Alexandre Dumal - Entretien avec René Balme et Christian Goubert

Issu d’une famille corse exilée en Lorraine, Charles Maestracci travaille quelques années comme employé de bureau avant de vivre mille aventures. A 24 ans, il est condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour attaque à main armée. Exclu du monde, il débute des études et se consacre à l’écriture. « Je voulais écrire, réfléchir, et puis chaque examen permettait d’avoir trois mois de remise de peine. Donc tous les ans, j’ai passé un diplôme .../... J’ai été libéré en licence, mais si j’avais pris perpette, j’aurais fini docteur ». Libéré en 1984, Dumal continue d’écrire parce qu’il considère « que c’est aussi une arme, bien plus efficace qu’un 38 spécial ».

Publié par les éditions Grassatura, puis repris par les éditions Série Noire, son premier livre, Je m’appelle reviens est l’autobiographie romancée depuis son enfance jusqu’à sa libération de prison. On suit le narrateur du cachot au quartier de haute sécurité ou sur les plages mexicaines où il a réussi à partir un temps. Dumal ne cherche pas à émouvoir mais à témoigner. Ce n’est pas un mafieux, mais un rebelle. Sous son écriture fluide et ses fréquents jeux de mots, perce toujours l’ironie.


 
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