Et si l’on essayait de faire libérer Gertrude Michon ?

La scène médiatique, comme on le sait, n’est pas assez large pour supporter un trop grand nombre d’évènements simultanés. Ainsi en favorise-t-elle certains plutôt que d’autres, ces derniers se retrouvant alors relégués dans l’ombre, en marge du faisceau de son éclairage aveuglant. Ainsi, si le cas de F. Cassez occupe la une de tous les journaux est-ce nécessairement au détriment d’autres affaires qui, pourtant, mériteraient certainement que l’on si attarde un peu plus...

Le 16 aout 2009, New.York City. Une jeune française de 21 ans est interpelée dans la 51ème avenue par un policier pour un contrôle dont l’objet est, déjà en lui-même, sujet à maints controverses. Quelques minutes plus tard, les sirènes d’une ambulance rugissent dans la rue pour conduire à l’hôpital le plus proche le représentant de l’ordre, profondément mutilé...

Que s’est il passé ?

La version officielle, celle donnée par l’officier Mac Cullan, nous explique que ce soir là, alors qu’il faisait sa ronde, il a surpris Gertrude Michon en train de se livrer au racolage. Devant la résistance de la jeune femme, il aurait tenté de la menotter mais elle se serait alors jeteé sur lui, toutes dents dehors, et l’aurait mordu avec férocité dans l’entre-jambe. Les blessures de l’officier, particulièrement profondes, conduiront les médecins à pratiquer une ablation complète de son pénis.

Il est a noter que Gertrude, lorsque qu’elle est interceptée par une patrouille (avertie des faits par des passants) n’offre pas la moindre résistance. Elle ne cherche pas à s’enfuir et est restée sur le lieu du dram, les lèvres rougies du sang du policier tout en murmurant des mots incompréhensibles aux anglophiles qui l’entourent. Lors de son interrogatoire, mené selon les méthodes « musclées » de la police américaine, elle niera les accusations de Mac Cullan avec véhémence et sans jamais dévier ne fusse que d’une virgule de SA version des faits...

Selon elle, se promenant ce soir là dans les rues pour contempler une dernière fois les lumières de la ville (son séjour linguistique va bientôt s’achever et elle doit rentrer en France dans la semaine) elle aurait été abordé par un policier, visiblement un peu éméché, qui lui aurait demandé ses papiers. Elle aurait obtempéré gracieusement mais lorsque l’officier eut remarqué sa nationalité, il aurait commencé à lui adresser des propos graveleux tout en commençant à se livrer sur elle à des attouchements impudiques. Elle aurait tenté de s’enfuir mais le fonctionnaire, un gaillard de 1,90m, serait parvenu à la trainer sans peine dans une ruelle adjacente pour la forcer à pratiquer sur lui ce qu’il est convenu d’appeler en anglais un « blow job ». Gertrude, consciente de la violence potentielle du personnage fait mine d’obtempérer mais au moment critique elle plante ses redoutables dents dans son intimité (qui alors ne l’était plus guère, intime), lui arrachant un hurlement qui fera accourir tous les passants alentours.

Dans un pays peu à peu gagné par un fascisme rampant la parole d’une jeune femme, étrangère de surcroit, n’a guère de poids face à celle d’un fonctionnaire assermentée. C’est ainsi qu’au terme d’un procès passablement bâclé, Gertrude est condamné à 20 ans d’emprisonnement.

Les demandes en recours de sa famille, incapable d’envisager une seule seconde la culpabilité de la jeune femme restent vaines mais une action citoyenne se constitue, en particulier autours d’une page Facebook consacrée à l’affaire ou se réunissent de nombreux fans de Gertrude, bien décidés à faire à la faire sortie de prison, et qui arborent en signe de solidarité un ruban rose dans leurs cheveux, symbole de l’innocence de la jeune femme.

Si vous souhaitez les rejoindre, voici l’adresse : http://www.facebook.com/pages/Libér...

Plus ils seront nombreux, plus fortes seront les pressions qu’ils seront capables d’exercer afin que le gouvernement de notre pays tente d’agir dans ce qui ressemble à s’y méprendre à un terrible déni de justice...


 
 
 
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