Au vide répond un vide,

Au vide répond un vide,
C’est ainsi.

A un amour en succède un autre,
avec plus ou moins de chance,
de passion et de mensonges.

L’amour comme un énième passage.
Colmatage d’un vide par un autre
tout aussi vertigineux et cruel.

Les révolutions supplantent les dictatures,
Prix du sang, de la haine et de la liberté.

Les démocraties se laissent emporter
par l’arrogance et la soif de pouvoir.
Une politique en domine une autre.
Rien de plus.

Posséder, avoir droit.
Maîtres-mots de nos lâchetés.
Bradé le bien commun.

Ah ! bien malin qui parvient
à trouver du sens à ce grand
rouage qu’est la mécanique de la vie !

Hasard ?
Fichtre ! s’il existait celui-là,
Il donnerait du piment à nos fades existences.

Destin ?
Fadaise ! A quoi sert d’écrire le temps des hommes.
Il sera toujours temps de retrouver celui des dieux.

Reste le libre arbitre,
Mots qui ont bercé ma jeunesse.
Ami de toute liberté.

Las ! Inutile d’y penser davantage.
Trop subversif.
Esprit critique mis à mal.

Survivre même au prix
d’illusions de philosophes
à la petite semaine.

Vide, Vivre,

Comme je déteste quand je perds Dieu de vue.


 
 
 
Forum lié à cet article

6 commentaires
  • Au vide répond un vide, 9 février 2011 00:00, par njama

    Lorsque Hugo Chavez défend son peuple contre les banques !

    27 janvier 2011. Le Président vénézuélien Hugo Chavez menace, en direct et au téléphone, de nationaliser la banque Provinciale, filiale de la banque espagnole BBVA, En effet, les grandes banques et promoteurs immobiliers du pays sont impliqués dans une série d’arnaques immobilières frappant des milliers de vénézuéliens.

    VIDEO : (sous-titres en Français)

    http://www.dailymotion.com/video/xgv7sb_chavez-defend-son-peuple-contre-les-banques_news#from=embed

  • Au vide répond un vide, 9 février 2011 23:08, par Libre Plume

    Ce texte reste un texte poétique donc le contredire avec des exemples de la réalité n’est peut-être pas complètement approprié.
    Pourtant sur Hugo Chavez je répondrais :

    . Que je n’ai aucun attrait pour le culte de la personnalité et je reste bien convaincue que Hugo Chavez a de sacrées zones d’ombres, voire bien des vides dans sa vie.

    C’est un homme courageux, personne ne le niera mais il a aussi des méthodes musclées. Il est tombé dans une sorte de délire et est devenu omni-présent au risque de perdre de la crédibilité.

    . Que je maintiens qu’au vide répond un vide. C’est inéluctable.

    Seule une vie spirituelle libre peut combler ces vides ressentis dans nos vies. Le doute faire partie de la foi de toute façon, c’est un rouage essentiel.

    • Au vide répond un vide, 11 février 2011 01:14, par njama

      Ce n’était pas mon premier commentaire Libre Plume, Oulala ne l’a pas publié.
      "Charbonnier est maître dans sa maison".
      Parfois quelques exemples courageux et singuliers comme dans cette vidéo me permettent de ne pas désespérer de l’homme et de toutes ces corruptions qui bradent le bien commun, comme celles mises à jour en Tunisie, en Egypte ... et qui pullulent bien ailleurs ... C’est cette bouffée d’air frais que je voulais partager.
      « L’amour c’est du pipeau » chantait Brigitte Fontaine, c’est malheureusement une réalité douloureuse que vivent certaines personnes.
      L’homme reste certainement capable du pire comme du meilleur. Je ne désespère pas ... que l’homme retrouve le chemin du Bien, si l’homme finit par se souvenir ... d’où il vient !

      Nous sommes nées femmes du ventre de nos mères et nous nous souvenons comme elles, comme les mères de nos mères, des temps anciens où tu venais, homme, avide, t’abreuver du lait tiède qui coulait de nos seins.

      Comme nos mères, comme les mères de nos mères et les mères des temps anciens, nous nous souvenons du premier oiseau que tu as percé de tes flèches et que tu as ramené, comme un trophée, pour le déposer à nos pieds ; nous nous souvenons du premier arbre comme nous nous souvenons du premier feu puisque c’est nous qui l’avons allumé.

      Nées femmes du ventre de nos mères, comme elles et comme leurs mères avant elles, nous savons que la première fois que tu nous as enchaînées, tu t’es détaché du divin et que depuis tu erres à la recherche la Vérité.

      Comme ton père et le père de ton père, tu n’entends pas quand nous te disons que tout ceci est le fruit de tes entrailles, qu’il te faut honorer la terre et la bénir.

      Comme ton père et le père de ton père, et tous les pères des temps anciens, tu brandis les armes de la colère, tu agis pire qu’un enfant et malgré cela, tu te hisses, encore et toujours, sur la pointe des pieds, tu surplombes.

      Nées femmes du ventre de nos mères, nous portons dans notre chair les luttes de nos sœurs passées, présentes et futures, nous portons les stigmates de tes viols, les brûlures de celles mortes au bûcher, oui, de sœur en sœur, nous faisons et défaisons le compte de tes atrocités et nous parlons d’Amour.

      Car comme nos mères, comme les mères de nos mères et comme les mères des temps anciens, nous t’avons porté dans nos ventres comme le plus beau des fruits, nous avons accompagné tes premiers pas, nous avons guetté ton souffle, chassé les peurs.

      Nées femmes du ventre de nos mères, nous parlons d’Amour et nous le faisons.

      m. pour O.P.A
      Texte libre de droit, diffusé sous Creative Commons

      • Au vide répond un vide, 11 février 2011 17:26, par Libre Plume

        Bonsoir Njama,
        Merci de votre commentaire.
        Très joli texte même si le mot "matriarcat" trouvé quand on suit le lien me ferait plutôt fuir, autant que le "patriarcat" d’ailleurs.
        Pourtant c’est un très joli texte qui montre bien cette force et cette fragilité de la féminité. Pauvres hommes, dur de s’en sortir dans tout cela ! sourire.
        Quand on s’inscrit dans une perspective historique de l’histoire de l’Homme les moments de compréhension (ce que tout Homme cherche peut-être même avant l’amour d’ailleurs) et de tolérance sont... rarissimes.
        Alors je ne sais s’il faut encore espérer de l’Homme, en tout cas, la poésie elle, ne peut pas trouver son chemin là.
        Cordialement.

  • Au vide répond un vide, 10 février 2011 15:58, par Delcuse

    " A un amour, en succède un autre..." C’est un peu vite dit, là. Non ? Vous pensez vraiment que les relations humaines sont des rapports Kleenex ? Combien d’amour raté amène à la dépression et au suicide... Combien d’amour refusé amène à l’isolement... Combien d’amour désiré amène à un refu... En réalité, le mot "amour" fait peur. Nos oreilles tellement habituées à entendre du mensonge, traduisent amour par possession, arnaque, mensonge... On a peur de l’amour parce qu’on a fini par avoir peur de la vie.
    http://destroublesdecetemps.free.fr

  • Au vide répond un vide, 11 février 2011 17:17, par Libre Plume

    Merci G. Delcuse de votre commentaire.
    Je ne pensais pas à l’amour kleenex (c’est rigolo comme expression - sourire - mais ça véhicule une idée de rapidité que je ne voulais pas transmettre) mais à cette succession de vides à combler en amour comme dans tous les aspects de la vie en général (convictions politiques, vie spirituelle ou philosophique...).
    Alors comme l’effet poétique l’emporte ici, bien sûr , il serait possible de remplacer le mot "vides" par "attentes" - pour les optimistes. A une attente comblée en succède une autre. Une attente qui comble car elle "cale", elle "s’emboîte" sur une demande et cela parfaitement. Et c’est valable pour tout, pas seulement pour l’amour. Le problème c’est que ce moment de plaisir, bonheur (comme on veut) ne dure pas.
    Rien à faire, j’aime bien le mot "vide" même s’il peut faire peur. Réalité à affronter pour l’amoureux de la poésie.
    Alors dire qu’avoir peur de l’amour c’est avoir peur de la vie je n’en suis pas convaincue. Après tout, survivre aux vides (oh ! pardon, aux attentes de la vie ! sourire) c’est vivre et c’est déjà pas mal.
    En tout cas, merci du lien car votre site est très intéressant.
    Cordialement. Libre Plume.

 
 
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