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Raffarin : Silence, on stagne.

En France, c’est « silence, on stagne » ou « ne réveillez pas un Premier Ministre qui dort ». Les dernières publications officielles de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques montrent que l’économie française stagne, dans un état bien pire que le sieur Raffarin veut bien le reconnaître. Tétanisé, le guignol du Poitou !

Avec une croissance-zéro depuis plus d’un an et les chiffres du chômage qui s’envolent, rien ne va, mais ça semble échapper à Raffarin, qui reste silencieux sur la question. Lui il a choisi de nier le phénomène et de prier pour que ça s’améliore, sans rien faire. Il croit que le semblant de redémarrage américain va tirer la croissance française. Il est mal informé. Le frémissement américain n’est dû qu’aux dépenses militaires des guerres pétro-coloniales étasuniennes, alors que le taux de chômage américain reste au-dessus de 6 %. Et même si la croissance se réinstalle aux États-Unis, la croissance française sera infiniment moindre. De plus les conditions favorables américaines ne sont pas saines et ne dureront pas. Autant pour les espoirs de Raffarin. Faudra trouver autre chose mon petit père !

La crise économique en France est double : La demande, avec une consommation des ménages anémique, est bien trop faible et sans espoir de relance à moyen terme. L’offre est atrophiée, avec un investissement des entreprises en régression et une situation financière dégradée. Ce n’est pas la première fois que ça arrive chez nous. Ce qui est nouveau c’est l’apathie du gouvernement du moment. Aucun diagnostic, aucune politique économique pour redresser la barre. Ni envers la consommation, ni envers un soutien aux entreprises pour l’investissement. Imagination zéro, action zéro.

On savait Raffarin nul en politique, incapable de dialogue social, et vendu aux intérêts léonins de la France d’en haut. On aurait pu attendre d’un diplômé de Sup de Co de piger quelque chose en économie, mais son manque de réaction à une situation économique qui se détériore montre qu’il est dépassé. Aussi mauvais dans les deux disciplines, Raffarin est un touche-à-tout nullissime. Comme on dit ici en Amérique du Nord : « Jack of all trades, master of none ». Jacques Chirac le madré a voulu bluffer tout le monde en nommant un Premier Ministre atypique, un non-énarque, pour une fois, histoire d’enfumer le bon peuple. Le stratagème aura réussi pour quelques mois, le temps qu’on reconnaisse l’enfoiré sous son déguisement et son comportement ambigu.

Quand Raffarin deviendra trop embarrassant pour lui, à la faveur d’un remaniement ministériel ou d’un troisième mandat, il faudra que Chirac se surpasse pour dénicher le Premier Ministre ad hoc. Peut-être une dame-pipi du métro parisien, la femme à barbe, le poinçonneur des lilas, ou tout bêtement bonbonne, Bernadette en personne qui s’affaire comme une folle ces dernières semaines sur la scène politique. Une inspiration d’outre-atlantique à la Bill et Hillary Clinton, en quelque sorte ! Copieur, va !

Raffarin aura fait illusion pour certains, et pendant un certain temps, mais tout a une fin. Que pouvait-on espérer d’un Premier Ministre sans envergure, sans fond, sans substance, sans vision, et gonflé d’orgueil ? Le fauteuil de chef de gouvernement est bien trop grand pour ce gnome qui raccourcit de dix centimètres quand il enlève ses chaussures à semelles surélevées et dont la carrure rétrécit de moitié quand il enlève son veston à épaulettes. Sa médiocrité éclate aujourd’hui au grand jour, en dépit de son air faussement bonhomme et rassurant, et de ses mimiques de bonimenteur menteur. Son seul mérite aura été d’être à la hauteur d’un gouvernement à sa hauteur, au ras des pâquerettes, au plus bas des gouvernements qui se sont succédés depuis qu’un semblant de démocratie s’est installée dans notre beau pays de France, quand on a raccourçi le dernier Bourbon a avoir régné et son autrichienne.

Le Poitou est célèbre pour ses ânes, dont on sait qu’ils sont entêtés et bêtes à pleurer. Raffarin, fidèle à ses origines, finira bien par être obligé de se coiffer du large bonnet d’âne qu’il mérite, quand les sondages lui descerneront une note proche du zéro pointé.

Il y a fort à parier qu’il n’entrera même pas dans les livres d’histoire de France, juste un entrefilet laconique à la rubrique des chiens écrasés. Il finira au Panthéon de la médiocrité, aux oubliettes de l’histoire, et même Chirac, son acolyte qui en aura profité au maximum, fera semblant de ne pas le connaître. Raffa-qui, Raffa-quoi, Raffa-rien ! Tirez la chasse !

Algarath.


 
P.S.
 
 
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