Audrey Pulvar, procureur impitoyable.

La chroniqueuse de « On n’est pas couché » semble agacer pas mal de téléspectateurs, à en croire les blogs et les messages sur You Tube. C’est vrai qu’elle exaspère par son parti pris flagrant et son style désagréable. Mais, au-delà du désagrément imposé aux spectateurs, ne faut-il pas se poser la question du conflit d’intérêt ?

Elle impose sa petite personne en tenant le crachoir pour prouver qu’elle a raison là où elle devrait plus humblement contribuer à un vrai débat. Elle ne soutient d’ailleurs pas la comparaison avec sa complice Natacha Polony qui est, elle, cultivée et bien plus nuancée. Audrey Pulvar manque de fond et ça se voit à chaque fois qu’elle ouvre la bouche pour aboyer ses invectives sur un ton mi doucereux mi vache.

Le problème de cette chroniqueuse fortement teintée politiquement dans une émission de grande écoute est plus qu’ambigu. Elle apparaît trop souvent aux côtés de son compagnon Arnaud Montebourg sur les écrans, jouant déjà le rôle de femme de ministre. Ruquier, fin calculateur, ne se place t’il pas déjà en cas de victoire vraisemblable de la Gauche aux Présidentielles ? Le rôle d’Audrey Pulvar dans l’émission lui offre une tribune pour interviewer des personnalités politiques de gauche et de droite mais sa partialité flagrante n’est pas à démontrer tant elle crève l’écran, et cela dérange les spectateurs.

Anne Sinclair, Béatrice Schönberg et Valérie Trierweiler avaient renoncé à leurs émissions pour ne pas susciter d’interrogations légitimes sur leur parti-pris envers leurs conjoints politiciens. Le couple Pulvar-Montebourg n’a apparemment pas cette élégance, Pulvar allant même jusqu’à prétendre qu’elle a « étanchéifié la vie de son couple ». Est-elle consciente de l’énorme conflit d’intérêts ou ses hormones lui cachent-elles l’évidence ? Paul Valéry disait que « choisir c’est renoncer » et si on est maqué dans la vie privée avec un homme politique, fort honorablement d’ailleurs, on ne peut prétendre avoir le beurre et l’argent du beurre et lui servir d’aboyeur électoral à peine déguisé aux heures de grande écoute.

Audrey Pulvar cherche t’elle à cacher les vrais débats de fond et promouvoir les idées de son conjoint en cherchant le clash télévisuel, tout divertissant soit-il ? Ou bien ne sait-elle tout simplement pas réfréner ses pulsions ? Au fil des émissions, les incidents se multiplient. Contre Martine Aubry, Ségolène Royal, et avec une virulence étonnante. On retrouve dans ses attaques les éléments de langage sortis tout droit de la direction de campagne de Montebourg. Audrey Pulvar porte ses attaques avec un ton de procureur inflexible, dans une posture rigide qui serait risible si elle n’indisposait pas les spectateurs, qui ne sont pas dupes du jeu de la donzelle. Perplexes ou indignés, ceux-ci sont mal à l’aise avec le conflit d’intérêts flagrant qu’ils constatent.

D’une agressivité manifeste, interrompant à répétition les interlocuteurs qui ne sont pas du camp de son cher et tendre, arrogante et hautaine sous ses faux airs de sainte nitouche, Audrey Pulvar, une jolie femme au physique pas désagréable s’avère être une mégère agressive lors de ses apparitions dans « on n’est pas couchés ».

Une émission du Service Public ne devrait pas être autorisée à fournir une tribune complaisante à une chroniqueuse dont on sait le parti pris flagrant. Ruquier veut certes faire de l’audimat mais ne devrait pas avoir le droit de le faire au détriment de l’éthique, dans un conflit d’intérêt préjudiciable au droit. Tant que cette évidence ne lui paraîtra pas et ne dérangera pas les patrons de la chaîne, Audrey Pulvar continuera à sévir à l’antenne et de nous agacer. En France, si on aime les débats télévisés animés et les spectacles divertissants, on aime avant tout le fair play et, assurément, ce ne sont pas les prestations d’Audrey Pulvar cautionnés par Laurent Ruquier qui en donnent l’exemple.

Sur ce, j’écoute depuis tout à l’heure un vieux disque de Brassens et, coïncidence, c’est la chanson "Une jolie fleur dans une peau de vache, une peau d’vache déguisée en fleur" qui joue sur ma platine. Le cher Georges avait bien du talent et connaissait bien l’humanité.

Algarath


 
 
 
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4 commentaires
  • Audrey Pulvar, procureur impitoyable. 29 février 2012 19:11

    on peut ne pas être d’accord avec tout le monde mais il semblerait que vos positions rejoignent le figaro : vive l’impartialité journalistique visible par le plus grand nombre d’insomniaques solitaires en mal de créativité pour n’ avoir autre chose à faire que de regarder papoter tout ce petit monde joyeusement complice et poli qui vient vendre sa soupe... Il est vrai que nous sommes très loin des fastueuses polémiques du café Pollack qui avait beaucoup plus de charme et un peu plus de sens critique. Que sont les Grands devenus ? je ne compte pas sur vous pour me répondre et me fais un plaisir de poster ce petit billet

    • Audrey Pulvar, procureur impitoyable. 29 février 2012 22:32, par Algarath

      Si si ! Vous pouvez compter sur ma réponse. Votre commentaire est tout à fait juste. Pour moi l’émission est encore plus tardive, une heure du mat’ à Montréal.
      Cette émission a presque tout perdu de son attrait avec les deux chroniqueuses. Et tout est fait pour vendre la soupe. Oui on regrette Polac.

  • Audrey Pulvar, procureur impitoyable. 29 février 2012 22:21, par Libre Plume

    Et voilà, ça continue ! Encore une journaliste rabaissée au rang de mégère. Carricatural, vraiment.
    Démontrez qu’une journaliste n’est pas compétente et on acceptera votre point de vue, mais tout ramener au fait qu’elle est femme et donc ... garce ! ben voyons.
    Je trouve votre article à charge méprisant et phalocrate.
    La femme rabaissée au rang de paquet d’hormones... agressive, agaçante, sainte-nitouche (donc hypocrite), être aveugle qui ne pourrait qu’être "maqué" à un homme.
    Fait pas bon être femme dans le monde de la politique et du journalisme apparemment.
    Auriez-vous un tel langage si le journaliste était homme ? discuteriez-vous de sa testostérone ? et encore, j’arrête là.

    Votre article en perd de sa crédibilité, c’est dommage car, en effet, l’impartialité d’Audrey Pulvar reste quand même à démontrer.

    Brassens ? rien d’autre qu’un macho ... apparemment ça vous plait.

    • Audrey Pulvar, procureur impitoyable. 1er mars 2012 13:58, par Algarath

      Brassens était bien plus qu’un macho, c’était un artiste.
      Heureux que vous aussi doutez de l’impartialité de Audrey Pulvar.
      Je ne l’attaque pas parce que c’est une femme, j’adore les femmes j’en suis à mon quatrième mariage. J’espère que ce sera la dernière, après que j’ai usé les 3 autres (et réciproquement comme dirait Pierre Dac).
      Je m’efforce de dénoncer l’injustice et la bêtise, d’où qu’elles viennent : Hommes ou femmes. Je sens que vous êtes très engagée dans cette cause et je vous en félicite. Les femmes ont dû se battre pour obtenir encore trop peu mais elles y arriveront.
      L’amour a été inventé par les femmes pour permettre à ce sexe de dominer, alors qu’il était fait pour obéir ? selon Jean Jacques Rousseau. Vous voyez que les femmes ont des armes puissantes.

 
 
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