibiliser un discours vide de sens ?

    Ca m’en a tout l’air.

    • Parenté, Famille, mots et vacuité… 25 septembre 2010 15:53, par Robert

      Intéressant, si c’est comme ça que vous le voyez, c’est que votre être a la manie de projeter du vide ! Car moi, je trouve tant de vérités dans ce texte !

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes