Pollution, la suie politicarde…

Sur une table de goudron,

La société nécrophile sirote chaque goutte de mort,

Le pouvoir savoure la destruction massive, bactériologique et nucléaire.

La civilisation du cancer boit et sable ses innombrables coupes pathogènes,

Fête et porte son lugubre toast, où pesticides chimiques et gaz toxiques remplacent le champagne au dithyrambe du malheur,

Sous l’infecte houlette des rats de palais, promoteurs d’amiante !

Ah ! Civilisation d’exterminateurs adulés, payés par ceux qu’ils massacrent !

Danse macabre, çivaïte à l’envers en son inesthétique absurde,

Société mortuaire, sans glas, qui tisse, sournoise, l’hécatombe et porte la poisse de ses monstres idolâtrés,

Singes d’État élus, fantoches de minières et de pétrolières,

Reclus heureux, enrichis aux fauteuils suprêmes des peuples,

Totems électoralistes des maisons blanches

Ah ! Maisons Blanches faites tombes blanchies ceinturées de marée noire !

Nos chefs débiles, hébergent et caressent en leurs bureaux,

L’incommensurable pourriture structurelle qu’ils refilent, régurgitent au monde.

Le verbiage des politicards, prêtant visages souriants aux démons pécuniaires,

S’exhibe nu, ment sans vergogne au gré des tirelires

À des sommets de boniments.

Ô ! Palilalie haineuse des gouverneurs-ombres

Nullards politicards garants de tous les maux !

Gueux d’esprit vestés en leurs présidentielles singeries !

Ah ! Palatines pestes d’essentialistes infâmes, se croyant des hommes par leur titre de figuration !

Farceurs gesticulatoires du trône systémique,

Qui pestent contre l’évidence, simulent l’écolo-activisme officiel,

Au service de leurs dieux industriels, seigneurs maudits en l’inavouable féodalité moderne,

Ternissent la sphère tournante voûtée d’azur et d’horizon,

Empestent la ballerine spatiale au satin bleu,

Expédient ad patres l’astre magique, écrin des espèces !

En leur nocuité maniérée, tout est camarde !

Et leur moindre geste de morts promeneurs,

N’est que triste émanation mentale de la déchéance.

Eux qui protègent le pactole des polluants rentables

Dont leur éthique économique fait diaboliquement l’économie,

Comme ces étrangleurs financiers, peaufinant l’endettement de tous asservis du crédit à leur gloire et profit.

La goguenarde conscience écologique étatique, drapée de niques,

Grimace sous la trique des vulgaires pantins votés par l’indolence du nombre !

Ô ! Ironique suie des réflexes politiciens !

Connivence liberticide de la canaille votante avec la répugnante clique politicarde

Oriflamme sanglant, rouerie politicienne de l’extermination lente !

Ô ! Pragmatisme béat des présidents et populaces !

Tyrannie mortifère des foules du lucre et de l’urgence !

Agressions délétères d’obsession de règne par l’accumulation et l’avoir

Pollution caractérielle, contamination collective d’âme

Putride flétrissure d’élites fangeuses !

La conscience politicarde, poix hypocrite d’inavouables crimes,

Poison de la planète cupidement torturée,

Vilenie ravageuse qui chérit le bitume

En étendard de la croissance !

La soupe brune et sale des énergies tueuses

Nutriment maudit des écocides,

Carburation des Charons modernes

Qui courent à l’abîme

Sans souci de leur cycle amorcé de néant,

Boomerang des inepties avaricieuses,

Où les maudits et damnés médaillés de mérites iniques

Sans prêter l’esgourde aux signes qui crient gare à la chute prochaine,

À l’effondrement prévisible de leur être de paille,

Décochent contre tous, leurs létales flèches sur le temps

Aux arcs avides du maintenant !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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