La crise ? : Une blague !

« Les gens n’acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise »
Jean Monnet, un des artisans et fondateurs de l’Europe.

Jamais dans l’histoire humaine une escroquerie d’une telle ampleur n’aura été si longtemps et bien préparée, et parfaitement réussie. Un groupe restreint de financiers internationaux, tous appartenant à un ou plusieurs groupes d’influence (le Bilderberg et la Trilatérale) vient de mettre la main sur l’Europe, tout comme ils ont mis la main sur les Etats-Unis via la Réserve Fédérale au début du XXième siècle. C’est un succès majeur pour ces prédateurs de haut vol. Comment ont-ils fait ? Explications…

L’asservissement des États européens s’est fait au cours des dernières années par la dette publique qui n’a cessé d’augmenter. Nos politiciens, qui ne voient tous que le court terme de leur réélection, ont dépensé sans compter. La Finance mondiale a prêté à des taux attractifs pendant plus de dix ans pour inciter les États à s’endetter. Puis soudain, avec la complicité des agences de notation américaines, toutes privées et inféodées à la finance, les banques privées ont augmenté leurs taux deux ou trois fois, prétextant les risques de prêter à des États surendettés.

Les politiciens, complices de fait ou tout simplement complices actifs, ont agité la menace de la perte du triple A, et ont obtenu des idiots ignares que nous sommes des concessions incroyables : coupes claires sur les retraites, impôts et taxes augmentés, etc… La crise s’est installée, et la pression de nécessité s’est faite si forte, si réelle et si évidente que les gens acceptent le changement ou plutôt les nombreux et si douloureux changements. On gagne moins, on travaille plus, on s’appauvrit.

Face à cela, quoi ? Sarkozy a collaboré, suivant Merkel et le modèle allemand pour nous étrangler. La seule solution, le désendettement progressif et surtout l’importance pour les États européens de se financer par la Banque Centrale Européenne. Nous sommes la seule zone mondiale à ne pas avoir le droit de nous financer directement. Nous sommes forcés, vu les traités européens, de nous financer à des taux parfois extravagants auprès des banques privées qui, elles, se financent à moins de un pour cent auprès de la banque européenne. Nous faisons ce cadeau royal aux banques privées. En dehors de Buffet et de Mélenchon, pas un politicien à ma connaissance n’a dénoncé ce scandale dont la correction est pourtant la seule solution possible. Au lieu de choisir ce moyen simple qui nous permettrait de réduire de façon considérable les efforts consentis, on va devoir ramer pendant des décennies.

En faisant de la Finance l’ennemi numéro un et de la non dépendance à Merkel et à Allemagne une des priorités, Hollande a raison. Mais il le fait de façon maladroite et extrêmement dangereuse pour les intérêts de la France. Il a de belles chances d’être élu et le lendemain de son élection la France sera attaquée par la Finance mondiale, les taux d’emprunts monteront au-delà de 4% et Merkel ne bougera pas. S’en suivra une période douloureuse pour notre pays. Honteux et confus, Hollande se mettra a genoux, fera allégeance et ce sera comme avant.

Le titre de l’article est provocateur car, bien sûr, la crise n’est pas une blague. Les gens souffrent et souffriront. Mais en renégociant les traités européens pour traiter directement avec la Banque Centrale, on divisera par deux ou plus le coût du remboursement de notre dette et on pourra relancer la croissance et l’emploi.

L’Allemagne et Merkel sont les complices de cette coalition de banquiers du Bilderberg. Sarkozy a montré son asservissement à Merkel. Hollande a la solution mais sa maladresse fera capoter le remède. On est mal barrés.

Jean Monnet a donné aux prédateurs la recette : Installer la crise qui, via la nécessité, fera accepter les changements. Cette crise est le résultat de deux choses : Le laxisme politique pour céder aux exigences d’électeurs inconscients, et les manœuvres délibérées des prédateurs financiers pour enfermer les États dans la nasse du surendettement. J’ai honte à le dire mais si j’étais Grec je laisserais l’ardoise impayée aux financiers conspirateurs, et si j’étais européen je suivrais les Grecs. Les financiers seraient les arroseurs arrosés et on repartirait à zéro et cette fois ci on ferait gaffe. Cette défection est tout ce que cette finance prédatrice mérite. Une ardoise de plusieurs milliers de milliards d’euros. Et si l’Europe fait obstacle, on en sort et on redevient Français, cette fois libre de notre destin et sans cette dette hallucinante qui rendra la vie dure à nos enfants et aux enfants de nos enfants.

Algarath


 
 
 
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