Forum sur la pauvreté 24, 25 et 26 juillet 2012 Emmaus-Lescar- Pau/leSarkophage

A l’occasion du trentenaire de la communauté Emmaus-Lescar-Pau A l’occasion de son Festival annuel avec 30 000 personnes attendues

Tous au Forum mondial sur la pauvreté les 24, 25 et 26 juillet 2012 à Pau. Forum mondial co-organisé par Emmaus Lescar-Pau et le Sarkophage/A cause du peuple (dirigé par Paul Ariès)
Sous la présidence d’honneur de Jean Ziegler

Animation : Simon et Camille Lecomte

Première demi-journée : thème ""Un seul monde mal développé"" Intervenants :
1) Florian Rochat (CETIM)
2) Gus Massiah (CRID)
3) Nicolas Sersiron (CATDM)
4) Thomas Coutrot (Observatoire des inégalités, ATTAC)
5) Bernard Duterme (Directeur du CETRI)

Deuxième demi journée ""Dignité des pauvres/richesses des cultures populaires""
1) Francine Mestrum (sociologue)
2) Jérémie Piolat (sociologue spécialiste des cultures populaires)
3) François Houtard (en attente confirmation)
4) Claude Quémar (CADTM) 5) Emmaus international

Troisième demi-journée Construire des alternatives
1) Samir Amin (Président Forums sociaux mondiaux)
2) Alberto Accosta Ex-Ministre équateur, Père du Mouvement du Buen-Vivir
3) Emmaus France
4) Jean Ziegler
5) Germain Sarhy, responsable de la commuanuté Emmaus Lescar Pau
6) Paul Aries, directeur de la rédaction le Sarkophage

Texte d’appel :
La communauté Emmaus-Lescar-Pau et le journal d’analyse politique le Sarkophage/ A cause du peuple ! co-organisent en juillet 2012 un grand Forum international sur le thème : « les pauvres, entre mépris et dignité - Faire renaître les cultures populaires » Ce colloque aura lieu durant toute la durée du Festival. Il réunira des experts, des militants, des élus. Il débouchera sur une interpellation des politiques nationaux juste aux lendemains d’élections présidentielles et législatives décisives.

La France compte 8,2 millions de pauvres selon le seuil de pauvreté de l’INSEE soit 13 % de la population. Comment est-ce possible dans l’un des pays les plus riches de la planète ? Mais que veulent dire ces chiffres fondés sur un critère purement statistique ? Sont-ils suffisants ? Ne peut-on envisager la réflexion autrement, non pas seulement en termes monétaire, mais au regard des privations concrètes, des manquements concrets à des droits élémentaires de la personne : 7 % des ménages ne peuvent se chauffer convenablement, des millions sont mal logés, les inégalités d’accès aux soins et en terme d’espérance de vie augmentent entre riches et pauvres, etc. Des millions de familles subissent le mal-logement, la malnutrition, souffrent d’une pauvreté scolaire. Pauvres d’aujourd’hui mais aussi d’autrefois : est-on si éloigné dans la France du 21e siècle de cette idée du 19e siècle que les classes populaires constitueraient des classes dangereuses ?…. Pauvres d’ici mais aussi d’ailleurs : l’oubli des pauvres du Sud est-il si étranger à celui des pauvres qui habitent les pays du Nord. Partout la même invisibilité est savamment organisée. Quelles images les pauvres ont-ils d’eux mêmes ? Quelles représentations en donnent les médias ? A quoi les pauvres attribuent-ils leur détresse ? Jusqu’où pousse-t-on leur culpabilisation ? Pourquoi les pauvres votent-ils si peu ? Pourquoi votent-ils souvent contre leurs propres intérêts ? Mépris des pauvres ou dignité bien réelle même si elle est aujourd’hui bafouée ? Et si les pauvres n’étaient pas seulement dans la survie économique mais expérimentaient au quotidien d’autres façons de vivre, d’autres rapports à soi, d’autres rapports aux autres, d’autre rapport au monde ? Et si les pauvres au lieu d’être toujours définis négativement étaient aussi reconnus comme porteurs de valeurs fortes, comme constituant une chance pour l’humanité toute entière ? On veut bien croire à la dignité des pauvres africains, asiatiques ou amerindiens…mais on refuse d’admettre que les naufragés de nos pays riches ont aussi quelque chose à nous donner. Que reste-il aujourd’hui des cultures populaires ? Comment les faire renaitre ailleurs mais aussi ici ? Comment réaliser ce mariage des mouvements de solidarité avec les plus pauvres et des mouvements d’éducation populaire ? Comment créer ici et maintenant des alternatives ? Peut-on laisser croire que la France puisse réinsérer 8,2 millions de pauvres dans le cadre des modes de vie dominants ? Est-ce d’ailleurs souhaitable socialement, écologiquement, politiquement ? Que peuvent les politiques pour permettre de construire des laboratoires d’autres modes de vie.


 
 
 
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