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Le mensonge capitaliste

L’un des débats actuel de notre société comme de ce site, est de déterminer une autre voie possible que celle du capitalisme, qui, il faut bien le reconnaître, n’est pas viable. Le communisme est un immense échec, et les autres types de systèmes tels que la théocratie ou l’anarchie (absolument idéaliste) n’ont pas les dimensions démocratiques nécessaires pour satisfaire l’actuel modèle occidental. Mais pour déterminer une nouvelle voie, encore faut-il connaître ce qui caractérise ces systèmes politiques et surtout économiques, dans le cas du capitalisme

Donc, s’il vous prend l’envie d’étudier et de faire des recherches sur les systèmes économiques modernes, vous allez rencontrer un gros problème, qui est celui d’un mensonge pur et simple dans l’enseignement. En effet, aujourd’hui, si vous suivez un cours sur le capitalisme, vous risquez d’être surpris.

Dans ce cours, tout d’abord, on va vous expliquer ce qu’est le capitalisme, c’est à dire un « régime économique, politique, et social fondé sur la propriété privée des moyens de productions et d’échanges. Ce qui se caractérise par une recherche de produire plus pour le plus grand nombre, ce qui amène une baisse du coût de la vie et permet alors de créer de nouveaux investissements qui permettront de nouveaux bénéfices au profit de tous.  » Pour plus de clarté, on vous dit que le capitalisme, c’est l’égalité des chances face au système, ce qui permet à tous de s’enrichir en investissant, les bénéfices étant alors proportionnels au travail fourni par l’individu. Un vrai petit monde utopique, où tout le monde est heureux, où la misère n’existe plus grâce à la perpétuelle croissance qu’engendre soi-disant ce système.

Mais si vous regardez tout simplement dans la rue, c’est pas très difficile de vous rendre compte que le prof vous a pris pour un con. La croissance perpétuelle n’existe pas, les profits ne vont qu’à ceux qui ont déjà de l’argent, ce qui creuse inexorablement les inégalités. Pour définir le capitalisme, mieux vaut encore s’en référer à Marx, qui malgré son époque avait parfaitement compris les tenants et les aboutissants d’un tel régime. Selon lui, le capitalisme, « c’est la recherche immuable du bénéfice grâce à l’exploitation des travailleurs par ceux qui possèdent les moyens de productions et d’échange ».

Bon, ces constatations nul n’a attendu cet article pour les faire, il suffit de travailler dans l’industrie ou le commerce pour s’en rendre compte. Loin de l’image de système parfait, le capitalisme a créé une société où l’argent est roi, où la vie vaut moins que le plus petit bénéfice, où la bourse brasse chaque jour le destin économique de notre nation, et donc le nôtre, à travers des sommes astronomiques d’argent virtuel, de spéculation, qui amène toujours plus de chômage et plus de pauvreté. Les parfaits exemples sont les cas d’Enron et Vivendi. Là encore, les patrons ont gagné toujours plus d’argent alors que leurs sociétés sombraient entraînant dans leur chute les employés.

Ce qui est étonnant, c’est que de plus en plus de monde tombe encore dans le panneau, en croyant en ce régime économique d’une injustice atroce, et cela par la faute de l’enseignement que l’Etat procure à la jeunesse, où l’on montre les bienfaits théoriques mais où l’on demande pas une seconde de réfléchir sur ce qui se passe dehors. Le capitalisme a encore de longues années devant lui, car avec de tels mensonges, les générations qui vont venir prendre la relève en matière d’économie, n’envisagent pour la plupart même pas, que l’on puisse penser à un autre système que le sacro-saint capitalisme.

Le changement ne viendra certainement pas des économistes, trop enclins à favoriser le régime économique actuel, mais bel et bien, comme toujours, de la base, de la rue, qui lorsqu’elle aura été pressée sans fin par les grandes entreprises, réclamera plus de justice, plus d’égalité, plus de pouvoir, et ce sera alors une autre révolution. Mais d’ici là, si aucun autre système n’a été trouvé, cette révolution pourrait bien ne profiter qu’à ceux tiennent les rênes de l’économie, pour asseoir un peu plus leur domination sur notre société.

Démosthène.


 
 
 
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