Lettre du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy

Lettre ouverte du Gl de Gaulle à N. Sarkozy,
par eva R-sistons

Monsieur le Président,

Que vois-je ? Votre petite, toute petite personne, mise en scène devant la Croix de Lorraine qui symbolise la France libre ? N’avez-vous pas honte d’usurper un tel symbole, vous qui enchaînez la terre de France aux puissances étrangères, à celles de l’argent, et "à un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur" ? Monsieur, vous n’avez pas honte ? Je ne sais s’il faut en pleurer, ou en rire, tant votre prestation est grotesque. Elle n’abusera que "les veaux" ! Et disons-le clairement, vous faites tout pour maintenir "les veaux" dans cet état, dans l’état d’ignorance de la vérité, dans l’état d’ignorance de ce qui les attend réellement, et pire encore, via les médias que vous vous évertuez à enchaîner (sans doute au nom de votre pseudo démocratie irréprochable), vous multipliez leur nombre ! Et pourtant, Monsieur, vous avez réussi l’exploit, malgré les mensonges que vous véhiculez dans la presse ou via les pseudo-sondeurs et les communicants, à vous mettre à dos la plupart de ces "veaux" ?

Quoi, vous osez vous réclamer de moi, et donc d’une certaine idée de la France, celle qui enthousiasme les autres nations, par sa haute culture, par sa grandeur, par son éthique, par son universalisme, par son attachement à la défense des droits de l’homme... ? Avez-vous encore votre bon sens ? Tout ce que vous faites, tout ce que vous êtes, tout ce que vous dites, est indigne de la France, de la République, indigne de ses traditions, de ses Institutions, de son Histoire, de ses valeurs, de ses idéaux... Vous avez confisqué le pouvoir, la charge suprême, pour satisfaire vos ambitions personnelles et vos amis nouveaux riches ! J’ai mal à mon pays de le voir ainsi livré à une clique de parvenus sans culture, sans idéaux, sans scrupules, assoiffée de pouvoir, d’argent, de notoriété, de clinquant... Comme tout cela est malsain ! Mais de quel droit, Monsieur, vous octroyez-vous tous les droits, même celui de défaire la France ?

Monsieur, je vous défends d’usurper mon nom, c’est une haute trahison ! Dois-je vous rappeler ce que j’ai fait pour la France ? Alors, peut-être comprendrez-vous le fossé qui existe entre votre politique et celle que j’ai menée dans l’intérêt du pays. Oui, dans l’intérêt de la France, et d’elle seule ! Vous, vous bradez un pays qui ne vous appartient pas (et même sa Défense) aux puissances étrangères, plus précisément aux anglo-saxonnes et à leurs alliés israéliens dont, à juste titre, je me méfiais par-dessus tout (dois-je en particulier vous rappeler ma méfiance envers les Anglais, mon refus de les voir intégrer l’Europe ? Vous, vous les flattez ! ), car nos voies n’ont jamais coïncidé. Pire encore, vous avez réintégré la France, sans débat réel, dans l’OTAN, au mépris de sa souveraineté ! Et qu’avez-vous fait de ma politique arabe ? Vous l’avez assassinée pour complaire à vos amis du CRIF ! CRIF, au demeurant, devant lequel vous vous prosternez, on se demande pourquoi ? Pour servir quels intérêts étrangers ? Monsieur, je ne me suis jamais incliné devant personne, moi ! J’ai toujours défendu par-dessus tout l’indépendance de la France ! Et vous, vous la vendez pour le misérable plat de lentilles de votre réussite personnelle ! De surcroît, vous bafouez nos Droits de l’Homme en excluant les Roms, en traitant de façon indigne ceux qui cherchent refuge sur nos terres ou en les renvoyant dans des pays en guerre, en ostracisant les Arabes, les Musulmans, les Noirs, ou encore, plus généralement, en piétinant les plus faibles de nos concitoyens. La France n’appartient pas à une caste, Monsieur, encore moins à une mafia de parvenus !

Réussite... "personnelle" ? Je déteste ce mot. A lui seul, Monsieur, il vous sépare de moi. J’ai toujours défendu l’intérêt général, l’intérêt de la France, pas des objectifs particuliers, des groupes d’intérêts, à plus forte raison des clans corrompus, seulement assoiffés d’argent. L’Argent ! Encore un mot que toute ma vie j’ai détesté ! Pour vous, comme pour vos amis, seul compte le Veau d’Or, Mâmon, idoles devant lesquelles vous osez vous incliner. "La politique ne se fait pas à la Corbeille", Monsieur, pas à la Bourse ! Le libéralisme financier, la mondialisation ultra-libérale, sont des horreurs, et vous, vous vous réclamez de ces choses iniques, dévastatrices... quitte à sacrifier les plus fragiles de nos concitoyens ! Quelle trahison, là encore !

Rappelez-vous, Monsieur, j’ai défendu avec les citoyens communistes le Programme du CNR que vous détricotez jour après jour. Encore aujourd’hui, sur cette infâme émission de faux débats réunissant seulement des libéraux atlantistes, C dans l’Air, j’ai sursauté en entendant dire par un journaliste de vos amis, du Figaro, que le programme du CNR était dépassé, qu’il avait fait son temps et qu’il fallait entrer dans la "modernité". Quelle modernité, Monsieur ? Celle qui sacrifie les populations aux intérêts de quelques-uns ? Celle qui, au nom d’une crise au demeurant provoquée, prescrit l’austérité, la régression ? Vous n’avez pas honte ?

Et pour arriver à vos pernicieux desseins, contraires aux intérêts de la Nation, Monsieur, vous n’hésitez pas à dresser les citoyens les uns contre les autres, les employés contre les chômeurs, les salariés du privé contre ceux de l’Etat, les non-grévistes contre les grévistes, les Français de souche contre les Roms ou contre les Arabes, et j’en passe... Vous divisez même votre propre camp, un comble ! Machiavélisme, ou irresponsabilité ? Monsieur, dois-je vous rappeler qu’un Président digne de ce nom doit être l’Elu de la Nation, pas d’un parti ! Vous ne respectez rien, aucune des traditions françaises ! Loin d’être un rassembleur, vous êtes un affreux diviseur ! Et que faites-vous des décisions du peuple ? Vous les bafouez ! Les Français ont rejeté le Traité de Maastricht, vous leur avez imposé son clone, le Traité de Lisbonne ! Abject ! Oui, abject... A cause de vous, je ne puis me reposer en paix. J’ai mal à la France, j’ai mal à mon pays, vous devriez être poursuivi pour atteintes à la France ! En 1789, Monsieur, les têtes comme la vôtre ont fini au bout d’une pique ! Alors, prenez garde !

Et lorsque je vous vois marcher avec tant de vulgarité aux côtés du Président Chinois, si digne, je me dis que vos déshonorez votre fonction ! Apprenez au moins à vous tenir en public, Monsieur, c’est la moindre des choses ! Et ne vous intéressez pas aux montres de vos hôtes !

Trahison suprême, vous aspirez à transformer la France en succursale de l’Etat américain ! Quoi, notre beau pays vassal des descendants des pionniers qui ont volé les terres qui ne leur appartenaient pas, qui ont trahi, tué, décimé, parqué... Monsieur ! Vous osez nous imposer le contre-modèle américain ? La France, nouveau far-west ? La France terre de Jaurès, de Voltaire, d’Hugo, de Lafontaine, devenant un pays sauvage, violent, brutal où l’on dégaine au lieu de débattre, une France bafouant le Droit, la diplomatie, la justice ? Une jungle où seuls les plus forts ont droit de cité ? Où les inégalités sont tellement grandes, que les fortunes les plus insensées font étalage de leur puissance alors que tant de citoyens américains se réfugient, faute de mieux, dans les gangs, ou dans des villes de tentes ? C’est ainsi que vous voyez l’avenir de notre pays ? De surcroît entraîné dans des guerres perpétuelles, totales, et même nucléaires, qui ne sont pas les siennes, pour renforcer le pouvoir des grands conglomérats américains ? Monsieur, vous avez perdu la tête ? Et vous êtes le maître de l’arme nucléaire de la France ?

Je ne vous pardonne d’ailleurs pas d’avoir comploté contre mon héritier naturel, Dominique de Villepin qui, lui, a une haute idée du service de l’Etat. C’est misérable. Tous les moyens ne sont pas bons pour arriver à ses fins !

Monsieur, pour conclure je vous interdis de vous revendiquer de moi. J’ai servi la France, vous la desservez. J’ai été au service de mes concitoyens, vous vous servez de la France pour satisfaire vos ambitions personnelles, votre amour de l’argent, et vos amis milliardaires ou de l’Etranger. C’est une haute trahison de la fonction qui relève d’un Tribunal, Monsieur.

Pour Charles de Gaulle,eva R-sistons


 
P.S.

N.B. Les mots entre guillemets sont des expressions du Général lui-même

 
 
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1 commentaire
  • Lettre du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy 14 novembre 2010 20:13, par Michel

    je trouve cette article vraiment à la hauteur de l’évènement sans compter de ce qui va vous arriver
    il est vrai quand 1789 il y avait des têtes coupées pour moins que ça , la pauvre France et bien malade de cette politique aristocratique et aussi de la bourgeoisie mais malheureusement en 2012 que faudra-t -il
    faire pour redresser la barre

 
 
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