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Protéger l’expertise transparente et indépendante pour préserver la santé publique et l’environnement

Source.

A l’appel de la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) et de nombreuses organisations1, plus de 400
personnes se sont rassemblées aujourd’hui à midi Place du Chatelet à Paris pour soutenir Gilles-Eric
Séralini, chercheur en biologie moléculaire, à l’occasion du procès en difamation qu’il a intenté
contre Marc Fellous, Président de l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV).
L’audience s’est déroulée cet après-midi au tribunal de Grande Instance du Palais de Justice de Paris
(jugement à suivre).

Entre 2007 et 2009, GE Séralini, professeur à l’Université de Caen, spécialisé dans les efets des
pesticides et des OGM sur la santé et président du Conseil Scientifque du CRIIGEN (Comité de
Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique), publie une série de contreexpertises
remettant en question l’innocuité de trois maïs OGM de Monsanto. Dès lors, il fait l’objet
d’une campagne de dénigrement extrêmement violente de la part d’une frange de la communauté
scientifque. L’AFBV, groupe de pression pro-OGM dont 60% des membres sont liés directement à
l’industrie des biotechnologies, parrainée par des scientifques connus dont Axel Kahn et Claude
Allègre, se montre particulièrement active.

Ce procès ne constitue pas simplement la réponse à ses détracteurs d’un scientifque dont l’honneur
et l’intégrité sont attaquées. Il symbolise l’inquiétude d’un nombre croissant de chercheurs qui
voient un des principes fondamentaux de la recherche, la controverse, remis en cause par certains de
leurs pairs ; ces derniers utilisant le discrédit mensonger au lieu de la démonstration scientifque
pour tenter d’invalider les résultats d’études qu’ils contestent. Une pétition a déjà recueilli 12 001
signatures dont 860 de scientifques (français et étrangers) pour dénoncer cette dérive et réclamer
une loi de protection des lanceurs d’alerte.

Dans une conférence de presse2 qui s’est tenue ce matin à Paris à laquelle ont participé également
Corinne Lepage et les lanceurs d’alerte Christian Vélot et Pierre Meneton, Gille-Eric Séralini a déclaré :
« Je suis atterré de constater que ceux qui limitent le plus les recherches en santé publique sont ceux
qui sont très liés à l’industrie des biotechnologies. » A l’occasion de la réunion publique qui a suivi, de
nombreuses personnalités scientifques et politiques ont réafrmé la nécessité d’une expertise
transparente et indépendante. Ils ont conclu que le progrès scientifque et la modernité ne doivent
pas servir de prétexte à des intérêts lucratifs à court terme pour imposer des technologies qui
pourraient constituer les plus grands scandales sanitaires et environnementaux du 21ème siècle.


 
P.S.

1 Réseau Européen de chercheurs engagés pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER),
Confédération Paysanne, Nature et Progrès, Réseau Environnement Santé, Greenpeace, WWF, Attac, Combat
Monsanto, MDRGF, OGM Dangers, Eau et Rivières de Bretagne, Bioconsom’Acteurs, Appel de la Jeunesse, Centre
d’Information sur l’Environnement et d’Action pour la Santé et le soutien CAP 21, PG et Europe Ecologie/Les
Verts.
2 Dossier de presse sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1899
Contacts : Christian Vélot : 06 70 34 78 45 & Frédérique Hilary : 02 31 56 56 84

 
 
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