Un groupe de sénateurs français soutient l’occupation marocaine du Sahara Occidental

Le voyage des Sénateurs Français au Sahara Occidental occupé a été annoncé quelques semaines auparavant. Une coordination de 11 associations de défense des droits du peuple Sahraoui a, en réponse, fait officiellement une demande d’audience. L’association française Amis du Peuple du Sahara occidental (APSO) a répété les courriers soulignant l’importance de cette demande et appelant à la responsabilité et au devoir d’équité des sénateurs français en visite au Sahara Occidental.

Néanmoins, ceux-ci, Jackie Pierre, Bariza Khiari, Catherine Morin-Desailly, M. Cambon, Jean-Pierre Chaveau, Alain Gournac, Claude Jeannerot, Jean-Pierre Plancarde, en visite le 15 septembre à El Aaiun au Sahara Occidental, n’ont pas rencontré les associations de militants sahraouis qui luttent pour l’application du droit international. Les organisations sahraouies que les Sénateurs ont ignorées, travaillent toutes pour la mise en place du référendum que les forces de l’ONU sur le territoire essaient d’organiser. Ces mêmes défenseurs sahraouis du référendum de l’ONU sont qualifiés de « traîtres » par le Roi du Maroc.

Les sénateurs étaient guidés par les officiels marocains pendant leur déplacement sur le territoire, et ont affirmé leur soutien à la proposition marocaine d’intégrer le Sahara Occidental au Maroc.

« L’appui des Sénateurs à l’occupation est politiquement imprudent et très contraire à l’éthique. Cela contribue directement à saper les efforts de l’ONU dans la résolution du conflit, par un travail à l’encontre du principe de la consultation du peuple du territoire. Les Sénateurs en refusant de rencontrer ou même de contacter les représentants éminents de la société civile sur le territoire, travaillent directement contre la position officielle de la France, qui soutient de droit du peuple Sahraoui l’autodétermination sur leur pays » a déclaré Marie Frison, présidente d’APSO, qui espère que le Ministère français des Affaires Etrangères va intervenir.

« Ignorer les voix qui travaillent pacifiquement pour le droit légitime à l’indépendance, est un fort regrettable signal à ceux qui poussent à des méthodes plus radicales contre les occupations illégales dans le monde » a déclaré M.Frison.

Les Sénateurs vont visiter les infrastructures autour de la pêche, du phosphate, de l’eau et de l’agriculture, en refusant d’entendre les explications des autochtones à qui cela a été confisqué, ils vont soutenir la colonisation. Un avis juridique de l’ONU, renouvelé par le Parlement Européen, a déclaré que la poursuite des l’exploitations des ressources naturelles du Sahara Occidental est illégale si les Sahraouis ne sont pas consultés.

Pour tout renseignement, contacter APSO, APSOlument@yahoo.fr


 
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3 commentaires
  • Bonjour,

    Tout en reconnaissant la liberté des peuples à disposer d’eux même, on voit bien qu’il a d’autres éléments dans ce dossier explosif qu’est cette question du Sahara...

    Donner l’indépendance à des tribus sans infrastructure, ni compétences pour régner de manière réellement indépendante, ça serait faire comme à Haïti : tendre la main à des bandits comme les USA qui se feraient une joie de prendre en charge une démocratie trop jeune pour se gérer toute seule et au final on résulterait à une colonisation économique et administrative encore plus viscieuse que celle dénoncée...

    Il ne faut pas oublier qu’historiquement tous les pays d’Afrique ont été dessinés par la Colonisation Européenne du 19ème et qu’elle n’est en aucun cas une Référence pour demain...si le Sahara était jadis une des provinces du Maroc, alors pourquoi ne resterait-elle pas à ce dernier ?

    Enfin, suite à la marche verte initiée par Hassan II, qui a permis de faire partir l’Espagne de là bas, il n’a pas cherché à "annexer ces terres". Il a dans un premier temps essayé de faire un partage équitable entre les 2 pays voisins (Algérie et Mauritanie) mais l’Histoire a montré que cela a été encore un sujet de conflits et n’a jamais abouti à un partage équitable...Cela s’est transformé en un sujet de discorde qui jusqu’aujourd’hui un des principaux points de friction...

    La multiplication des Etats n’est pas forcément un bien pour les peuples, la preuve c’est qu’en Europe, on fait tout pour casser ces frontières, alors pourquoi cherche-t-on à tous prix à en faire d’autres en Afrique ?

  • Même si chacun est libre d’exprimer son opinion - ne sommes-nous pas en démocratie ? - je m’élève contre cet article que je trouve tandancieux.

    D’un côté, il y a les méchants marocains, colonisateurs et de l’autre, les gentils du polisario, sauf qu’il y a quelques éléments que vous omettez de dire.

    Il faut préciser que le Sahara, était avant les protectorats espagnol et français, une province de l’empire chérifien, qui comme l’empire ottoman fut dépecé, au bénéfice de ces 2 Etats. Il est donc normal que le Maroc soit aujourd’hui réticent pour marchander une province qui fut marocaine autrefois.

    Par ailleurs, comme vous devez peut-être le savoir, le Maroc a été également spolié d’une vaste région du sud ouest algérien qui va de Béchar à la frontière du Mali, y compris la région de Tindouf où sont séquestrés un certain nombre de sahraouis. Ces spoliations qui ne sont pas très anciennes puisqu’elles remontent pour la plupart aux années 1940, ont été effectuées par la France qui croyait que l’Algérie demeurerait éternellement française et que ces territoires reviendraient donc à la France.

    Le fait que des sénateurs français soutiennent aujourd’hui, la position marocaine, n’est pas si étonnant que cela. Il n’est que la réparation, la reconnaissance d’un droit violé par la France et ce n’est que justice.

    La caricature de référendum auquel vous faîtes allusion n’est pas fait pour servir les intérêts du peuple sahraoui, mais plutôt ceux d’un groupuscule au service de l’Algérie

    Amazone

 
 
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