LES « VALEURS » DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE : L’ensauvagement comme credo

« Je n’oublierai jamais le moment où, pour la première fois, j’ai senti et compris la tragédie de la colonisation. [...] Depuis ce jour, j’ai honte de mon pays. Depuis ce jour, je ne peux pas rencontrer un Indochinois, un Algérien, un Marocain, sans avoir envie de lui demander pardon. Pardon pour toutes les douleurs, toutes les humiliations qu’on lui a fait souffrir, qu’on a fait souffrir à leur peuple. Car leur oppresseur, c’est l’Etat français, il le fait au nom de tous les Français, donc aussi, pour une petite part, en mon nom. »
Simone Veil

« Les civilisations ne se valent pas ! » Un coup d’éclair dans un ciel de plus en plus obscurci par l’intolérance ! Voilà comment une déclaration d’un ministre de la République en France a enflammé la classe politique française et amène à interrogation. Persistant et signant le ministre pointe du doigt la religion musulmane et s’en explique notamment par rapport « au sort qui est fait à la femme » en terre d’Islam…

Nous allons voir sereinement comment la civilisation occidentale dans son ensemble a appliqué le double standard intra-muros, l’habéas corpus, la déclaration des droits de l’homme... Extra-muros, l’invasion, la rapine, le sang, les larmes, le vol, bref, souvent la guerre d’extermination. Nous allons tenter de comprendre les fondements de la supériorité de la civilisation occidentale. Il est vrai que le pape Innocent III adoubant les grandes invasions, parle de la Terre qui est donnée aux porteurs de la bonne parole, mais est-ce suffisant ?

Les théoriciens de l’inégalité des races et partant des civilisations

Tout est parti, dit-on, de la théorie de l’évolution. On pense naturellement à Darwin, mais c’est par la suite que les « déviations » au service des pays en mal d’empire ont été légitimées. Alain Testart du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative écrit : « L’évolutionnisme, nous dit-on de toute part, en rangeant les peuples selon un ordre évolutif - faisant des sauvages les plus arriérés et des Occidentaux les plus avancés - fut l’idéologie qui justifia le colonialisme. C’est une conception totalement ethnocentrique ; elle voisine avec le racisme, dans les pires cas elle se confond avec lui. L’accusation s’est faite beaucoup plus nette et précise ces dernières années : on évoque la destinée funeste des travaux de Morgan dont l’évolutionnisme aurait inspiré les violences coloniales ou, plus généralement, les conséquences tragiques des conceptions évolutionnistes pour les peuples du Tiers- Monde (...) Les idées scientifiques, les systèmes philosophiques, les grandes vues sur l’univers sont toujours embarqués dans un mouvement historique qui les dépasse. Partant, ils sont toujours compromis - d’une façon ou d’une autre. Aussi, à la question : « L’anthropologie sociale évolutionniste du XIXe siècle s’est-elle d’une certaine façon compromise avec le colonialisme ? », il faut répondre : « Oui assurément, quoique l’ampleur de cette compromission varie beaucoup selon les auteurs. » (1)

« Cette anthropologie fut-elle une des expressions idéologiques significatives de l’Europe technicienne et impérialiste du siècle dernier ? Certes. Mais cela autorise-t-il tous les amalgames, cela autorise-t-il à ranger Bachofen, Morgan, Tylor, Robertson Smith, Frazer avec Gobineau ou Goebbels, pour mieux les mettre à l’index ? Que l’on reconnaisse enfin qu’il existe quelque lien entre l’évolutionnisme du XIXe siècle et l’idéologie dominante d’une Europe triomphante qui impose sa loi au monde, cela autorise-t-il à dire que le massacre de peuples entiers par des Européens fut la « conséquence » de l’évolutionnisme ? ou même à prétendre que l’évolutionnisme justifie ces massacres ? Ce n’est pas sérieux. (...) L’extermination du peuple tasmanien par les Anglais, l’empoisonnement des trous d’eau en Australie et ailleurs, les guerres indiennes et les déportations qui s’ensuivirent, pour ne citer que quelques exemples, tout cela serait imputable à l’ethnologie évolutionniste ? » (1) « C’est une absurdité. Pour justifier l’extermination des sauvages, il n’y eut jamais besoin d’aller beaucoup plus loin que la constatation que c’étaient des sauvages - c’est-à-dire rebelles à la civilisation, inéducables. De même, parmi les animaux, il y a des domestiques et des gibiers, deux catégories utiles pour l’homme ; mais il y a aussi les nuisibles. Les sauvages sont comme les nuisibles, on ne peut que les éliminer pour faire place nette, pour que la terre soit mise en valeur par ceux qui en sont capables. Cette justification n’est-elle pas suffisante ? A vrai dire, la question ne se pose même pas : c’est plutôt celle, inverse, de la justification éventuelle de la nuisance certaine des sauvages qui est posée. Écoutez donc Renan : « Toutes les consciences sont sacrées ; mais elles ne sont pas égales. Où s’arrêter ? L’animal aussi a ses droits. Le sauvage d’Australie a-t-il les droits de l’homme ? ou ceux de l’animal ? »(1)

L’oeuvre positive de la civilisation blanche occidentale

Y a-t-il du nouveau entre le discours de Renan félicitant Arthur de Gobineau à la suite de la publication de son traité sur « l’inégalité des races » et le discours actuel de l’intolérance. Pour l’histoire, quand des prix Nobel comme Richet au début du XXe siècle et Watson à la fin du XXe siècle font à un siècle d’écart l’apologie de la race blanche, on comprend que l’avènement du IIIe Reich ne fut pas un accident de l’histoire mais une continuité, celle d’un discours de tout le XIXe siècle sur les races supérieures et leur devoir vis-à-vis des races inférieures, comme le martelait Jules Ferry ». (2)

« Le racisme est pour ainsi dire consubstantiel de la nature humaine ; au nom du racisme il y a eu l’esclavage, il y a eu la traite des Noirs, le code noir, le code de l’indigénat. Nous allons traiter à travers quelques cas comment l’Europe développe, contrairement aux autres peuples et nations, un double discours : celui des droits de l’homme, de l’Habeas Corpus, des droits de l’homme et du citoyen et en même temps dans ce XXIe siècle, elle continue à laisser faire des actes racistes insidieux, voire, elle entretient par des mécanismes invisibles, cette barrière invisible qui existait entre le colonisé et le colon, entre le beur, le Noir des anciennes colonies devenu français, mais toujours avec ce plafond de verre qui obère tout leur avenir. Il est vrai qu’au XIXe siècle, les chantres des races supérieures tels que Arthur de Gobineau (De l’inégalité des races), Renan et Joseph Chamberlain en Angleterre entretenaient avec conviction le filon du racisme, le même Jules Ferry n’est-il pas allé jusqu’à proclamer à l’Assemblée que « les droits de l’homme ne sont pas applicables dans nos colonies ».(2)

« Résultat des courses de cet ensauvagement des mentalités : deux guerres meurtrières de 20 et 60 millions d’habitants en 1914-18 et en 1939-45. Est-ce cela la civilisation ? Les « beurs » ont une façon à eux de résumer leur situation en trois phrases : « Tu peux gagner des médailles d’or pour la France, pour les flics tu resteras toujours un macaque. Tu peux gagner la Coupe du monde pour la France, pour les flics tu resteras toujours un raton. Tu peux vivre depuis 200 ans en France, pour les videurs des boîtes de nuit, si ta peau est basanée, ce sera toujours « ça ne va pas être possible » ». Il ne faut pas croire aussi que dans l’Amérique d’Obama, le racisme a disparu. Nous nous souvenons des mésaventures du professeur noir de Harvard, malmené chez lui sur dénonciation d’une passante qui croyait à un cambriolage. Est-ce cela des signes d’une civilisation supérieure ?(2)

De Gaulle en son temps, affirmait que « le corps social » français « n’est pas prêt à absorber en grande quantité des éléments allogènes à son « identité ». Celle d’un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Justement au nom de la chrétienté et comme au temps des empires espagnols et portugais, on garde vis-à-vis de l’Autre cette distanciation religieuse au nom de la « Règle des trois C » : Christianisation, Commerce et Colonisation.(2) Il est vrai que le racisme est le défaut le mieux partagé au monde. De ce fait, personne n’est bien placé pour juger.

Cependant, l’Occident dicte la norme, série, punit et adoube en fonction de règles invisibles et ce sont toujours les élites qui le distillent de façon pernicieuse. Pendant longtemps les savants anglais se posaient la question s’il fallait classer les aborigènes, ce peuple premier d’Australie, dans la catégorie des singes ou des hommes. Un autre exemple qui invite à ré-étalonner l’échelle de l’horreur on apprend enfin, ce qu’on savait... « Plus d’un million d’Irakiens sont morts dans la guerre américaine. La réaction immédiate de certaines personnes est de dire : « Ce n’est pas possible » parce que les Etats-Unis ne pourraient pas faire une chose pareille. Noam Chomsky a écrit un jour que « le signe d’une culture vraiment totalitaire est que des vérités importantes ont tout simplement perdu tout sens pour les gens et sont assimilées à des provocations du niveau de « Va te faire foutre ! » et ne peuvent générer en réponse qu’une torrent parfaitement prévisible d’injures. » » (3)

« C’est en effet à peu près la manière dont les médias ont réagi au chiffre de un million quand il a été annoncé en 2007 par la firme de sondages britannique, Opinion Research Business (ORB) (En fait la firme estimait que 1.220.580 Irakiens étaient morts, ce qui confirmait, en la mettant à jour, une étude réalisée l’année précédente par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins et publiée dans le journal médical The Lancet). (...) Mais c’est Madeleine Albright, la secrétaire d’Etat de l’époque, qui a dit en parlant de la mort des 500.000 enfants irakiens que « c’était le prix à payer ». Et c’est Leon Panetta, le secrétaire de la Défense actuel, qui a utilisé exactement la même expression à propos de la seconde invasion et occupation de l’Irak »..(3) Est-ce cela la civilisation occidentale dont veulent se prévaloir ceux qui tiennent à cette hiérarchie des civilisations ? On voit donc qu’au nom de la civilisation, on série les races et les civilisations. Peut-on dire que la gauche est indemne de toute critique et qu’en l’occurrence elle a, comme dit, le nez propre ?

Malheureusement il n’en est rien ! N’est ce pas Leon Blum qui, à la tribune le 9-juillet 1925 à la Chambre des députés, s’écriait. « Nous avons trop l’amour de notre pays pour désavouer l’expansion de la pensée, de la civilisation française... Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture... ».

Aimé Césaire, dans un cri du coeur lumineux en 1950, déconstruit la « mécanique coloniale » en écrivant « Le discours sur le colonialisme » qui n’a pas pris un pli. Il décrit d’abord la civilisation apportée aux sauvages en donnant quelques exemples : « J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs(...) Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie : « Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. » Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson : « Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. » (4)

« Fallait-il refuser poursuit Aimé Césaire à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare : « On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. (...) Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ». (4)

Voilà les faits d’armes d’une civilisation qui se dit supérieure parce qu’héritière des « Lumières » qui furent pour les colonisés à bien des égards des ténèbres...

Les vrais combats à mener

En regardant les choses de près, on s’aperçoit que l’idéologie instillée aux peuples occidentaux, leur donne le soporifique de la supériorité pour faire diversion. Quelque part sans accepter leur position on peut la comprendre, car d’une façon irraisonnée ils ont peur de perdre leurs repères, culturels, religieux face à l’invasion des barbares. La faute incombe aux théoriciens, les savants, ces fameux Clercs qui avaient vocation à trahir et qui sont au service des princes. A côté d’eux, les lucides qui possèdent une âme universelle et qui regardent l’Homme dans son ensemble et non à partir de sa situation géographique ou son faciès.

Les contingences électoralistes en France ont zoomé là où « ça porte » et on pense à tort, que le fond rocheux du français de souche est intolérant. Il est vrai que les difficultés économiques font qu’on pense en priorité aux variables d’ajustement surtout s’ils sont noirs, basanés ou pire encore musulmans. Par temps de crise, Fernand Reynaud l’a dit : « L’étranger mange le pain des Français. » Cet étranger a été d’abord, l’Italien, le Portugais, le Polonais qui, par la suite, ont été absorbés par le corps social français parce qu’on le veuille ou non, la religion chrétienne ou non berce d’une façon invisible l’imaginaire des Français.

Les beurs de la nième génération qui tiennent à leurs repères - qui ne mangent pas le cochon et ne boivent pas de vin - sont, naturellement, pointés du doigt. Cette apologie « de tous contre tous » en désignant sans discernement l’adversaire « total » comme étant ce pelé, ce galeux d’où viennent tous nos maux. En un mot comme en mille, cet Islam n’est accepté que s’il est invisible sans épaisseur. Le fait de diaboliser les musulmans est un contre-feux, il est contre-productif et surtout s’aliénera durablement qu’on le veuille ou non malheureusement, l’imaginaire des Français dits de souche - qui pourraient être sensibles au discours de la haine- vis à vis des Français allogènes.

Depuis 1945, l’Occident n’a cessé de se déshonorer en menant des guerres impérialistes, en affamant des peuples, en agressant des pays en vue de s’emparer de leurs richesses pétrolières. En pendant Saddam Hussein, en lynchant Kadhafi on a compris que le Nouvel Ordre représentant l’oligarchie financière est prêt à tout. Hiroshima et Nagasaki, l’agent orange et l’uranium appauvri sur des populations civiles sont autant de taches indélébiles sur le visage de la civilisation occidentale..

Pourtant, il me semble que dresser les uns contre les autres est un combat d’arrière- garde et de diversion car les vrais problèmes sont ailleurs. Le vrai combat qui mérite d’être mené est de créer des solidarités inter-conditions sociales contre « l’ordre » établi. Un ordre qui ne fait pas de place aux petits, quelles que soient leurs latitudes. Que l’on ne se trompe pas, nos adversaires ne sont pas les besogneux de toutes conditions mais ceux qui vénèrent le Dieu argent qui broie tout sur son passage. Ce « money-théisme » laminoir fait fi des identités, des espérances, des apports civilisationnels de chacun pour le plus grand bien des puissants. Le discours de l’intolérance n’est que la partie immergée de l’iceberg. C’est un combat planétaire qui se joue, ne nous trompons pas de combat !

Les propos contre l’espérance de Français musulmans vont laisser des traces. Pour le reste, on Occident on fait à dessein l’amalgame entre l’Islam et ce qu’ont en fait les hommes notamment les gouvernants en terre d’Islam qui- pour garder à tout prix le pouvoir- ont instrumentalisé l’Islam avec la complicité des « docteurs de l’Islam » soucieux d’être bien en cours. L’Islam bien compris comme le Christianisme bien compris comme le Judaïsme bien compris n’ont nullement pour ambition de gouverner le monde mais d’assister chacun dans son espérance.

Il est dit dans les Evangiles « Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». En Islam ont dit que « Les mosquées sont à Dieu et le pays est à ses citoyens ». Les Musulmans –en terre d’Islam- et dans les pays occidentaux où ils ont fait souche,, devons montrer par leurs actes par leur travail par leur endurance que l’Occident n’a pas à craindre l’Islam. Que les citoyens d’un pays quelques soient leurs « valeurs » pour reprendre une expression en vogue doivent être aussi des citoyens modèles soucieux du bien commun et qui ne font pas dans la provocation ; C’est à ce titre qu’une Nation sera revendiquée et défendue par chacun de ces citoyens. La République et sa forte volonté d’intégration devrait tendre vers un vivre-ensemble, pour constituer une Nation qui pour Renan, serait un plébiscite de tous les jours.

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz


 
P.S.

1. Alain Testart : La question de l’évolutionnisme Revue française de sociologie, XXXIII-2, avril-juin1992, 155-187 http://www.alaintestart.com/documen... 2. C.E. Chitour http://www.legrandsoir.info/ L-Occident-et-les-autres-Chronique-d-un-racisme-ordinaire.html

3. Danny Lucia : http://socialistworker.org/ 2012/01/30/one-million-dead

4. Aimé Césaire : Discours sur le Colonialisme (1950), éd. Présence africaine, 1989. p.11-12.

 
 
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4 commentaires
  • Vous dites que :Les Musulmans –en terre d’Islam- et dans les pays occidentaux où ils ont fait souche,, devons montrer par leurs actes par leur travail par leur endurance que l’Occident n’a pas à craindre l’Islam. Tout d’abord nous n’avons pas à prouver quoi que ce soit vis à vis de l Occident ce serait plutot à eux de le faire
    Secondo le racisme europeen qui est né avec la réforme et le cartesianisme donc il y 600 ans ou presque a une caracteritique majeure qui est celle d’utiliser la science pour valider sa classification des races (en fait il n’y a qu’une seule race : celle de l’être humain) et comme l’eglise et la judeochretienneté se sont reformées par la science,elles en ont adopté les théses pour en faire des dogmes -piliers .La laïcité actuelle n’en est que le prolongement secularisé.De plus le culte de l’image a engendré une civilisation non universalisante contrairement à l’Islam qui est la seule à être aniconogène et qui est universalisant .si l’on analyse les 3 religions monothéistes ,la premiere est tribale, ,la seconde est regionale et la derniére est universelle . C’est pour cela que le racisme européen ne disparaitra jamais surtout que depuis qu’il a inventé la shoah il est d"evenu blanc comme neige et peut se permettre de commettre n’importe quel crime en ayant la conscience tranquille car il a conclu un pacte de dedouannement gâce aux juifs et l’inconscient collectif europeen a bien assimilé ce dogme cette nouvelle religion ,il n’a plus de remords il a payé et paye les juifs qui ont remplacé Jesus mort sur la croix pour nous pardonner nos péchés ,en fait le phénoméne a commencé a partir du Concile de Nicée 326. ?p JC s’est aggravé en 1492 a pris le grand tournant à la reforme de l’eglise puis a abouti au 19°s au lutherianisme puis a la secularisation en bref un parcours de plus en plus detabouisé et deshumanisé alors il ne faut plus s’étonner
    des Gueant etc

  • Vous dites : "Tout d’abord nous n’avons pas à prouver quoi que ce soit vis à vis de l Occident ce serait plutôt à eux de le faire". Soyons modeste, chaque homme, chaque civilisation a "à prouver quelque chose", ne serait-ce que son humanité qui est toujours menacée par le fanatisme. Ce n’est pas parce que l’occident s’est gavé de la mort des autres peuples que ces autres peuples pourraient rétorquer à l’Occident qu’il a « quelque chose à prouver ». Vengeance, humiliation, n’apporte que nouvelles vengeances et humiliations. Personne n’a rien "à prouver" mais chacun doit enfin comprendre que son comportement sera jugé et aura des conséquences. Et ce n’est pas simple. Prenons un exemple.
    La grande majorité des historiens s’accorde à dire que le traité de Versailles de 1919 qui fut plus une vengeance qu’un traité, qui écrabouilla la fierté de l’Allemagne, et conduisit à la 2e guerre mondiale. Ce n’est pas faux mais qu’aurait-il fallu faire ? De quoi les hommes qui le firent ce traité, étaient-ils alors capables ? De rien d’autre de ce traité, précisément. Et on les comprend ! Les dévastations subies essentiellement par les Français vivant dans la zone des combats, par la France dans son ensemble, il était bien naturel que le responsable les payât. Sinon qui ? Qui se serait proposé pour payer ? Les Usa ? Les Anglais ? Ou fallait-il laisser à la France ce prodigieux fardeau ?
    Le vrai responsable de ces terribles destructions, ce fut l’esprit colonialiste et les rivalités inter coloniales qui firent ragent à la fin du XIX et au début du XXe. Seulement voilà, l’esprit colonialiste, les rivalités inter coloniales, n’étaient pas une banque. Un esprit, fut-il colonialiste, ne peut rien payer de lui-même ! Dit autrement : il aurait fallu que tous soient d’accord sur les causes véritables de cette guerre, pour que le traité de paix en fut un ! Or, il ne fut qu’un "traité de guerre" !
    Après la deuxième guerre mondiale, furent jetées les bases de ce que monde est devenu : un chaos sanglant, de crimes, de guerres interminables qui culmine à la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Qu’aurait-il fallu faire ? Là pour le coup, Dieu aurait été de bon conseil mais Dieu a la sagesse soit de se tenir à l’écart, soit de n’occuper (et encore que de temps en temps) la loge du souffleur. Il nous laisse faire pour voir ce dont nous sommes capables ! C’est peut-être un poil trop optimiste de sa part, mais c’est comme ça !
    La compréhension des hommes à un moment de l’histoire est LIMITEE, terriblement limitée, et ils n’avancent que d’erreurs en erreurs, de crime en crime, de bévues en bévues. Il faut vous y faire.
    Ce n’est pas en assénant comme vous le faites des phrases telle que celle-ci : " Si on analyse les 3 religions monothéistes, la première est tribale, la seconde est régionale et la dernière est universelle", sous-entendu l’Islam est la Religion des religions, la Dernière, la plus Parfaite, que vous aller amener la paix sur la terre, croyez-moi. Une nouvelle guerre repartira dans un sens ou dans un autre. Pour le profit de qui ? Des âmes mortes qui iront peupler l’Empyrée ? De vos enfants qui y mourront ? De votre satisfaction d’avoir eu "raison" ?

  • @ Zaki @ Colette

    Quelque part vous vous rejoignez dans vos analyses. A savoir que nous sommes dans un monde anomique où le fort écrase le faible au nom d’un certain nombre de "valeurs" puisque c’est un mot à la mode par ces temps d’élection.
    L’apport n’a nullement pour but de mon point de vue de s’imiscer dans le temporel mais par ses fondamentaux, il trace un fil rouge pour la dignité humaine. Fil rouge que toutes les civilisations ont traversé allègrement, notamment la "civlisation occidentale, qui , il faut bien l’admettre fut un concentré de sauvagerie à commencer par les suites des grandes découvertes, l’élimination des civilisations Azteques, Incas, avec il faut le souligne u n partage de la rapine entre l’Eglise d’alors et les royautés. Après s’être étripés , entre elle on a cru un temps que le Congrès de Vienne allait amener la sérénité à l’Europe. Ce fut en fait un sursis entre les nations européennes, la perfide Albion et la France se partagèrent l’Afrique- notamment l’Algérie qui tomba dans l’escarcelle des Bugeaud et autre Savary-
    Vint ensuite le Congrès de Berlin ,nouveau partage de l’Afrique notamment noire, et là le Roi des Belges réclama un territoire à son nom ce sera le Congo...belge. Les Allemands ne furent pas en reste il faut lire ce qu’ils amenèrent comme civilisation aux Hereros ...à la mitrailleuse lourde..
    Le développement du grand capital amena une fois de plus d’autres conflits ce furent les deux boucheries au nom des races supérieures et Sophie Bessis a bien raison d’écrire que c’est l’atmosphère antisémite du XIXe siècle qui fera le lit du nazisme
    Tant qu’il fallait étriper des sauvages, l’Occident ne bouge pas, par contre quand Hitler s’est attaqué à d’autres Blancs pour son espace vital. Aimé Césaire nous dit qu’il fit une faute impardonnable ( Discours sur le Colonialisme)
    .
    Quand aux religions bien comprises, indépendamment de leur instrumentalisation par les Hommes, elles n’ont pas réussi à "civiliser" les hommes quelque soit leur latitude.Il n’y a donc pas de mon point de vue de civilisation supérieure ou inférieure, chacune bien comprise encore une fois, apporte sa part d’humanité....

    Prof.Chems Eddine Chitour

    • Ce que j’ai essayé faire c’est de trouver les causes de la deshumanisation de l’occident .Je ne veux pas dresser un tableau d’exactions.Ce qu’il faut retenir c’est que cela vient de loin ,peut-être à partir des premieres interpretations de la bible et de ses reformes concernant la deïfication de l’homme et surtout d’une imagerie y afferant .Claude Gueant se trompe il compare les civilisations mais il parle de religion islamique pour étayer son discours .Soit on compare des civilisations entre elles soit des religions (y compris la religion laÏque) .Mais t en fait il n’a pas fait un amalgame , car la civilisation occidentale est l’enfant de la religion chretienne .et judaÏque (judeo-chretienne) qui est devenue seculaire ’. c’set pour cela que l’explication est à mon sens religieuse .En Islam le but est de former des hommes rien que des hommes et seulement des hommes : c’est l’ Humanité et c’est ainsi que se civilise l’être humain

 
 
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