L’idéologie, une aporétique artificielle de la politique.

La liberté individuelle sans l’équité de la justice sociale, est affabulation idéologique d’oligarques ; la justice sociale sans liberté individuelle de la personne, est tyrannie d’étatisme laïc ou religieux.CLM

Quand la putréfaction d’un système économique et de son mode de vie méphitique, déshumanisant s’impose contre toute logique comme manière d’être de l’humain sur terre, aux grés de la raison tronquée à travers les prismes de la duperie et de la corruption de tous par quelques-uns, il faut exiger l’improbable et introniser le paradoxe au pouvoir. Quand l’institution sociale génère et reproduit les mêmes groupuscules de monstres prédateurs et la cohue des esclaves heureux de les suivre et les enrichir sans le moindre recul interrogatif ni la plus infime velléité d’émancipation, il faut tout changer de la raison, de la logique et du sens collectif. Comme disait le Che, ce romantique acteur révolutionnaire, titan des luttes de libérations populaires du vingtième siècle : « Soyez réalistes, demandez l’impossible ! »

Le continuum liberté individuelle et justice sociale de la démocratie.

L’émergence-respect de l’individu libre dans ses droits inaliénables de personne et la justice sociale refusant le règne despotique des privilèges oligarchiques pour l’intégration de tous dans la jouissance de ce qui est à tous, sont si intimement liées à l’essence naturelle et logique de la démocratie, qu’elles constituent le continuum démocratique, quand la DÉMOCRATIE est vraie, horizontale et en accord avec elle-même.

Tout le paysage langagier et « logique » de la morale sociale ploutocratique est élaboration d’un tissu d’arguties, une monstration hallucinée (artificielle) des illusions d’un système décrit comme réel et indépassable par ses profiteurs. Soit. Mais qu’en est-il du discours de la libération dans la presse alternative ? Car là aussi, l’idéologie intervient comme méthode dialectique de mise à l’index des malversations de l’idéologie officielle. Sauf, que la démocratie, l’intégration économique, politique et culturelle de tous sans populisme ni encanaillement, exige des nuances essentielles, pour ne pas être dénaturée au fil des luttes menées sincèrement en son nom.

Entre les cossus qui vaticinent en déclarant que la démocratie voire l’humanité s’effondrera si le capitalisme actuel s’effaçait et les gauchistes qui appuient toutes les ignominies des sociétés antioccidentales, quelles que soient leurs horreurs tyranniques et barbaries religieuses ou politiques, les amis de la démocratie effective et vraie, ont à manifester le courage de la vérité.

Car il est une pléthore de matamores qui vocifèrent, attaquent idiotement le christianisme volontairement amalgamé aux horreurs de la chrétienté ou des fondamentalistes de la Belt Bible sans oser attaquer les secteurs religieux barbares et criminels de toute tendance qui sévissent ignominieusement aujourd’hui sur la planète dans les pires anachronismes tortionnaires, antiféminins et meurtriers. Le faix de la liberté est lourd à porter au discours des borgnes qui ferme l’œil fixé sur le mal jugé bon pour leur cause. Pourtant tout mal est souffrance infligée à l’Homme, unique sujet-objet de la liberté prétendument défendue ! D’où vient la complaisance avec les crapules criminelles qui, au nom de la religion, maltraitent leurs semblables !?

Les religions, théocraties et monarchies de toutes sortes qui assomment l’humanité par leur nocuité liberticide, leur enfermement de l’homme dans des définitions soi-disant sacrées identitaires pour le soumettre à quelques-uns transformant leur domination en cause collective, doivent être elles aussi sinon dénoncées à tout le moins méprisées et ostracisées de tout appui des vrais démocrates...

Prendre position géopolitiquement pour l’équilibre des forces ne doit jamais nous faire oublier que l’horreur est aussi ailleurs qu’ici et que l’appui doit rester strictement géopolitique sans soutenir aucune société fermée ni système antidémocratique. La nuance est ici gage de probité intellectuelle et d’équilibre critique.

Une piste donc nouvelle, aux éveilleurs de conscience pour ne pas démériter du combat de la libération dans le discours public. Pour ne pas distordre la vérité de la lutte de la libération au point de la rendre méconnaissable par torsion idéologique, contraire d’elle-même dans la pire des apories !

Le discours démocratique alternatif (discours non aligné au système, discours des intellectuels indépendants et de la presse alternative) doit refuser toute solidarité avec les oligarchies théocratiques, monarchiques, religieuses de partout - tout en combattant les factices droits de l’Homme d’une ploutocratie occidentale droit-de-l’hommiste, où l’argent est tout et l’être humain réel de chair et de sang à l’intérieur des sociétés, moins que rien utilisé, réifié par et pour la voracité de quelques-uns, selon un capitalisme agresseur, belliciste, pillard et criminel contre l’humanité à travers toute la planète.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE


 
 
 
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