Constat d’Impuissance

On trouve la première partie d’un discours prononcé par l’ex vice-président des Etats-Unis, Al Gore, sur le Réseau Voltaire.

Je dirais que cet énoncé policé, et plutôt verbeux, ressemble beaucoup à ce qu’il disait, quelques années plus tôt, lors de la campagne présidentielle pour le deuxième mandat de Bush II.

Une dénonciation des abus de pouvoirs, une constatation désolée, et désolante dans son formalisme poli, de la dérive maintenant avérée de son pays dans le totalitarisme et la tyrannie.

Seulement voilà, devant l’effondrement de toute opposition politique dans ce pays, devant le silence des consciences, l’endormissement du peuple, matraqué et abruti de propagande, devant la peur qui infiltre les moindres recoins des institutions censées veiller au bon usage de la démocratie, devant la corruption généralisée, on ne peut que pousser un gémissement de désolation.

Il semble bien que les ravages de la peur et du mensonge aient de très beaux jours devant eux.

Mais, in fine, il en va de la responsabilité de chacun, de chaque citoyen de ce pays, et même de cette planète, si une poignée d’oligarques de plus en plus vérolés par l’appât du gain et la fringale de pouvoirs, se livre à un dépeçage en règle de ce que nous avions coutume d’appeler la démocratie.

Comme un cancer qui ronge insidieusement , sournoisement et apparemment fatalement la santé des peuples, la lumière occultée sur les véritables commanditaires et maîtres d’oeuvre des attentats du 11 septembre 2001 n’en finit pas d’assassiner les consciences.

Quand les peuples laissent en d’autres mains la maîtrise de leur destin, quand l’individu démissionne et offre à d’autres le soin de régler son existence, alors on ne peut qu’offrir, comme dans ce discours d’Al Gore, qu’une déploration impuissante.

Pauvres de nous !!!!

Cristobal.

Lire la suite en ligne : >>> Le discours d’Al Gore