Jésus et l’amour ontologique de la femme…

(Contre la fausse idée de misogynie du christianisme.)

Au-delà de tout livre saint, la religion véritable est une relation vivante de deux esprits vivants, rapport mouvementé et actuel de l’Homme avec Dieu. Seuls les inaptes à la vraie foi se rabattent sur les livres et le dédale des interprétations contradictoires. Seuls des esprits livresques, serfs de la lettre, esclaves métaphysiques réduisent Dieu au tabulaire des écrits « sacrés » (tous les écrits ainsi appelés ne l’étant pas forcément).

Car en spiritualité, souvent la lettre asservit alors que l’Esprit libère.

Il est facile à la veine crapuleusement manipulatrice et piégeuse des ennemis du Christ, dénigreurs déblatérant bêtement et surtout mensongèrement contre le Christianisme ennemi des femmes, de prendre les ignorants de l’Écriture, qui n’ont pas lu ou approfondi les évangiles, au lasso de leur canular pseudo-féministe proféré contre Christ. La haine du Christianisme s’appuyant souvent idiotement sur un nietzschéisme de bas étage, n’a jamais été aussi malodorante que chez les actuels singes des grands hérésiarques et antéchrists de l’histoire qui - proclamant leur amour bassement érotique des femmes pour leur chair à travers le plus charnel hédonisme, incapables qu’ils sont de tout eudémonisme - accusent le christianisme de dénigrer l’être féminin et en même temps se disent nietzschéens ! On comprend l’ignominieuse perversion de leur position, comme celle contemporaine de cet hédoniste antichrétien menteur et rat des médias, porteur bruyant de l’accusation susdite, qui élude l’énormité anti-féminine violente de Nietzsche dans le Zarathoustra : "Tu vas voir les femmes ? N’oublie pas ton fouet" ! "L’homme véritable veut deux choses : le danger et le jeu. C’est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux".

Il ne s’agit pas d’athéologie mais de fumisterie méchante médiatisée d’intello en quête d’audience et d’appui du populo exalté et de petits esprits manipulés voulant se faire voir « intellectuels » en se disant « athées et libres ». L’apparence y est cruellement meurtrière de substance à travers une doxa primitivement charnelle, véritable lorgnette sans vue ni intellectuelle ni spirituelle. Dans ce bref propos, nous nous proposons de survoler deux ou trois faits évangéliques, pour, à travers quelques paroles prononcées et actes posés par Jésus à ne jamais prendre au premier degré, démasquer l’accusation de misogynie du christianisme. Je dis dès au départ, que le christianisme est fondamentalement la doctrine sotériologique de Jésus-Christ, le prêcheur agissant et non l’herméneutique des disciples à travers leur kérygme, quelque zélés fussent-ils.

Je choisis trois situations décrites par les évangélistes où Jésus manifeste son net attachement à la dignité féminine à l’être féminin dans cet amour que je désigne comme ontologique où il institue et impose l’égalité de traitement moral et pénal à cette époque où la femme n’avait aucun droit dans les chartes. Jésus est l’établisseur d’une pénologie de la clémence pour tous (il rejette la solution barbare de la lapidation) et à fortiori pour les maltraités des hypocrisies masculines que furent les femmes de son temps.

1) La femme adultère Jean 8 verset 3 à 11

8.3 Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ;
8.4 et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
8.5 Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ?
8.6 Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.
8.7 Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui d’entre vous qui est sans péché, lui jette la première la pierre.
8.8 Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.
8.9 Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
8.10 Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ?
8.11 Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus.

2) La restriction du droit de répudiation des hommes.

Matthieu 5:31 Il a été dit que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Matthieu 5:32 Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. Matthieu 19:8 Il leur répondit, C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. 19.9 Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

3) Première Apparition de Jésus après la Résurrection avec la mission d’annoncer l’ascension.

Jésus choisit d’abord de se montrer à une femme.

[À Marie Magdala revenant du sépulcre (Jean 20:15 à 18)]

L’homilétique apostolique, est, malgré sa bonne foi, son inestimable action évangélisatrice, quelque inspirée soit-elle, une entreprise menée par des hommes et donc participant d’une culture, en l’occurrence judaïque puis gréco-romaine, qui avait ses idées arrêtés, ses mythes antiféminins, sa construction d’un féminin au cœur d’une weltanschauung théocratique du pouvoir masculin à travers Moïse et ses héritiers. En fait, la religion a dû toujours composer avec la pensée des sociétés où les apôtres proclamaient la Parole. Inculturation obligée même inconsciente dont l’anamnèse serait d’en déceler les traces, les altérations de l’esprit de la doctrine de Jésus (je me suis fait tout à tous afin d’en sauver à tout prix quelques-uns) disait Paul. L’Évangile et toute l’Écriture sont principiellement (c’est-à-dire dans leurs principes de foi, de justice et d’amour) immuable mais contextuellement ajustables aux temps de l’histoire et des sociétés. L’Écriture porte aussi la marque caractérielle de l’auteur quelque inspiré soit-il. Cela explique par exemple que Le Cantique des cantiques provienne d’un Salomon roi polygyne, amateur de femmes et de sexualité forte alors que les épîtres de Paul, reflète l’austérité du célibataire consacré à l’évangélisation. Paul et ses épîtres, il le dit d’ailleurs lui-même, ne parle pas toujours selon le Seigneur. C’est un homme qui pensait selon son temps. Et d’Onésime aux femmes, ses enseignements doivent être replacés en son temps et contexte sans être absolutisés. En outre, il est pernicieux de tuer un doctrinaire spirituel à cause des limites temporelles et sociales quoique de bonne foi de ses disciples, fussent-ils les plus fidèles. Et enfin, nul ne sait combien de manipulations et de dénaturations intéressées, les tenants religieux et politiques ont pu faire des vrais manuscrits authentiques sans oublier la portée doctrinale ou privée d’une série de communication épistolaire dédiée à des particuliers ou à des groupes précis déterminés.

Hjelmslev disait que « la langue n’est pas substance mais forme », nous disons quant à nous, qu’en religion, la parole n’est pas essence mais indicatrice de principe qui, toujours, la prime. Sinon sévit le risque de dénaturation du sens spirituel par la sémantique. Le principiel est éternel alors que la réalité qu’il régit, est conjoncturelle. D’où il faille toujours distinguer la parole de Dieu de celle des hommes avec leur histoire et contingence, leur société d’immersion dans des livres de compilation des auteurs dits saints.

De toute manière, la Bible est un ensemble de livres mythiques, moraux, mystiques et en tout cas historiques qu’il faille lire toujours avec distanciation. La Bible n’est pas une mine mais un minerai dont il faille extraire le trésor vivifiant et divin de l’immense gangue du choix des livres canonisés, de l’idéologie et des tempéraments individuels et sociaux affectant les écrivains bibliques eux-mêmes sans parler d’erreurs et de manipulation dans la transmission des textes.

Force est de rappeler que toute morale régulant les relations interhumaines, est pratique, contextuelle et donc ajustable et évolutive, et ne saurait, sous prétexte de métaphysique ou de religion, être posée en absolu dans ses prescriptions littérales et littéraires mais dans son esprit. La seule morale immuable est celle de la relation mystique de l’homme avec Dieu.

L’occident, diaboliquement abominable, fait payer à Dieu, ses saletés humaines (ou plutôt inhumaines). Après avoir galvaudé son nom et sa vérité par tous les crimes contre l’humanité en se servant de la bible et des églises institutionnelles comme base pseudo-métaphysique à l’ordre d’annihilation de l’homme par l’homme et parmi cette annihilation, l’exploitation de la femme par l’homme ; après avoir fait de l’évangile dénaturé un appui au racisme, au colonialisme, aux meurtres et déprédations les plus excessives et homicides, comment continuer à se sentir Image de Dieu ! L’occidentalisme s’est fait monstruosité toxique et virus tueur pour la Terre et ses hôtes, chose des choses qu’il idolâtre en se croyant laïque et athée !

Délire de grandeur et de domination, l’occidentalisme est essentiellement idolâtre de l’argent pour lequel il fait tout, quitte à se vautrer dans les pires crimes et psalmodier les plus ignobles prédations comme gloire en se servant du nom de Dieu. Une culture bêtement pléonexique quant au matérialisme illimité, sa voracité avaricieuse et tueuse de la Terre grossièrement et criminellement surexploitée.

Après ce que j’appelle le thanathésisme heideggérien, la doctrine de l’être pour la mort, où le dasein (l’être là) qu’est l’étant Homme, en tant qu’étantité se déployant dans le temps, selon Heidegger, n’a qu’un fait certain dont il est conscient, la mort dont l’Homme devrait faire un projet ! Une telle expression du règne de la mort et de la violence létale convenait bien à la crise du sens imprimée à une bonne frange des populations européennes par le vingtième siècle et le déferlement criminel de l’idéologie avec ses stigmates évidents creusés dans la chair des peuples à travers ses deux conflagrations mondiales, ses révolutions populaires déviées, ses utilisations de l’arme nucléaire fraîchement fabriquée et ses échecs et méchancetés des religions institutionnelles… La pensée contemporaine au vingt-et-unième siècle devra trouver néanmoins une voie plus sereine hors du drap sombre des délires d’insignifiance et de désespoir jetés sur le monde par le siècle précédent. Et que, délivré de cette métonymie insensée qui, depuis Hegel, confond souvent dans la pensée occidentale, entendement, raison, conscience et esprit - les trois premiers n’étant que des facultés de l’Esprit- qui est Hypostase métaphysique - l’homme nouveau se reprenne à se saisir de son essence de personne spirituelle.

La juste révolte contre l’imposture du monde est aussi refus de la déchéance spirituelle ou la révolte elle-même portera l’empreinte luciférienne de la damnation et de l’infamie dénaturante, la bêtise du refus de sa propre nature spirituelle par l’homme.

Hélas ! En écrivant ces lignes, je sais que des consciences déchues et déviées dans le charnel psychologique s’attèlent à se dénaturer !

Encore et encore, les esclaves des pulsions de la fausse liberté sans repère, imitent hélas l’abomination du Prométhée déchu dont le feu volé, incendie et incinère sans pouvoir être lumière !

Mais pour l’Homme ayant atteint la vraie foi, la vie intérieure avec Dieu est déploiement actif de la Rédemption. Oui, pour le chrétien, le rapport vivant et réel avec l’Être infini, cette fin de tout Évangile et de toute Écriture, accomplit par le salut effectif en Jésus, la loi, les prophètes et la sotériologie.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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15 commentaires
  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 26 décembre 2010 12:31, par Sophophile

    C’est Shaoul de Tarse qui a inventé le christianisme et c’est l’empereur Constantin qui l’a consolidé pour des raisons politiques en faisant voter des dogmes sous la menace de l’exil ou la mort.

    Les religions asservissent et culpabilisent, justifiant ainsi une crainte de l’Enfer - pourtant vide d’après Jean-Marie Lustiger ! - et une mort rédemptrice de Yeshoua bar Youssef qui ne s’est jamais dit Dieu pour nos péchés, ce qui ne résiste pas à l’analyse exégétique et historique.

    La spiritualité théiste agnostique libère et invite à progresser librement en sagesse équanime pour être de plus en plus altruiste, vie après vie , jusqu’à être (quasi ?) aussi Amour que l’Ineffable Source Bienveillante de Tout qu’on hésite à appeler "Dieu" tant ce vocable a été galvaudé, sinon prostitué par beaucoup, y compris les "religieux", donc certaines et certains qui furent, néanmoins, admirables d’Amour.

    • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 26 décembre 2010 16:22, par C. Loty MALEBRANCHE

      Cher Sophrophile,

      Ce que vous dites de Constantin est vrai de même que ce que vous soulignez du mot ( Dieu ). J’ai un article intitulé DU NOM DE DIEU que je publierai ici un de ces quatre où j’aborde la question de l’origine mythologique du copncept Deus qui vient de Zeus. Toutefois, le christianisme (si vous appelez ainsi la doctrine de Jésus, le Christ, est bien plus complexe que toute réduction historiciste). Naturellement le vocable christianisme est un des plus sabrés et désubstantialisés au profit de l’hégémonie de cette civilisation prédatrice partie du gréco-romain et gonflée de l’hébraisme - (hébraisme qui, d’ailleurs, a refusé le Christ) - que nous appelons l’Occident.

      Christ est la première victime de la dénaturation par l’occident qui a fait de sa doctrine le fer de lance du crime.

      Nb. Bref, pour le mot Dieu, un auteur tel Tresmontant a déjà proposé de l’éviter au cas où il paraît à son utilisateur, trop dénaturé. Moi, je n’ai rien pour son élimination dans le langage de tout locuteur s’il lui semble trop sémantiquement dévié par les réminiscences et les religions institutionnelles.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 26 décembre 2010 20:45, par Libertad

    Le monothéisme est l’idéologie des empires. Bien sur,Jésus n’a jamais existé. Pas plus qu’Hercule, Anubis ou Thor. Mais il existe le nom de Jésus, qui sert d’attrape-nigaud pour ceux qui ont besoin d’un nounours pour se rassurer.

    • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 26 décembre 2010 22:57, par CLM

      Ce point de vue, Libertad, délaisse le bon sens pour basculer dans l’élucubration primaire. Les preuves historiques sont là, le christianisme primitif n’était pas fondé sur du vent. Ces croyants des premières décennies après Jésus-Christ, ne fondaient pas leur foi sur un être inventé quand ils allaient mourir matyrs ! Et Flavius Jozèphe n’aurait rien dit non plus, seul existe le fameux Libertad et ses dires !

      Par ailleurs, ce qui est totalement balourd, c’est de dire que le christianisme est la religion des empires comme si c’était spécifique . Cela transpire de la pauvreté intellectuelle, de la faiblesse argumentaire et de la médiocrité pseudo-critique qui ne vous ressmble pas cher anonyme Libertad !

      Que l’on me dise donc combien de religions institutionnelles, une fois fortes dans la société par le nombre, ne deviennent pas religions officielles ou non d’État ou d’empire même quand elles ne l’étaient pas au départ ?

      Cherchez autre chose pour combattre le Christianisme. Respectez notre intelligence pour que nous puissions vous respecter. Évitez les déviances de l’aberration.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 01:41, par Libre Plume

    Je vous plains Libertad. La raillerie comme arme pour vous éviter de penser en quelque sorte.
    Les Chrétiens n’ont nul besoin de nounours, de doudou ou je ne sais quoi. Ils ont l’habitude de se faire insulter, nigaud n’en n’est qu’une parmi tant d’autres.
    Les Chrétiens sont libres car ils posent une relation unique et profonde avec Dieu qui les laissent le découvrir. A chacun de trouver sa relation.
    Non, mais ne cherchez pas à comprendre....

    Bel article Monsieur Loty Mallebranche. Oui les femmes accompagnent Jésus dès l’annonce de sa venue (Elizabeth et Marie), accompagnent Jésus tout au long de son passage sur terre (Marie-Madeleine, la femme libre et courageuse, Marie Mère de toute humanité...). Elles sont là, au pied de la croix, bravant les interdits et la peur, elles accompagnent le martyr de Jésus. Encore elles qui poussent les apôtres à annoncer que Jésus a vaincu la mort et le mal quand ils se "planquent" découragés et peureux.
    Bref les femmes sont tout sauf soumises et inconsistantes aux yeux de Dieu comme on voudrait bien le laisser croire si facilement (par des croyants et non-croyants également !).
    Il me semble que c’est à partir de la Renaissance que le rôle des femmes dans l’Evangile est minimisé, n’est-ce pas ? L’Eglise a alors tout à gagner à imposer un patriarcat, il est aussi imposé dans la vie civile d’ailleurs.

    Bon, votre "charge" contre l’Occident est intéressante dans la deuxième partie de l’article, elle est surprenante mais j’ai eu du mal à faire le lien entre les deux parties.
    Après tout, pourquoi pas.

    Cordialement.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 17:14, par CLM

    Salut cher Libre Plume et merci du propos.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 18:51, par Eqfm

    "D’où il faille toujours distinguer la parole de Dieu de celle des hommes avec leur histoire et contingence, leur société d’immersion dans des livres de compilation des auteurs dits saints".

    Joli programme, mais... Quel est donc cet esprit supérieur qui s’occupera de débrouiller dans les Évangiles ce qui relève du conjoncturel et ce qui relève de l’immanent ? L’auteur de l’article, évidemment. Sauf que tout le monde a procédé ainsi depuis toujours, avec les résultats que l’on sait.

    Bilan du christianisme : une religion pas plus pire qu’une autre quand elle a dû partager le pouvoir ou composer avec lui, une religion de terreur chaque fois qu’elle a réussi à monopoliser le pouvoir.

    Et une religion qu’on ne cesse de réinventer pour lui faire dire ce qu’on a envie d’entendre.

    Et en tout cas, Zarathoustra et d’autres avaient précédé Jésus pour la gentillesse avec les femmes, seule la laïcité ou d’anciennes religions de chasseurs-cueilleurs ont réussi à réellement la libérer.

    C’est bizarre comme aujourd’hui on redécouvre des concordances avec l’air du temps dans la Bible et le Coran. Vraiment dommage qu’elles ne se soient pas manifestées plus tôt.

    Pour être doux avec les femmes, Jésus aurait d’abord dû l’être avec les humains en général, et là-dessus les Évangiles se contredisent pas mal. Mais au fait, qui était ce Jésus dont on nous rebat les oreilles ?

    Sur le sujet, je renvoie à une référence qui me semble bien résumer la situation :

    http://eqfm.ouvaton.org/SF/Barbus.h...

    Et pour ce qui est de l’amour des femmes, voyons d’abord comment il traitait sa mère :

    http://eqfm.ouvaton.org/Jesus.htm#e

    Bon, il est vrai qu’elle le croyait devenu fou, mais est-ce une excuse ? Dernier point : pour traiter d’un tel sujet, notre vocabulaire ne recèle-t-il pas des richesses plus simples ?

    Comme disait Fritz Leiber dans je ne sais plus quelle nouvelle, on me casse la tête avec des mots ahurissants. Merci pour la migraine.

    • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 20:00, par CLM

      @ Eqfm,

      Juste une petite remarque : le pouvoir est l’art de subvertir les doctrines et de les transformer en organe de domination voire d’extermination de l’homme par l’homme via les structures... D’où toute religion au pouvoir est tyrannique.

      Moi, je conspue les églises officielles comme j’abhorre la chrétienté, les patrologies et patristiques mais j’adopte la rédemption offerte en Jésus. Cela ne tient qu’à ma Foi et aux expériences personnelles où ma Foi m’a tiré du gouffre. Je ne saurais vous en donner des preuves tangibles, c’est du vécu, de l’empirie intime.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 21:00, par Libertad

    Mon Dieu, débarrassez-nous des croyants. Le ciel en sera plus pur.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 27 décembre 2010 22:18, par Libre Plume

    Libertad, ça fait un moment que je lui demande de nous débarrasser des crétins et ils sont toujours là à nous polluer la terre avec leurs grands airs de tout savoir.
    Enfin, il faut dire que ça fait du boulot mais il ne faut pas désespérer.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 28 décembre 2010 18:32, par Eqfm

    @CLM

    Mais à quoi tient la foi elle-même ? En grande partie, à l’environnement. Les civilisations se succèdent. La rédemption n’a pas attendu la religion, et elle lui survivra — rédemption de quoi d’ailleurs ?

    Le christianisme, ou la chrétienté, c’est d’abord ce dans quoi nous baignons, ici, en Occident. Jésus est moins un personnage historique qu’un héritage.

    Nous le fabriquons tous les jours, très éloigné du personnage originel en ses circonstances originelles. Nous le fabriquons à partir de l’image dont nous avons hérité par téléphone arabe.

    Mais les structures se prêtent plus ou moins à être subverties. J’ai lu quelque part :

    • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 29 décembre 2010 04:05, par CLM

      Eqfm,

      La Foi tient de l’intuition spirituelle en réponse du for intérieur au mystère même du fait d’être mais aussi aux circonstances particulières de notre contingence existentielle où en croyant en Dieu, nous obtenons le secours de Yavhé, ce Père que Jésus nous révèle et nous permet d’atteindre par son action expiatoire et propitiatoire. Moi, malade, j’ai déjà obtenu une guérison miraculeuse ; menacé de certains malheurs, je me suis vu libéré de manière pas mal improbable en invoquant mon Dieu.

      Pour le reste on rationalise pas la Foi, elle est surrationnelle et est réellement un sensualisme spirituel. Il faut l’avoir pour voir ses vertus et la Face de Dieu en nous.
      Et la Foi se situe aux confins de la raison lorsque celle-ci reconnait son incompétence à expliquer le sens de l’être. La Foi est la vie du mystère divin qui est impréhensible au discours et aux sciences (celles-ci ne pouvant saisir que le comment des causes intermédiaires dans le monde et non la cause causante).

      • Bonjour CLM (ou Camille)

        Je suis entièrement d’accord avec ce dernier développement, surtout d’ailleurs pour avoir vécu une expérience similaire, à un détail près : le Dieu dont il est question ici est un Dieu historique, conjoncturel.

        Ne nous faisons pas d’illusions, toute religion naissant aujourd’hui n’accoucherait que d’un Dieu tout aussi conjoncturel. La Bible, Jésus, le Coran, Mahomet, et surtout la morale qu’ils véhiculent me semblent très dangereux, aujourd’hui comme hier. Et j’ai du mal à comprendre que la spiritualité continue de s’appuyer sur de telles béquilles.

        Pour le reste, je ne sais quelle fausse manipulation a coupé la fin de mon message précédent, en voici la substance : Jésus lui-même est grandement responsable, à mon sens, de ce qu’est devenu l’Église.

        Sa prophétie ratée sur l’imminence de l’apocalypse ne fait plus l’objet d’exégèses. Et ce n’est certainement pas un hasard si elle ne nous est parvenue que par l’Évangile de Marc, le plus ancien.

        Mais en son époque... Tous les Évangiles baignent malgré tout dans cette ambiance apocalyptique, l’attente du Royaume de Dieu. Et quand la date butoir fixée par Jésus fut passée, sans que rien de ce qu’il annonçait se soit produit, que pouvait faire l’Église ?

        Sa crédibilité se jouait sur cet enjeu. Il lui fallait reprendre la main : exit le discours des origines et en voici un autre, recentré sur la morale. C’est bel et bien Jésus qui a poussé l’Église au jésuitisme, pour des questions de survie.

        On pourrait en dire autant de Marx et de ses illusions tout aussi dangereuses, et mortifères. La citation coupée avec le reste : "L’enseignement disciplinaire de l’amour aboutit nécessairement à la violence".

        Parcourant les forums la même confrontation d’arguments s’y reproduit à l’infini : les croyants voudraient confronter Dieu à la modernité, morale ou scientifique, et dénicher dans les textes des antécédents à cette modernité.

        Les agnostiques — ne parlons pas des athées, c’est encore autre chose — lui opposent une confrontation avec l’histoire : un Dieu, peut-être. Mais sûrement pas celui-là, définitivement rejeté dans le conjoncturel historique.

        Tout prête à croire. Sauf justement les textes dits sacrés.

        • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 30 décembre 2010 14:08, par CLM

          C’est pourquoi il faut avoir une relation spirituelle et mystique avec le Christ Rédempteur qui nous fait accéder à Yavhé, ce Dieu qui Est, ce Père dont l’Amour et l’union avec Lui, est notre vocation.

          Pour la morale du Christ, elle est manipulée et dénaturée à travers sa transmission et les écrits pas mal déviés en forte part.

          La vraie Morale chrétienne est purification du tangible qui est illusion pour vivre la spiritualité qui est Amour et Fusion avec le PÈRE

          Aimer Dieu, Respecter notre Nature et Être juste avec nos semblables, sont la voie morale de cette purification.

  • Jésus et l’amour ontologique de la femme… 1er janvier 2011 11:14, par Eqfm

    "Que vous pensiez noir ou blanc votre foi est solide comme un roc, où les dards se brisent."

    La foi est tellement l’argument définitif de tout et son contraire qu’on ne sait plus à quel saint se vouer.

    Justement, ça tombe bien, nous avons de moins en moins envie de nous vouer à des saints.