Le nucléaire ou la fuite en avant : plaidoyer pour un développement durable

«On ne choisit pas entre la peste et le choléra»
Jacques Duclos

Ces mots de Jacques Duclos, ancien premier secrétaire du Parti communiste français, s’appliquent aux atermoiements concernant les miracles du nucléaire et ses pendants, les énergies fossiles. L’opportunité nous est donnée de traiter du nucléaire à propos du Japon. Le puissant tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté hier le Nord-Est du Japon ont déjà fait près de 2000 morts et disparus, un bilan qui s’alourdit d’heure en heure selon les données fournies à la mi-journée par la police. Au moins 1800 personnes ont péri et / ou sont disparues dans différentes régions du nord et de l’est du Japon. Par ailleurs, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l’Est du pays. Le très violent séisme pourrait déclencher de graves catastrophes industrielles. L’économie du Japon risque de souffrir du séisme destructeur car les industries du Nord-Est et du secteur énergétique vont peiner à redémarrer, et l’important effort budgétaire qui sera nécessaire à la reconstruction risque d’alourdir la dette de l’archipel. Nombre d’activités côtières ont été réduites à néant et les infrastructures ravagées par une vague de dix mètres de haut dans la métropole de Sendai.

Plusieurs centrales nucléaires ont été arrêtées et des complexes pétrochimiques sont en feu. Six mille habitants des environs d’une centrale nucléaire de la préfecture de Fukushima (nord-est) ont été appelés à évacuer une zone de trois kilomètres de rayon autour de la centrale Fukushima n°1. Les eaux de refroidissement de l’installation nucléaire ont baissé à un niveau inquiétant, Le séisme a été ressenti jusqu’à Pékin, située à 2500 kilomètres à l’ouest, ont rapporté des habitants. Il s’agit du plus violent séisme dans le pays depuis 140 ans. Selon l’Institut américain de veille géologique (Usgs), le tremblement de terre a atteint une magnitude de 8,9. Il dépasse en intensité le grand séisme de Kanto, d’une magnitude de 7,9, qui fit 140.000 morts dans la région de Tokyo le 1er septembre 1923. Le séisme au Japon aurait déplacé de près de 10 cm l’axe de rotation de la Terre, a indiqué l’Institut italien de géophysique et de vulcanologie aujourd’hui.(1)

La maîtrise de la science des tremblements de terre

Le Japon est un pays à très hauts risques sismiques...toujours en attente de son «Big One». Il est situé au carrefour de trois grandes plaques tectoniques. On appelle cela un point triple. Les plaques Pacifique, eurasiatique et philippine se chevauchent ainsi les unes les autres dans un assemblage complexe à analyser. Surtout la plaque Pacifique glisse sous le Japon à une vitesse de 8 cm par an. D’après Rolando Armijo (Institut de physique du globe de Paris), les spécialistes pensent désormais que le dernier grand séisme survenu à cet endroit remonte à 1896, avec une magnitude probable de 8,7 et un tsunami qui aurait fait 27.000 morts. (1)

Le Japon est sans conteste, le pionnier dans la parade contre les tremblements de terre. Ce qui est humainement possible de faire et d’imaginer a été fait. Il n’empêche qu’il n’est toujours pas possible de prévoir l’occurrence d’un tremblement de terre même si on fait appel aux roulements de billes ou aux animaux. Malgré cette récurrence des secousses, ce n’est qu’après le violent séisme de Kobe, qui a fait 6000 victimes dans la région le 17 janvier 1995, que le Japon a mis en place des systèmes de protection antisismique et des plans de prévention. Depuis près de cinquante ans, le gouvernement nippon a mis en place un programme d’exercices de prévention. (1)

Un système d’alerte aux raz-de-marée perfectionné a été mis en place et amélioré au fil des années, avec des capteurs avancés en haute mer. Il doit signaler les régions menacées, via la télévision et la radio notamment, dans un délai ne dépassant par les quatre minutes après un séisme. Mais le phénomène reste encore difficilement prévisible avec exactitude. Pour tenter de protéger des rivages, des millions d’arbres ont aussi été plantés et des digues de 10 à 20 mètres de hauteur élevées à des endroits sensibles Les Japonais sont aussi les plus avancés dans le domaine des techniques d’amortissement des chocs sismiques pour les bâtiments. Plus de 2000 grands immeubles japonais sont équipés de ces systèmes «isolants», contre moins de 400 dans le reste du monde. Les autorités avaient imposé, pour tout permis de construire, une validation des plans par un organisme homologué. Des milliers d’entreprises, de bâtiments publics, de gares ou de trains sont aussi équipés de dispositifs permettant de déceler les premiers frémissements du sol. «Nous avons beaucoup appris de l’analyse des dégâts à Kobe», estimait pour sa part en 2010, Satoru Saito, expert au cabinet de recherche Nomura. De magnitude 7.2, le séisme de Kobe qui s’est produit en 1995, avait fait plus de 140.000 victimes ou disparus; «Le Japon a le système d’alerte le plus évolué du monde, même s’il n’est pas parfait», affirmait en 2009 Hiroshi Inoue, de l’Institut national de recherche pour la prévention des désastres. (1)

Les séismes les plus coûteux en milliards de dollars depuis 1980 dans le monde sont, notamment celui de Kobé (100) du Sichuan le 12.05.2008 (85), les plus meurtriers sont celui d’Haïti (316.000 morts) et celui de l’Asie du Sud (210.000 morts

Tchernobyl ou pas Tchernobyl ?

«Alors que les militants antinucléaires écrit Olivier Cabanel, se préparent à commémorer l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le tremblement de terre japonais nous ramène à la triste réalité des dangers que représente l’industrie nucléaire. La liste des 1500 victimes, ou disparus, déjà annoncées par les agences de presse japonaises pourraît s’allonger sous peu, car au sujet des centrales nucléaires touchées par le séisme du 11 mars 2011, la situation est loin d’être sous contrôle: le refroidissement de certains réacteurs touchés n’est pas encore assuré, et l’on pourraît peut-être assister à la fusion de l’un d’entre eux, tout comme à Tchernobyl il y a un quart de siècle exactement.»

Pour cette catastrophe, si l’on a su bien trop tard, à cause de la désinformation gouvernementale française, la pollution nucléaire subie, avec d’autres peuples d’Europe, on connaît maintenant, seconde après seconde, de quelle manière le «nuage» invisible s’est déplacé. On sait aussi, malgré les efforts de minimisation tentés par le lobby nucléaire, et grâce au rapport publié en janvier 2010 par l’Académie des sciences de New York, que le nombre de morts suite à la catastrophe de Tchernobyl est de l’ordre d’au moins 985.000, et que le bilan financier de la catastrophe a dépassé les 500 milliards de dollars. Or, le séisme qui vient de se produire au Japon doit être regardé de plus près, car 3 réacteurs nucléaires posent des problèmes de refroidissement, et si un seul réacteur ne peut plus être contrôlé, ce ne sont pas quelques centaines de victimes qui pourraient être à déplorer, mais vraisemblablement beaucoup plus. (...) Aux dernières nouvelles, la centrale d’Onagawa est en feu, et il semble qu’il n’était plus possible d’empêcher la fusion du réacteur, bien que les informations soient manifestement filtrées afin de ne pas affoler les populations. C’est toujours le même syndrome, celui de Tchernobyl, qui consiste à dissimuler le danger, afin de ne pas créer la panique. (...) Le pire scénario est peut-être à venir, car si un seul réacteur ne peut être refroidi, un «Tchernobyl» japonais est possible, avec les conséquences que l’on imagine. Si les manoeuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura, comme à Tchernobyl, fusion du coeur, explosion, et dissémination dans l’atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies. Alors, pourquoi s’inquiéter, car comme dit mon vieil ami africain: «Il faut attendre d’avoir traversé toute la rivière avant de se moquer du crocodile.»(2)

«Le Japon est-il menacé d’un accident nucléaire majeur comparable à celui de Three Mile Island, la centrale américaine dont le coeur avait, le 28 mars 1979, partiellement fondu? Le risque d’une fusion du coeur du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima restait, samedi 12 mars, la préoccupation principale des autorités nucléaires japonaises et internationales. Même à l’arrêt, les réacteurs doivent continuer à être refroidis par un liquide réfrigérant. Dans le cas contraire, les cartouches de combustible nucléaire (contenant de l’uranium et du plutonium) peuvent être endommagées et fondre. A Fukushima, il semble que se soient produites à la fois une perte d’alimentation électrique, ne permettant plus le refroidissement du coeur du réacteur, et une perte d’alimentation en eau de mer ordinairement injectée dans le circuit de refroidissement (..) L’armée de l’air américaine avait fourni dans la nuit des liquides spéciaux de refroidissement qui n’avaient pas eu l’effet souhaité.»(3)

La sécurité discutable des réacteurs nucléaires japonais

Une question récurrente est relative à la sureté nucléaire. Il semble que l’entreprise japonaise chargée de gérer le nucléaire n’a pas fait dans le passé preuve de transparence. «Est-il possible de sécuriser les centrales nucléaires dans un pays à forte activité sismique comme le Japon où se produisent 20% des secousses supérieures à une magnitude de 4 enregistrées à travers la planète? Après un tremblement de terre en juillet 2007 dans le département de Niigata (mer du Japon) d’une magnitude de 6,8, plusieurs incidents s’étaient déjà produits à la centrale de Kashiwazaki-Kariwa (sept réacteurs) dont des fuites radioactives. Tepco, qui avait par le passé dissimulé des problèmes, avait tardé à reconnaître les faits: sa centrale n’était pas conçue pour résister à un séisme d’une telle violence et l’alerte avait été donnée trop tardivement, avait reconnu le Premier ministre de l’époque, Shinzo Abe. L’enquête avait révélé une cinquantaine d’anomalies et de dysfonctionnements et des falsifications de documents sur des résultats de tests d’étanchéité. Tepco avait adopté de nouvelles normes. Pays disposant de faibles ressources naturelles, le Japon dépend à 40% de la filière nucléaire pour produire l’électricité dont il a besoin. Il compte plus de cinquante centrales nucléaires situées généralement à proximité de ses côtes.»(4)

«Sur place, la radioactivité reçue en une heure par personne correspond à la limite à ne pas dépasser annuellement. Jean-Mathieu Rambach, ingénieur expert en génie civil à l’Irsn, a expliqué à l’AFP que l’explosion n’est donc pas comparable à celle de Tchernobyl: «A Fukushima, les installations sont principalement constituées de métal: cela peut fondre, cela peut permettre des fuites radioactives. Selon un porte-parole de Greenpeace joint par Rue89: «On est exactement dans le même cas de figure qu’à Tchernobyl. L’explosion a été causée par l’hydrogène, c’est une explosion mécanique qui a soufflé le réacteur. Ce qu’on cherche à vérifier maintenant, c’est si la fusion a été totale ou partielle.»(...) Tepco a admis une augmentation de la pression à l’intérieur du réacteur. C’est ce qu’on appelle un accident majeur.»(5)

Pour ajouter à la difficulté, l’opérateur d’une centrale nucléaire du nord-est du Japon a déclaré dimanche qu’un deuxième réacteur donnait des signes de problèmes, avec un risque d’explosion (réacteur N°3 de la centrale Fukushima n°1) «Toutes les fonctions pour maintenir le niveau du liquide de refroidissement sont en panne», a déclaré un porte-parole de l’opérateur. Le réacteur a finalement explosé.

Sortir du nucléaire et aller vers le développement durable

Sommes-nous dans une configuration de Tchernobyl, accident du 26 avril 1986 qui, rappelons-le, aurait fait entre 600.000 et 900.000 morts des suites des radiations? Pour le Réseau «Sortir du nucléaire», c’est bien un accident nucléaire majeur gravissime qui se déroule actuellement au Japon, d’une gravité comparable à celle de l’accident de Three Mile Island et de celui de Tchernobyl. Selon l’agence japonaise de sûreté nucléaire, l’incident qui a affecté la centrale de Daiichi est moins grave que ceux de Three Mile Island en 1979 et de Tchernobyl en 1986. Il a été classé au niveau 4 alors que celui de Three Mile Island, aux Etats-Unis, avait été classé au niveau 5 et l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, au niveau 7, le plus élevé.

Selon une dépêche de l’AFP, environ 60 000 personnes ont formé samedi une chaîne humaine pour protester contre l’énergie nucléaire, dans le sud-ouest de l’Allemagne, selon un collectif écologiste alors que la menace d’un accident nucléaire planait au Japon. «Angela Merkel et Stefan Mappus (chef du gouvernement régional du Bade-Wurtemberg) vont comprendre que celui qui prolonge la durée de vie des centrales (nucléaires) raccourcit sa propre durée de vie gouvernementale», selon Jochen Stay. Le Parlement allemand a voté à l’automne 2009 l’allongement de l’exploitation des centrales nucléaires, reniant ainsi l’arrêt progressif qui avait été décidé sous le gouvernement social-démocrate/écologiste de Gerhard Schröder (1998-2005). L’Allemagne après avoir annoncé le démantèlement de ses centrales nucléaires d’ici à 2021 s’est, en définitive, récusée en août 2010 et a prolongé encore jusqu’en 2035 la durée de vie de ces centrales.

En France si les tremblements de terre sont bien moins fréquents qu’au Japon et moins forts, les centrales sont aussi bien moins "protégées" contre les séismes. Et la possibilité d’un accident nucléaire grave en France dont près de 80% de l’électricité est produite par 58 réacteurs à eau pressurisée (PWR) n’est pas une lubie des antinucléaires, les officiels l’admettent depuis longtemps même si ce n’est guère répercuté par les médias. Le parc nucléaire français est en effet toujours aussi dangereux : Pour le risque sismique : Il y a 42 réacteurs sur 58 qui sont menacés ! Il y a eu perte du refroidissement (les 2 voies d’eau obstruées simultanément) d’un des réacteurs de Cruas... La double défaillance des circuits de secours sur 34 réacteurs Le risque inondation : 16 sites sur 19 sont concernés. Voir "Le Blayais : Très près de l’accident majeur" en décembre 1999. Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase d’urgence pendant et juste après l’accident (confinement, prise d’iode stable évacuation) et exercices de crise dans les localités proches des réacteurs. (6)

On dit que les centrales nucléaires dégagent très peu de CO2 que le charbon, le pétrole ou le gaz, Ceci est vrai si on ne compte pas l’énergie et le CO2 dégagés par les quantités de béton et d’acier qu’il a fallu pour les construire. On oublie aussi que le risque zéro n’existe pas et que les déchets radioactifs (plutonium) ont une demie-vie de 24.000 ans. Il n’y a toujours pas de solution définitive quant au traitement des déchets.

Le recours aux énergies vertes est plus qu’une option, une nécessité. Le Japon dispose de sources géothermiques importantes qu’il peut exploiter. Cependant, il ne pourra pas assurer au japonais Lambda 10.000 kWh par an. A moins, à moins de changer de paradigme et de faire la chasse au gaspi, de se défaire de l’addiction au pétrole...Un rapport du Parlement européen pense qu’il faudra dépenser au total entre 60 et 80 milliards d’euros sur une période de 50 ans, avant qu’il soit envisageable de produire de l’énergie avec la fusion nucléaire. Ces accidents nucléaires seront peut-être un choc et permettront aux pays industrialisés de se tourner vers les énergies vertes Ils passeront de l’ébriété énergétique actuelle à la sobriété énergétique seule garante, d’un développement durable.

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz


 
P.S.

1.Nantro Seize: Séisme de magnitude 8,9 et tsunami dans le nord-est du Japon: http://www.catnat.net/index.php?opt... 11 Mars 2011

2.Olivier Cabanel: Tchernobyl: drôle d’anniversaire Agoravox 12/03/2011

3.Philippe Pons et Pierre Le Hir: Menace nucléaire au Japon. Le Monde.fr 13/03/11

4.La centrale de Fukushima aurait été gravement endommagée L’Express 12/03/2011

5.Séisme au Japon: risque de catastrophe nucléaire Rue89 11/03/2011

6. L’accident nucléaire est aussi possible en France à tout moment, aujourd’hui, ce soir, demain matin ! Infonucléaire http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar... 14 mars 2011

 
 
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2 commentaires
  • Grande responsabilité de la France dans la crise nucléaire du Japon.

    Depuis fin 2010 début 2011, les sites nucléaires de fukushima fonctionnent avec le Mox , combustible d’origine française réputé très instable. Je pense que c’est ce combustible qui est la cause des explosions et c’est lui qui a aggravé cette crise.

    Greenpeace avait sonné l’alarme de ce combustible depuis 2001 :

    http://owni.fr/2011/03/15/revelations-areva-au-coeur-du-reacteur-de-fukushima/

    Plusieurs sites français utilisent ce combustible : http://fr.wikipedia.org/wiki/Combustible_MOX

  • Cher Professeur Chitour,

    Permettez-moi de vous remercier d’abord pour vos articles de très bonne qualité et souvent pertinents. J’ai beaucoup de plaisir à vous retrouver sur Oulala et je vous dois beaucoup de respect.

    Ce qui nous manque en ce moment, c’est de se rendre compte qu’on ne pourra réparer les dégâts provoqués par la technologie par encore plus de technologie. La notion même de développement doit être bannie de nos pensées et en reprenant les arguments des néo-luddistes, c’est en détruisant les machines que nous reprendrons notre liberté. Si nous arrivons à tourner définitivement le dos à tout concept de progrès, alors l’Homme pourra reprendre sa dimension spirituelle et complète et devenir entier.
    Si nous restons sur le chemin de la croyance dans la technologie et le scientisme, les accidents se répèteront indéfiniment jusqu’à l’extinction de la race humaine - ou jusqu’à ce que les machines remplacent l’humain. Elles s’ent moquent de la radioactivité, les machines... et dans un monde pollué, ce sont elles qui montrent l’avenir.
    Si l’Homme veut exister encore dans quelques années, il ne lui reste plus qu’à consciemment détruire ce qu’il a bâti depuis la Révolution Industrielle, voire depuis la Renaissance. Les riches d’aujourd’hui seront les pauvres de demain, cela ne me dérange pas. Mais l’avenir de la planète se joue ici et maintenant, dans l’évolution des pays riches vers une conscience de la frugalité comme l’avait déjà compris Gandhi. Ce n’est que par une décroissance volontaire et véritablement démocratique que demain nous serons là. La seul alternative reste la barbarie et c’est celle que l’on nous fait subir. Et le développement durable, c’est la barbarie.

 
 
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