Pérou : une nouvelle étape commence

Communiqué du Parti Communiste Péruvien
Dimanche 05 juin de 2011 20 : 06

Ce fut une bataille difficile mais finalement nous avons vaincu la crainte, l’immobilisme, la mafia et les troubles manipulations des pouvoirs factieux qui mirent tous leurs œufs dans le panier de la candidate fujimoriste pour empêcher le triomphe de Ollanta Humala.

Avec le triomphe électoral incontestable de Ollanta Humala commence une nouvelle étape dans l’histoire de notre pays. Nous avons écarté les secteurs néolibéraux du contrôle du gouvernement, et pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons la possibilité de construire un gouvernement qui serve les intérêts nationaux et qui devienne un véritable représentant des secteurs de la majorité, ceux qui étaient écartés des avantages de la croissance économique par le néolibéralisme de la droite.

Nous sommes face à une responsabilité historique et pour cela nous devons donc être cohérents et en accord avec le mandat populaire que nous avons reçu. Nous savons que ce ne sera pas facile, et que la gouvernance du pays dépendra en grande partie de la conduite qu’adoptera le pouvoir économique, le vrai pouvoir qui, dans ce deuxième tour, a agi comme l’intégrateur des forces conservatrices opposées au changement. Nous espérons que les voix alarmistes qui cherchaient à créer un climat de méfiance sur les facteurs économiques assumeront avec responsabilité leur engagement envers le pays et reconnaitront que le mandat populaire légitime a émergé des urnes.

Nous n’avons pas beaucoup d’illusions, parce que nous connaissons la nature réactionnaire de la bourgeoisie péruvienne, et pour cette raison nous avons l’obligation et la responsabilité politique le droit à gouverner de Ollanta Humala.

Ollanta Humala, prenant en compte avec responsabilité les résultats électoraux du premier tour, a reconnu la nécessité d’aller vers un gouvernement de concertation nationale, qui se fixe comme tâche prioritaire de combiner la croissance économique avec l’inclusion sociale. En d’autres termes, il s’agit de former un gouvernement de coalition nationale afin d’assurer le changement dans la liberté et la démocratie.

Mais nous sommes aussi fermes en déclarant que la première concertation est à rechercher avec le peuple. Cela devrait se refléter dans la composition du cabinet ministériel et dans l’importance des signaux sans équivoque qu’il donnera du tournant en matière de priorités gouvernementales

Nous devons prendre des mesures concrètes dans la mise en œuvre des promesses électorales : retraite à 65 ans, augmentation du salaire minimum vital, lutte frontale contre la corruption, création d’emplois, adoption de la nouvelle loi du travail, suppression des « servis » et des contrats temporaires, réforme fiscale, imposition des superbénéfices des entreprises minières, renforcement de la démocratie, dialogue permanent avec le peuple, etc.

C’est sur cette base que nous construirons un gouvernement cohérent et compatible avec la proposition de changement. Et c’est l’engagement des communistes, de travailler à faire une réalité des promesses électorales pour lesquelles le peuple péruvien a voté.

TRADUCTION COMAGUER


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes