Tabous et interdits,

Ils freinent l’imaginaire
dans son parcours flamboyant,
Tuent l’esprit créatif,
bouillonnant Essentiel.

Insidieux hypocrites, ils étouffent les familles,
Cruels, aveuglent des vies,
Empêchent l’amour d’être et
les enfants de s’épanouir à leur vérité.

Ils ne rassurent que les esprits étriqués,
pour les rendre plus incultes encore,
Abrutissent l’homme simple qui n’y
voit là aucun mal pour y trouver parfois
même du bien.

Tabous et interdits,
Réducteurs de pensées.

Universels, redoutables et féroces,
Ils s’amusent autant des hommes que
des femmes,
Des jeunes que des vieux,
Des puissants que des sans-grades.

Au nom de la sacro-sainte éducation,
Dressent des parents contre leurs enfants,
Hommes et femmes rigidifiés par les interdits,
Lentement et inexorablement asservis aux tabous.
Angoissante peur de l’avenir.

On pense pouvoir les contourner,
Inutile d’insister,
Sans pitié ils achèvent les justes.

Malins, rusés, moqueurs,
Ils font le bonheur des cyniques,
des corrompus, des malhonnêtes
et des dépravés.

Ils se moquent des politiques,
surtout ceux qui ne savent pas leur préférer
la parole et l’échange,
les mots et les oppositions,
Source de toute liberté.

Bien des religieux en ont compris
l’intérêt et ne manipulent que trop
ces deux bêtes écoeurantes,
Plus pour le pire de leurs ouailles
que pour leur bien d’ailleurs.

Certains les confondent même avec le sacré,
pour se donner ainsi des airs respectables.
Esprits tordus, assoiffés d’honneurs
qui salissent la bonté.

Tabous et interdits,

Résurgences de la crasse intellectuelle,
Fétides puanteurs universelles,
Tueurs d’esprits éclairés et
d’intelligences en devenir.
Minables flatteurs de la crainte,
de la détresse et des angoisses.

Les philosophes en dissèquent hardiment la
substantifique moelle,
Pour ne parvenir enfin qu’à les enfermer dans
des mots et concepts que d’autres s’approprient
sans vergogne pour en détourner le sens à leur avantage.

Reste l’artiste qui n’en a cure,
Il en joue même dans sa recherche créative.
Au prix de souffrances fécondes, il défait
les manigances de ces deux implacables.
Beauté insolente de l’art.

Opposer enfin l’indépendance,
La liberté de penser, la patience,
La soif de découvrir l’inconnu,
La réflexion et l’action,
Chercher patiemment le subtil,
le caché et les mots,
La conscience au beau
et à l’amour transparent,

Pour devenir
Des vigiles avertis,
Forts de leur libre-arbitre.
Des dissidents du quotidien.

Etre dangereux car libre,
Avide de doute et de tolérance.

Et que nos fils reprennent le flambeau,
Sans tabous,
Ni interdits !


 
 
 
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