Le ciel d’avec tes yeux voisine (1)

Le ciel d’avec tes yeux voisine... (1)

Ce matin il fait beau. Après plusieurs jours de pluie, le ciel est dégagé et montre ses couleurs. Quittant mon domicile, je croise ma voisine devant la porte de l’immeuble. Avec un aimable sourire, montrant d’un geste le ciel, je lui dis : "Quelques fois, je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie". Elle me regarde. Elle connaît certes le sens du mot ciel, plage, couverte, l’adjectif blanche, le verbe vois, le mot nation, le groupe sans fin, etc, mais l’ensemble la perturbe même elle n’a pu manquer de percevoir le lien de mes mots avec ce qui se passe au-dessus de nos têtes. Après une seconde d’hésitation, elle me gratifie d’un hochement de tête, d’un sourire aussi aimable que le mien et, m’ayant souhaité bonne journée, elle s’éloigne. Ma phrase était du français quotidien. Même pour une oreille peu attentive, un esprit non prévenu, tous les mots, sauf un, s’appliquent à ce ciel issu de plusieurs jours pluvieux où de longues traînées blanches et dorées se déchirent sur un horizon noyé de lumière. Quelques instants auparavant, mon chat, assis sur le balcon, sans le moindre mot à sa disposition, à sa manière de félin, clignait plusieurs fois des yeux pour approuver ce spectacle. Pourquoi ne réagit-elle pas, elle l’humaine, la pourvue de paroles, pourquoi n’a-t-elle pas, contrairement au chat, le moyen, ne serait-ce qu’un instant, de dire cette beauté ? Pourquoi ne demande-t-elle pas, si elle est intriguée, et elle l’est à coup sûr, que je la lui répète cette phrase simple et étrange à la fois ? que je lui redise ces mots qui semblent venus du réel et qui pourtant en sont loin ? ces mots qui le frôlent sans le toucher, ce réel ? Cette expérience du non entendu, du non senti, du non relevé, on peut la faire tous les jours en disant des choses à la frontière de la langue normale. On est toujours inouï. Ainsi la poésie n’est, à toutes les époques, pratiquement jamais entendue au cœur de la vie quotidienne. Pour l’entendre, il faudra aller à une soirée poétique où on la "déclamera" pendant quarante cinq minutes. Pourquoi donc la poésie n’est-elle considérée que comme un ornement, agréable, mais peu décisif de la culture ? Pourquoi est-elle seulement étudiée à l’école et totalement évacuée de la vie où seul est reçu le vocabulaire d’utilité ? Pourquoi la surdité à cette langue maternelle est-elle si patente ? Pourquoi un Valéry dit : Honneur des hommes, saint langage ! Le langage serait saint ? Depuis quand ? et il serait l’Honneur des hommes et… des femmes aussi je présume ? Voyons cela.

Si ma voisine avait manifesté le moindre intérêt pour ma phrase et le geste qui allait avec, j’aurais peut-être poursuivi par une deuxième du style : L’invisible s’est condamné à devenir visible. Les dieux eux-mêmes, les grands absents, sont eux aussi condamnés à naître. Devant sa surprise grandissante, j’eusse alors ajouté avec un sourire « N’est-il pas étonnant voisine, que nous voyions le spectacle du monde et nous-mêmes en train de l’admirer, mais que nous ne verrons jamais Cela qui est la cause de lui comme de nous ? N’est-ce pas à cet insondable mystère qu’on se heurte chaque jour en s’éveillant, la grande leçon du avant il n’y avait rien et maintenant il y a quelque chose, vous et moi compris ? La question du Cela à l’origine du Quelque chose et du Pourquoi quelque chose plutôt que rien, n’est-ce pas la seule vraie question ? » Par cette complicité de quelques instants, peut-être nous serions-nous moqués des penseurs qui s’irritent de ces questions réputées sans réponse depuis la nuit des temps, de Dieu aussi qui s’est résigné à cette étonnante idée de faire le monde de rien et que parfois le rien perçât, comme Valéry, toujours lui, le dit avec humour. Et nous serions sans doute alors arrivés à la conclusion que les poètes font leur miel de ce Rien, que ce Rien est tout, qu’ils en sont les artisans, les fabricants, qu’au fond, leur seule activité est de FAIRE ? Que, comme les Dieux, le poêin est leur raison d’être, et que ce poêin s’est effectué au Paradis dès le Commencement. Allons-y ensemble si tu veux lecteur, et tu verras que s’il est difficile de démontrer que la poésie est le langage des dieux, il est par contre aisé de démontrer qu’elle n’est pas celui des hommes de ce temps.

En voici un justement de poète. Il est assis à sa table, pensif, mais pas encore penseur. Son argile humaine n’est pas tout à fait sèche, son corps est encore parcouru les frissons et les angoisses de la naissance. Devant lui, Dieu pose une fleur et dit : "Que le langage soit ! " Choqué à la fois par la beauté de l’objet et l’injonction reçue, il sent son larynx se nouer, ses cordes vocales se tendre et dans sa gorge bourgeonner le premier stradivarius de chair qui laisse échapper dans la Langue Primordiale le mot, qui plus tard en français se dira [fleur]...

Et, hors de l’oubli où sa voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d’autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l’absente de tout bouquet... (1)

Surpris de la prestation de son organe jusqu’alors capable seulement de grognements, surpris de surcroit par l’adéquation entre ce qu’il vient de dire et l’objet que Dieu lui propose de dire, il s’émerveille qu’une combinaison de formes sonores puissent remplacer une chose physique. En même temps, mon poète a l’impression que parlant cette fleur posée sur la table, il se sépare d’elle, ne l’habite plus, ou qu’elle ne l’habite plus, mais que par contre il en a créé une fausse, plus belle peut-être, mais artificielle, formée par les sons d’un langage qui tinte longtemps à l’oreille de ce qui est en train de devenir… sa pensée. Il vient de nommer le Monde à ses débuts, désigné le hors-de-lui, rendu manifeste et présent à sa conscience du moi ce qui peut-être n’en demandait pas tant. Issu d’une Parole Première appelée Verbe, il a fait naître la parole qui deviendra, avec le temps, Seconde. Né du Verbe, il a créé le Mot. Né du Logos, il sait déjà qu’il devra, quelques dizaines de millénaires plus tard, se contenter de la logique. Ce poète, certes, est un privilégié. Je ne l’ai pas choisi au hasard. Il est assis à la droite, moins du SSS, le Sujet Supposé Savoir, que de Celui qui Sait.

La naissance du langage est chose mystérieuse. L’adulte, en parlant à l’Enfant-sans-Parole, devient son Dieu, tient le rôle du Dieu-parleur. Il lui donne, lui fait entendre, sans le lui expliquer, quelque chose qu’il ne peut de toute façon pas comprendre puisque son esprit, vierge d’intellect, est fermé à toute explication. L’adulte parle et l’enfant répète le parlé. Allez demander à des pierres de se faire maison sans architecte ni maçon, ni ciment, au paralytique de vous apprendre à marcher et voyez si un aveugle peut vous faire apprécier les couleurs. Et pourtant, ça marche. Les pierres deviennent le pain des mots et s’agencent en jolies maisons, les talons du paralytique reçoivent les ailes de Mercure et l’aveugle se voit guéri par une salive mêlée à l’argile terrestre. Tous les hommes apprennent à parler et à penser par miracle, sans comprendre ce qu’il leur arrive, sans avoir la moindre idée de ce que parler veut dire. C’est la première chose qu’il te faut admettre lecteur qui me lit. Tu me lis parce que tu parles et tu parles sans avoir jamais su comment et pourquoi il te fallait parler. Tu es l’enfant de ce miracle et comme tous les enfants, tu veux savoir et tu questionnes. Devenu grand, insatisfait des grands qui ne savent finalement rien, tu tentes une explication. Tu te mets par exemple dans la peau du philosophe-enfant Giambattista Vico, tu lis les Principi di scienza nuova et supposes que les hommes eurent d’abord un langage mental, que "d’abord muets, ils parlèrent en écrivant". Un autre enfant de tes amis, influencé par Darwin, croit comprendre que, sortant de l’animalité, de ses grognements, ses postures, les hommes l’ont en quelque sorte mimée, l’ont copiée, dans une sorte de gestuelle signifiante, de tai-chi primal, de mantra sorti du souffle, et que donc, chiens, hippopotames, singes, ibis ou oie, se retrouvèrent sous son ciseau pour devenir dans la pierre d’Egypte moyens de communication, images de langue, instruments de sens gravés. Un autre encore ajoute, qu’inspirés par ces gestes, les hommes les relièrent aux bruits qu’ils émettaient eux-mêmes vers le monde et vers leurs semblables, et que, percevant les formes étranges des vibrations de leurs sonorités dans l’atmosphère épaisse de la terre d’alors, ils se mirent à les singer, à les danser, à "noter des sentiments par phrases point proférées". Il prétend au fond que ces hommes là étaient en quelque sorte les lointains ancêtres de Chladni (2), qui démontra au début du XIXe siècle que le son avait une forme. Des dizaines de milliers d’années plus tard cette danse se comprenait encore. "La danseuse livre à travers le voile qui toujours reste, la nudité des concepts et écrit la vision à la façon d’un signe qu’elle est", dit cet individu antédiluvien, cet homme de la caverne linguistique que fut Mallarmé. Par ces danses qui les faisaient virevolter, se courber et se redresser en rythme, par ces sons qui s’échappaient de leurs gosiers encore grossiers, et par la musique des instruments qui les accompagnaient, ils apprirent à modeler leur larynx et, générations après générations, se réjouirent de la voix toujours plus claire et différenciée qui s’en échappait. On parvenait ainsi à "une musicale célébration et figuration de la vie confiant le mystère au langage et au mime". Cette voix devint si belle, les formes qu’elle projetait dans l’air si adéquates au monde, que les prêtres d’alors décidèrent d’en faire le dessin, de les re-présenter. Ainsi, naquirent idéogrammes et hiéroglyphes. En Egypte, l’aigle royal vola vers le soleil avec le son [a] posé sur son dos. La chouette, oiseau de nuit qui vole bas, prit en charge le son [m], son terrestre opposé au premier puisque émis bouche fermée, tandis que le poulet aux ailes rognées, dépourvues de vraies plumes, incapable de vol, oiseau du sol, exprimait le [u], intermédiaire entre ciel et terre, sonorité caractéristique de l’âme humaine qui se cherche, et faisait donc le lien qui est à l’origine du mantra [aum], écrit en français Aoum, résumé sonore de la langue que les yogas contemporains ont remis à la mode. Ce hiéroglyphe était d’ailleurs issu à la fois de l’idée et du son, comme le montrera Champollion. Ces hiéroglyphes accompagnèrent les princes sur les stèles et dans les mastabas, s’imprimèrent dans l’argile et sur les parchemins de Deïr el Bahari. Ils racontent les noms du roi Narmer ou Ra-mose. Le Nom était la Vie. Et la Vie était la lumière des hommes. (3)

Plus tard, loin du Nil, au-delà de la mer Rouge, pour indiquer ce même lien entre ciel et terre naissait de l’étrange tête cornue du bœuf -appelé en hébreu Aleph-, une double flamme que les sages écrivirent אּ. Aleph devenant donc à la fois image, mot désignant l’animal et lettre de l’alphabet. Pour peindre la nature divisible et divisée, la séparation, le symbole de la porte fut choisi, symbole qui était en même temps Daleth quatrième lettre de l’alphabeth ; que l’on écrivit דּ, Signe-mot lui aussi. Enfin, pour rassembler tous les êtres de nature identique on dessina le Mem, ce signe presque fermé sur lui-même - מּ - qui veut dire eau. L’ensemble se lut Adam. Sa somme guématrique, c’est-à-dire la somme de la valeur chiffrée de chaque lettre, 1 + 4 + 40 est 45, c’est-à-dire : 4 + 5 = 9, chiffre de l’Homme.
Ce chiffre, ne l’oublions pas, étant aussi l’addition grecque proposée par le sphinx à Œdipe : "Quel est celui qui marche sur quatre pattes le matin, sur deux à midi et sur trois le soir" ? Autrement dit "Qui est celui qui répond au 4 + 2 + 3 " ? Quatre du matin (bébé), deux du midi (adulte) et trois du soir (vieillard avec canne). Ces signes, modifiés par le temps et par la main des hommes qui se mirent à écrire au calame et non plus au ciseau à pierre, furent les ancêtres de nos écritures phonétiques. En même temps que ces trouvailles sonores se dansaient, se mimaient, que les gosiers se transformaient pour les parler, que les mains de l’homo habilis qui les écrivaient devenaient habiles, l’homo faber, comme aspiré par la Verticale, déroulait sa colonne vertébrale et se dressait pour se faire Sapiens sapiens.

Mais on peut aussi considérer cette naissance du langage sans invoquer le passé et sans avoir plus de chance de se tromper que les paléontologues, les archéologues ou les préhistoriens. Et cela sans le moindre carbone14 pour la datation. Il suffit d’observer le nouveau-né qui fait l’apprentissage de son Être. De pauvre rampant sur ses quatre pieds du matin, il se dresse dès son dix-douzième mois sur ses deux, pour ne s’appuyer sur un troisième qu’au soir de sa vie... 4 + 2 + 3 = 9 Ennéade divine, accomplissement de la suite numérique avant qu’elle retourne à l’unité du 1, comme l’enseignent les religions sémitique, grecque et égyptienne. C’est en se dressant sur ses membres postérieurs, c’est en voulant sur ses deux pieds atteindre la position verticale que le petit de l’homme apprend à parler et à comprendre le parler sans que personne ne le lui explique. L’acte de se tenir debout, de marcher, de parler et de comprendre est son propre d’homme, sa quadruple exigence. Vivant vertical, marcheur, parleur, penseur, tel il voulut être, tel il fut fait à l’origine, tel il se fit et continue à se faire, obéissant ainsi à son Dieu.

La Bible passe très vite sur ces millénaires d’histoire. Elle ne mentionne dans la Genèse, comme acte de langage humain, que celui dont l’homme fait usage pour nommer les animaux que Dieu a rassemblés afin que, précisément, il les nomma. Dieu semble donc transmettre sa faculté verbifiante à sa créature mais sans juger bon de lui expliquer qu’il s’agit peut-être du rameau le plus précieux d’un arbre, qui aux chapitres suivants, pourrait avoir une parenté avec l’Arbre de Vie.
Par un détour de notre imagination comme par une hypothèse de notre raison, immisçons-nous un instant dans cet acte global de nomination. Dès que l’homme acquiert la faculté de nommer son environnement, il apparait naturel qu’il étende cette faculté à sa personne, même s’il n’est pas indispensable de supposer la simultanéité de deux actes, celui de nommer le monde et de se nommer soi-même. Il est bien évident que nommer le monde, le doubler de noms, fera que l’homme qui s’y livre sera, tôt ou tard, contraint de s’appliquer à lui-même la recette, de se mettre "hors jeu" comme il a mis le monde.

Déjà il s’étonne de la [fleur] qui fut dite, faite, formée, proférée, expulsée, se trouve comme fanée d’être devenue pur nuage sonore et se demande si cette deuxième fleur a bien quelque chose à voir avec la première. Par le mot proféré, il s’est distancié plus encore de la chose fleur, que ne le faisait déjà l’espace physique qui les séparait, Espace créé par Dieu en harmonie avec le Temps bien avant toute "création". Temps et Espace étant selon Newton, le sensorium de Dieu. Mais, en même temps, il remarque que prononçant le mot destiné à la chose, non seulement il s’éloigne d’elle mais surtout qu’il s’éloigne de lui. Que si la chose odorante qu’il percevait devenait un mot, le mot [fleur], lui, homme, il devenait en quelque sorte l’objet d’un autre mot, le mot désignant sans retour celui qui nomme, le mot qui se prononce Je. Mettre à l’écart le monde c’était pour l’homme se mettre à l’écart de soi et à l’écart du monde. Le Je l’avait créé lui-même avant la fondation de ce monde et il retentissait encore en écho sur le mont Sinaï : Ehieh asher ehieh. « S’ils te demandent qui je suis dis leur que "Je suis le je suis" » dit Dieu à Moïse. Ehieh, "mot" d’avant Abraham, d’avant Moïse, d’avant les humains. Mot que Jésus Christ, Nouvel Adam, répètera aux docteurs qui ne l’entendaient déjà plus. "Avant qu’Abraham fut, je suis" (Jean 8-58), dit aux ignorants qui l’interrogent, l’Homme-Dieu venu parmi les hommes parler le langage qu’il faut bien alors, avec Valéry, dire saint. Proposition divine entendue comme blasphème par les descendants de « la race de vipère » dont parle Jean le Baptiste et qui lui vaudra, conformément à l’ Ecriture, la mort physique. Mort indispensable à la résurrection, non du corps de chair mais du corps glorieux, cédé à toute l’humanité pour une vie éternelle. C’est ce mystère que le philosophe allemand Hegel, énoncera quelques mille huit cent ans plus tard : « A la fin de l’Histoire, la Mort vivra une vie humaine ». Cette fin de l’Histoire a fait couler beaucoup d’encre chez les amateurs de philosophie. Elle en fera encore couler beaucoup.

Au début de l’Histoire donc, ce fut le contraire. La Vie (humaine) dut vivre la mort en parlant. Ce fut comme si cet air issu de lui, porteur de sa voix, exhalait son âme en quittant sa poitrine, une partie du moins de cette âme, que le Dieu du chapitre II de la Genèse lui avait rendue vivante alors qu’avant son intervention elle ne l’était pas (Gen.II,7). Il se vit partagé, sentit son âme se fendre, devenir deux. Brusquement il se fit diabolos, sumbolos, partie rejetée du tout qu’il était autrefois, sans grand espoir qu’ils se retrouvent un jour. Avant, il y avait le Tout, l’Unité première, chacun y vivait, s’y mouvait, fleurs, hommes, veaux, vaches, cochons, poulets, en une étroite symbiose où chacun était tout, et tout un chacun. Maintenant, il y avait la fleur, l’homme et son langage. Trois Là-êtres, trois Dasein à faire vivre ensemble. L’homme après parler n’est plus la fleur comme autrefois et n’est pas tout à fait son langage. Bref, il ne se reconnaît plus. Parler, produire des mots, s’expulser soi-même en son dehors, s’expatrier sur les ondes de sa propre voix et se saisir en écho rémanent comme auditeur de son propre dire, voilà le résultat du bien connu péché originel, du péché de séparation, péché qui n’a pas grand chose à voir avec le sexe comme le croient les naïfs et les refoulés, même si là aussi il faut être deux.

(à suivre)


 
P.S.

(1) Sauf indication contraire, les citations de cette première partie sont de Mallarmé.

(2) Chladni, physicien allemand, 1756-1827, est le fondateur de l’acoustique moderne. Il étudie expérimentalement les vibrations des plaques, en les saupoudrant de sable fin, obtenant ainsi les figures acoustiques qui portent son nom.

(3) * Pour ceux qui s’intéressent aux hiéroglyphes égyptiens je donnerai une autrefois d’autres éléments. Ou bien écrivez-moi. * Mantra : dit simplement, un mantra est une formule sonore prononcée pendant une méditation. Le plus connu est précisément le [Aoum], ou [Aom]. Dans la définition orientale, chacune de ses syllabes « est le bīja, l’essence-semence de libération de chacun des domaines ou règnes d’existence, des paradis des devas jusqu’aux enfers ». Il résume ce que j’affirme que l’âme humaine [Ou], établit ce lien fragile entre le [A] issu du soleil et le [M] qui résonne de la terre.

 
 
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