Hologrammes Organiques

Les autoroutes de la désinformation médiatique,

Telles des trottoirs aux putains,

Exhibent leurs mutants en costume,

Bouffis, balourds télévisuels drapés de fortune.

La nocuité des capitales et mégapoles infestées de bipèdes hideux,

Scène macabre des boursouflures,

Catafalque de politicards et financiers zélateurs,

Tortionnaires sordides du destin collectif.

La politique et la finance courent la prétentaine des horizons d’abîme.

Bureaux et palais sont des cloaques blanchis

Caves d’ordures qui n’osent se l’avouer,

D’où giclent, pires que la pestilence d’égout,

Des infections mouvantes agressantes,

Vêtues d’extravagances somptuaires

Mimant grandeur et pureté

Et à coups de paillettes, d’onéreuses babioles,

Fascinent, subornent les hordes spectatrices !

Ah ! Barbarie de civilisation postiche !

Fausses Prestances d’anthropomorphes,

Règne des farauds et vestales du crime !

Diadème des ingénus matois du vice et de l’horreur !

Humeurs livides, ersatz délétères d’un ordre létal !

L’arrogance nocive mortifère des ombres ambulantes,

N’a d’égal que le remugle néant de leur stature !

Méphitique vanité des miroirs déformants

Inanité criante des vétilles,

Images-portraits animés aux prismes des propagandes !

Répugnante infestation d’hologrammes organiques,

Préséance putride de la canaille pécuniaire

Privilège poissard des crapules cossues prédatrices d’État et de peuples !

Ô ! Infâme lucre !

Amenuisant pouvoir qui fait des hommes,

Des gourbis maudits du factice !

En leur malsaine vacuité,

La lubie matérialiste de l’alibi du progrès,

Pour masquer la vanité des décalques,

Est grabat polymorphe des pathologies de mode

Impudent paradoxe d’opulence dénaturante,

Mortelle inaptitude à naître et être au-delà des colifichets et reflets !

Hologrammes organiques,

Le vase des luxures ostentatoires,

Malgré le luxe mirifique des simulacres,

Hélas, ne changera la puanteur de la vase,

En fragrance d’éther,

Ni ne fera du mensonge des manières,

Un nouvel azur de perles d’âme

Alors que puent les rois copromanes

En dépit de l’or et du velours des trônes !

Hologrammes organiques,

Livides lutins de l’illusoire

Qui vous croyez des hommes,

L’inessentielle allure de vos maquillages

À la psyché de vos fatuités,

Ne cachera guère la reptation de vos façons !

Vos simulations régaliennes où sévissent mille servitudes,

Fosses fétides d’une terre cadavérique, putréfiée de vos fluides infects,

Vos cinglantes singeries de sens,

À la morne glace de vos sombres grimaces,

Jamais ne vous renverront,

Que vos tronches de morts,

Vos spectrales postures de non-être !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes