Ce que l’armée dissimule à l’opinion publique
par Par Amira Hass

Vendredi dernier, un autobus s’est embourbé quelque part entre Morag, une colonie de la bande de Gaza, et Rafah, sur une mauvaise route qui court entre champs et vergers, serres et maisons en pierres disséminées parmi les terres cultivées. En fait, il s’agit plutôt d’une piste que d’une route, empruntée par les voyageurs après que la route principale entre Khan Younis et Rafah ait été bloquée la veille par les Forces de Défense Israéliennes (FDI).

Une longue file de voitures s’est retrouvée enlisée derrière l’autobus. Progressivement, les conducteurs et les passagers sont sortis des voitures pour aider à pousser l’autobus. Deux jeunes commencèrent à discuter avec la seule femme qui était sortie de l’un des véhicules. Tous deux racontèrent qu’ils étaient de Tufah, dans les environs du camp de réfugiés de Khan Younis (où les FDI ont démoli des dizaines de maisons l’an dernier), et qu’ils appartenaient à la marine palestinienne. Puis vint la question inévitable, parle-t-elle hébreu ? Et tout naturellement, avant même que son identité professionnelle soit connue, ils continuèrent à bavarder avec la femme israélienne, répondant à ses questions à propos de leur vie, et lui posant eux-mêmes d’autres questions. La conversation ne prit fin que parce que, finalement, l’autobus avait pu être dégagé de la boue.

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