Comme un goût de sang,

Il y a comme un goût de sang,
La horde se rassemble, tranquillement, sans bruit,
Elle rôde, sûre d’elle.
La démocracie, elle, continue sa vie insouciante, inconsciente même !

Mais elle sera dépecée ! Top-là, en ont décidé les nouveaux riches !
Vulgaire quartier de viande,
Les crochets sont en place,
La République y sera pendue. Qu’on se le dise !
La gorge palpitante de Marianne sur les barricades n’est plus qu’un lointain souvenir.

Crocs découverts désormais, les loups divisent la France,
Ces hommes/fonctionnaires formatés au pas intellectuel d’écoles élitistes et sans âme, puis alignés sur des gropuscules puissants,
Ces hommes sûrs d’eux et pourtant, quelque chose de l’arrogance de l’ado quelque part.

Leurs mots sonnent faux,
Leurs appels à comprendre à quel point... il est nécessaire de se léser d’une retraite juste méritée ..., leur ton paternaliste même,
Tout cela écoeure.
Leurs airs de « sauver la France » nous laissent dans une colère sourde et froide.

Et la France peine à se réveiller, endormie par la vie quotidienne,
Comme endolorie, parfois même abrutie d’une vie qui lui pèse,
Assommée de TV quotidienne avec son lot de meurtres, de vulgarité et de niaiseries, rarement de beauté et de grandeur d’esprit.
Oh, le bruit agressif de cette télé stéréotypée … insupportable !

Se révolter quand on subit deux heures de transport par jour...
Se rebeller quand on court après un salaire décent qui fait juste vivre,
Et puis ces heures de travail imposées dans un non-dit terrifiant,
Ces menaces à peine voilées, peur de perdre son gagne-pain.

Alors il faut leur répéter, aux Français,
Les fondements de la constitution même sont en danger,
La droite actuelle se fait coquette pour l’extrême-droite.

Nombreux encore sont ceux qui ne nous croient pas.
On ressort même l’image d’Epinal des voleurs de poules tout droit sortie des temps anciens. « C’est leur faute, les gitans, les roms, les étrangers !
A coup d’bottes dans le derrière qu’on les chassera ceux-là !
Oui, m’sieur, parce que la France ça se mérite ! Oui m’sieur ! »

Le tout fantasmé dans une peur savamment distillée,
Elle prend insidieusement les Français au ventre !

Alors, faisons nos comptes ….
Et prenez votre souffle !

« Faut payer pour les retraites, faut qu’ça saigne,
Les salaires seront gelés (brrr)
Les Roms nous piquent nos porte-feuilles,
Les jeunes n’ont plus d’morale,
Les Beurs ne s’intégreront jamais, de la caill’ra, j’vous dis !
La crise est chez nous ! Nos pauvres banquiers ne s’en sortiront pas,
Quelle soupe on nous a servi là ! »

Alors, voyons voir, ah ! Oui ! Il y a aussi ….

« La pollution,
Le réchauffement climatique,
La fonte des glaces,
La radio-activité dans les champignons (si, c’est vrai !)
La crise de la foi,
La crise de la Vème république,
Les impôts qui augmentent,
L’euro qui fait grimper les prix (Ma pov dam ’ !),
Les niches fiscales qui s’foutent le camp.
L’Europe qui nous fait les gros yeux ! (Bouh !)
Oh ! Des heureux !... L’industrie de la talonnette se fait d’la pub gratuite.

Et... N’oublions surtout pas les réformes !
Celles des lycées, de la justice, de la région, de la santé, des retraites
de l’armée, de la TV, d’Internet (et tournicoti, tournicoton ...)

Allez, je vous rajoute une pincée d’emplois fictifs,
une bonne louche d’emplois perdus et gaspillés,
et une marmite d’hommes et de femmes sur le carreau !
Ils s’en fichent les loups... Pas des gagnants les chômeurs ...

Et puis, et puis ….

Oh ! Un « buzz » ! une ex-ministre qui prend l’inflation pour une fellation...
Où va s’planquer le plaisir quand même …. Au secours, Docteur Freud,
Un Premier Ministre qui étale sans vergogne son ambition.
« Celle d’une association de gagnants, des battants, de ceux qui ont gagné le pouvoir ! »
Mais d’une politique qui conduit la France loin devant … Point !.

Ah ! J’oubliais …
Le public va sortir Duschmole du jeu Schtrucmuch ce soir …
Ahhhhh ! Le monde s’écroule !

Et pendant qu’il s’écroule ? Prenez garde, Brave Français !
Voici la menace terroriste ! …
Les Al Quaida, les ETA, les méchants Corses, les GIA....
Vont pas me faire péter ma Tour Eiffel quand même ?

Tout ça pêle-mêle …. Tremblez braves carcasses de Français !
Les « de souches » (quel mot horrible !)
Les « pas de souches »,
Les « ceux de 2ème génération »,
Les reubeus,
Les « ploucs »,
Les « franchouillards »,
Les femmes,
Les obèses,
Les trop maigres,
Les vieux,
Les « 3ème âge »,
Les ménagères de moins de 50 ans,
Les fumeurs abonnés au trottoir glacé ou brûlant selon le temps,
Et les non-fumeurs ...
Les alcolos,
Les cons,
Les ceux qui accusent les autres d’être con ! » 
Pff !, j’en peux plus !

Interdit de fumer, interdit de boire, interdit de bouffer gras, sucré et salé,
Interdit de sourire à une enfant dans la rue (ahhhh les pédophiles !),
Interdit de draguer, interdit de rire, interdit de baiser …

Gosh ! That’s enough !
Breath ! …

Une France qu’on divise et destructure lentement, mais
Des Français, voilà, tout simplement … des Français !
Rester fière de ces mots des Montesquieu, Tocqueville, Rousseau, et tant d’autres... Rester fière des Français qui disent non !

Pendant ce temps, les loups se rassemblent, sereins,
Ils tournent lentement autour de la victime,
Ils s’organisent, évaluent leurs parts du butin à venir,
La rue ne les impressionne même pas,

Enfin … ce n’est peut-être pas gagné !

Les Français d’honneur descendent dans la rue, encore et encore …
Ils ne se tairont pas, il en va de beaucoup plus qu’on ne le croit,
Il en va de notre liberté à la française.

Ils veulent s’arroger la France ?

Non ... Ce n’est pas gagné du tout !


 
 
 
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1 commentaire
  • Comme un goût de sang, 4 octobre 2010 09:01, par Somud

    La démocracie, elle, continue sa vie insouciante, inconsciente même !

    Il faut revoir et l’orthographe du mot et le concept

    Vu le culte totalement irrationnel et quasi religieux qu’on nous a inculqué qui voudrait qu’un vote majoritaire (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte ou d’action, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :

    « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire  » (Alain Etchegoyen dans « La démocratie malade du mensonge » )

 
 
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