Liberté, Aubes perdues

Astres qui embrasent la nuit avant l’aube

Les formes ont la splendeur picturale des toiles,

Dans l’urne de l’azur

À la voûte des contours !

Mais dans cette splendeur innommable

La Terre, Bulle et Sphère

Est galvaudée des monstres du pouvoir

Animaux goulus de prédations meurtrières !

Écocide, nom de code des chacals

Agissant en virus contre la Création,

Mécréants mégalomanes

Sanguinaires qui se voudraient dieux

Sur un monde dépotoir d’idoles criminelles,

Réduit en géhenne des valeurs

Où d’innombrables ombres grimaçantes se pavanent, singent la vie !

Abominations et parjures des parasites politiques

Gigotements des bacilles de la finance et du commerce.

Fausse posture victimiste des victimaires au culte de l’oseille !

Prédateurs anthropophages qui essentialisent le crime au rituel assassin du pillage et du meurtre.

Étrange sadomasochisme d’un monde autodestructeur !

Colons immondes de déprédation des hommes et des terres.

Choses organiques si sales et si infectes qu’il leur faille toujours des victimes !

Esclaves des pathologies de l’Histoire et qui travestissent leur existentielle misère en complexe du maître !

Quand des ombres régnantes dominent d’autres ombres portées de leur reflet,

La vie est une malsaine imposture lexicale que se paient des cadavres errants pour cacher leur néant.

Pauvres reflets si béats de leur béance !

Tandis qu’ailleurs d’autres esclaves rescapés reprennent les méthodes de leurs tortionnaires !

Aliénation, déshumanisation où les ex prisonniers des camps de concentration s’inventent à leur tour, bourreaux concentrationnaires avec leur palilalie des kapos.

Face grotesque d’organismes anthropomorphes mimant le gigantisme des reîtres !

Sous-animalité ténue en leur mental de chose

Choséité fétide d’ordures ambulantes qui tuent au nom de la terre et de la race !

Texture morne des mufleries d’arrivistes en quête d’être.

Minotaures et vampires affamés de vie qui se rabattent sur le vide et sur l’argent.

Et, dans leur immonde sacrilège géocide,

La terre ravagée n’est que tertre toxique de monceaux de rejets.

La nuit a perdu son charme reposant

Le jour est à jamais interdit en leur voisinage,

Et l’aube figée, mise à l’index, est en disgrâce !

Ah ! Déchéance des soleils, damnation des étoiles !

Infamie à la voûte terrestre qu’envoûtent les déchus !

Ô liberté ! Perle sous la patte des pourceaux

Malgré la salissure copromane des cossus

Conscience corrompue des crapules couronnées,

Tu restes l’acquis et l’horizon des âmes mais pas des ombres

Liberté ! Liberté ! Fascinante et intuitive Flamme

Toujours, toujours, les vrais Hommes, êtres d’esprit et d’âme viendront en toi se brûler,

Humanité verticale conspuant les gueules et les crocs des cerbères !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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