Internet : procès d’intention

Le magazine Books dont le lancement remonte à 2008 a récemment consacré un dossier sur le rapport ambigu qu’Internet entretiendrait avec la démocratie.

Le magazine littéraire BibliObs en livre quelques extraits.

Pour le magazine Books, la conclusion suivante s’impose : "Internet ne favorise pas par nature un progrès de la démocratie, ni même de l’idée démocratique."

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Et notre réponse ne se fera pas attendre...


La démocratie ce n’est pas le débat télé ou radio (ça, c’est une idée d’animateur !), ni les élections (Voyez l’Iran et l’Afghanistan !)

La démocratie c’est la libre circulation des idées - minoritaires de surcroît -, le droit à l’opinion, à la critique ; et la défense de cette liberté.

Et si Internet ne favorise pas l’exercice de ce droit et de cette liberté, alors, que l’on nous censure tous dès demain matin.

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Comme un fait exprès, seuls ceux qui prétendent implicitement au monopole de l’analyse et du commentaire sont les plus critiques à l’égard d’Internet. A son sujet, ils n’hésitent pas à parler de "poubelle".

Inutile de donner des noms : nous les connaissons tous.

Les critiques les plus virulentes ont pour origines ceux dont la notoriété est antérieure à Internet ; notoriété qui repose sur la télé, les journaux et la radio. Protégée qu’elle était, cette caste médiatique moribonde (à la tête de médias déliquescents dont les jours sont comptés) découvre aujourd’hui qu’elle est loin de faire l’unanimité ; elle accepte mal la critique. C’est la raison pour laquelle elle a recours au rejet et au mépris.

Nous sommes donc libres mais prévenus : la rédaction du magazine Books a très certainement la prétention de faire partie de cette caste.

Tant pis pour elle qui devra maintenant apprendre à vivre avec cette nouvelle donne : une liberté de parole et d’expression accessible à tous.

Mais... qu’elle se rassure : la censure pourra toujours frapper les plus "téméraires" d’entre nous...



Comme ces milliers d’auteurs et bloggeurs, dont les comptes sur les plateformes d’hébergement sont clôturés sans préavis ni explications…

Oui ! La censure ! Cette maladie bien française, sous tous les Régimes : elle s’exercera contre les encyclopédistes, puis sous la Révolution avec Robespierre aux commandes…

Elle n’a jamais lâché la bride depuis : censure, écoutes illégales et plus récemment : vols d’ordinateurs appartenant à des journalistes : Le Monde, Le Point, Mediapart ...

Sur le Net, censure préventive en veux-tu en voilà ! (dans le doute, on préfère bâillonner le bloggeur), exercée par des responsables éditoriaux lâches et veules, et par des « modérateurs » (ainsi appelés), véritables commissaires politique ; et pour finir... par des petits chefs et caporaux bornés et incultes.

Pour exercer cette censure, la grande majorité des hébergeurs qui n’a pas les moyens de contrôler tous les contenus se repose sur la délation par l’intermédiaire de la fonction Alerter qui est un euphémisme pour Dénoncer ; celui qui alerte restant anonyme : pas de visage ni de nom ; juste une adresse IP.

Oui ! La délation... autre maladie bien française !

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Restons lucides : aussi longtemps que nous ne contrôlerons pas les outils qui nous permettent de nous exprimer librement, ceux de l’hébergement et de la diffusion sur Internet, jamais nous ne serons à l’abri de cette vieille garce de censure qui respire, transpire et pue la mort !

Aussi… il serait temps de nous concerter tous !


 
 
 
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