{id_article}
 

« Pouvoir » et Nudité

Cratère d’esprit nu Abîme des villes Naufrage et abysse des consciences Aux mers des contresens, La vie dans nos villes Pactise avec la mort masquée en génie public, Rites étatiques Sur les têtes sans visages Des structures infâmes, Kunées maudites de nos monstres adulés Élus parasites qui consomment et consument le peuple La décomposition du monde Offre le macabre et maculé spectacle de la corruption des empestés Les âmes corrompues puent les injustices Âmes putréfiées rongées des vers de leur inconséquence Inaptitude à assumer l’être Impropriété hypermatérialiste à vivre l’extase vocationnelle. Cratère d’esprit nu Que de moins que rien gouvernent l’État ! Et, par déviances et crimes économiques, Imposent l’esclavage de la paupérisation Et le travail obligatoire et sans fin Comme fin de l’aventure humaine Dans le dédale de la faim planifiée des Charon capitalistes La route des politiques est un Achéron de mensonges, Répugnant et létal méandre des fumisteries macro-économiques. Avec les analphabètes fonctionnels, régaliens du néant Sots experts, excellents exécutants, Choses de la chose financière Funambules flagorneurs faits présidents ou premiers ministres Faune politicarde féroce Intronisation de l’absurde Accrétion d’esprit chauve sans contenance, Lèche-semelles dévoyés des banquiers, La gouvernance n’est que boule puante, Paume coprophile aux raquettes des sous-hommes ! Triste gigantisme et plaisir patibulaire des nains mégalomanes ! Cratère d’esprit nu La canaille cravatée, Chiure d’arrivisme Mimesis fienteuse du vide Mime avec arrogance la royauté de ses patrons de débauche, Exterminatrice cupide et servile des majorités torturées, Prépare l’horreur institutionnelle contre les peuples abusés, Usés de misères. Cratère d’esprit nu La béance est pierre de touche politicienne Contre les peuples Et sans lucide utopie ni transcendance, Les asticots anthropomorphes des partis strictement électoralistes Désignés, vendus et achetés tour à tour, Affairisme obsessif des fonctions officielles, Ne sont qu’objets infects du vilain couronné Rois et reines nus Dont l’indécence politique n’a d’égal Que leur hypocrisie crasse du massacre De l’Homme et de la Terre au gré des désastres ! Cratère d’esprit nu Pendant qu’au-delà du possible, s’étire et se fissure la planète Pour l’imbécile surexploitation dite croissance, La marche au supplice D’une espèce qui se tue, Se profile dans la complice indolence des masses, Ombres permissives qui s’adaptèrent et se turent. Ah ! Pesante complaisance des hommes-choses, hommes-jouets Qui se traînent et se vautrent En la vase macabre d’une démocratie prédatrice, Fangeux enfoncement des espoirs ! Le collectif nu de l’ordre tout aussi nu Est désormais jeu sinistre pour occire le devenir Ludique trou noir conscientiel des sécheresses errantes incarnées, Intumescences sans substance des vilenies dirigeantes Qui vomissent la camarde et peuplent le monde de leur vide Vacuité chatoyante au désert des nuls et des nus. Cratère d’esprit nu Les virus mastodontes du pouvoir, Mortelles bactéries numismolâtres Gouvernant par dévoration, Imposent la pragmatique performance du marché L’efficace célérité productive Car l’appât convulsif pulsionnel de la fortune A des appas plus insoutenables qu’un gynécée palatin ! Les bacilles du pouvoir Règnent et tyrannisent l’avenir, Déciment le temps ; Et par la funeste idéologie de l’urgence, Massacrent aujourd’hui le demain ! Ô ! Prodigue tueuse logique de l’immédiateté Qui ingurgite le futur à la gueule gourmande du maintenant ! Ô ! Goinfrerie inassouvie, immodérée des classes consommatrices ! Dénaturation homicide goulue du carpe diem aux crocs des vampires ! Qu’il est infâme de sabrer la durée et le temps au glaive du présent ! Qu’il est déviant d’inhumer l’avenir à la fosse vorace de l’instant ! CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes