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Hors-jeu.

Pamphlet désabusé à l’attention de ceux que certains sujets ou propos dérangent, et pour une mise en garde de ceux qui pensent pouvoir disserter sur tous les sujets, ou presque.

Il y a maintes façons connues de couper les ailes aux sportifs trop brillants lors de compétitions. Par exemple, un arbitre acheté peut déclarer hors-jeu un trop bon avant-centre dans une partie de football alors qu’il ne l’est pas, mais le coup de sifflet providentiel sauve l’équipe adverse d’une raclée pourtant méritée. Ou encore le juge peut déclarer, de façon péremptoire et parfaitement malhonnête, qu’un joueur de tennis a mordu sur la ligne lors de son service, pour annuler le point et donner la victoire à son adversaire, qui avait pourtant bel et bien perdu.

Bref, utiliser l’arme du hors-jeu est pratique quand tout dépend de l’interprétation qu’on peut lui donner, et qu’on lui donne quand on est parfaitement malhonnête intellectuellement et qu’on défend un camp bien précis. Le hors-jeu dans le sport a son équivalent ailleurs. Cela prend la forme de la fausse récurrence par exemple : comme un mot d’un article est employé de travers, tout l’article serait bon à jeter. Ou encore un mot bien précis déclenche, par sa présence dans une phrase, tellement de polémiques qu’on peut interpréter son emploi de mille et une manières. Certains mots, certains noms, certains adjectifs ont accumulé tellement de connotations et prêté à tellement d’interprétations multiples et variées, qu’il est devenu dangereux de les employer sur la place publique. Des fois qu’on risquerait un procès, perspective toujours gênante, ne serait-ce que par son coût prohibitif.

Si bien qu’aujourd’hui il est payant de disqualifier des opposants sur l’Internet ou dans la presse en interprétant systématiquement leurs propos comme anti-quelque chose, racistes ou je ne sais quoi. Personne n’a pourtant à y gagner, autre que le camp de ceux qui sont si prompts à faire des amalgames et à siffler le hors-jeu, dans le contexte propice d’une République servile au service d’intérêts très particuliers.

Nostradamus cryptait ses prédictions de peur d’être arrêté, et les alchimistes cachaient leurs secrets dans l’architecture des cathédrales. À mon humble niveau, personne ne m’en voudra d’avoir, pour une fois, écrit un article hermétique dont trop peu comprendront le sujet réel. Ce manque de clarté n’est dicté que par des motifs de précaution indispensable. Pour se prémunir du risque qu’une interprétation orientée ferait prendre à ceux qui publient un pamphlet parfaitement honorable à tous les égards, et quel que soit l’angle qu’on l’aborde. Je voudrais bien voir qu’un censeur à la hargne très élastique puisse prétendre y trouver motif à siffler le hors-jeu. Il n’aurait assurément aucune chance de gagner son procès, à moins peut-être d’exiger qu’il se tienne dans ce qui fût jadis un beau pays du Moyen-Orient, ravagé depuis un demi-siècle par une occupation inique.

Et cet article n’a pas d’autre objet que d’inciter. Non à la haine raciale bien sûr, mais à une saine réflexion, sur la liberté d’exprimer ses opinions, envers et contre tous les "arbitres" au coup de sifflet vengeur, vendus à leur cause partisane.

Algarath.


 
 
 
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