{id_article}
 

Noël approche : après les poulets, les dindes !

Lyon, capitale de la gastronomie, accessoirement des sans-papiers, et inscrite au patrimoine de l’Humanité, vient de s’offrir une Miss France.

La chose est entendue et incontestable, puisque la demoiselle a été désignée ou élue par un parterre de sommités et de M.& Mme Tout-le-Monde, réunis pour l’occasion sous les ordres de la Dame aux Chapeaux.

Jugez : un prix Nobel qui préside le jury, ça vous donne une garantie de sérieux dont la Madame de Fontenay va très certainement s’enorgueillir dans les prochains jours. Et quand on sait que le ci-devant Prix Nobel est un paléontologue... on se dit qu’en matière de canons, lui qui n’a connu que les os de Lucie, a du se laisser submerger -envahir ?- par les formes graciles, à défaut d’être plantureuses des Miss offertes à ses yeux.
Mais ou est l’objectivité, cré nom de nom !

Les idoles et les références me donnent la nausée. Dieu me laisse indifférent. Les héros, pour touchante ou grandiose que soit leur fin, ne m’inspirent aucune passion.

Je n’aime pas les Miss, pas plus que je n’aime les mannequins ou vedettes de tout poil (et même sans poils). Je préfère ma voisine de palier dont l’odeur un peu poivrée me met de bonne humeur et, je l’avoue, réveille en moi le primate qui ne sommeille que très peu, il est vrai.
J’aime les hanches fortes de la crémière, la pilosité angélique de la marchande de journaux, les jambes élancées de l’inconnue de 19h43, le sourire de la boulangère...
Elles, me font rêver et activent ma libido, bien plus que ne pourraient le faire une armée de Miss standardisés.
J’aime les poils, là où ils doivent se trouver, les odeurs et le goût. En bon épicurien, je n’autorise personne à me mettre sous le nez et la paupière ni gelée silicone, ni odeur de synthèse. Je veux du vrai, de l’authentique et je fais la chasse aux intégristes forcenés professant des canons de (beauté ?) qui ne m’ont jamais convenu.
J’aime les implantations dentaires harmonieuses puisque hasardeuses et j’affirme qu’un léger strabisme dans un regard intelligent n’a jamais mis à mal l’élégance d’un visage. Il en va de même d’un nez qui s’impose et qui affirme la personalité.

Je ne veux pas user mon torse contre une poitrine en plastique pas plus que je ne veux autour de ma virilité les lèvres de Donald (oui, les lèvres siliconées me font penser a Donald !).
Les femmes sans défaut sont ennuyeuses à mourir et, la plupart du temps, sèches. Et cette sècheresse là... madame !

"La bandaison, papa, ça ne se commande pas...". En ces temps de virtualités indécentes et obscènes, en ces temps de sang répandu sur les écrans de la connerie humaine, de porno-enfermement-télévisuel, de tueries-spectacles-live, de chasse à l’homme "CNNisée" ; en ces temps de pauvreté intellectuelle, Brassens demeure une référence philosophique que l’élection de Miss France ne fait que mettre en évidence.

Miss France n’est pas représentative de la femme, encore moins de la beauté, ni pour moi, ni pour beaucoup. Elle est belle comme peut l’être une Ferrari, une pelle à tarte ou ma Clio, à la différence que l’usage n’est pas le même, et la fonction, non plus !

Mais je n’entends pas les féministes de la première heure, ni les "Chiennes de garde" hurler à la mort devant cette insulte faite à leur propre camp.

L’élection de Miss France ou d’ailleurs, m’oblige immanquablement à penser à une exposition bovine ou avicole. Samedi soir, nous n’étions pas très éloignés du salon de l’agriculture.


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Thèmes