Révolution

Poésie malmenée,
Musique de l’amour,
Mots dérisoires emportés
dans le fracas des guerres.
Ruines affreusement silencieuses.

Hommes abasourdis d’une haine
Perçante,
Aigüe,
Dissonnante,
Stridente,
Annonciatrice de sang.

Azur déchiré,

Sifflement d’une balle se logeant
dans la poitrine de l’enfant.
Cruauté d’un tireur,
Inconscience d’un père fanatisé.
Mater Dolorosa.

Cliquetis des chenilles de chars
entrant dans la ville martyrisée.
Soldats sacrifiés à l’aveuglement
de révolutionnaires dévoyés.

Rythme lancinant de
missiles aveugles,
Eclairs de mort martelant la nuit
telles des cymbales célébrant
une victoire misérable.

Soldats désorientés,
Puissances écrasantes.
Salvatrices ou destructrices
Qu’importe ...

Armes méprisables.

Rebelles emprisonnés.
Et du fond d’un cachot,
Courage retrouvé dans
une mélopée s’échappant de
cette crasse violente.

Air du temps de l’amour,
Douce et ardente mélodie,
Souvenir d’un bonheur fugace.

Prendre une femme dans ses bras,
Comme prendre une éternité
dans toute sa magnificence.
Fulgurance de la communion
du Temps avec l’Homme.

La révolution est là.


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes