Dans les usines occupées du Vénézuéla

« C’en est fini avec la division sociale du travail, nous sommes tous égaux maintenant ! » Casque vissé sur la tête, lunettes de sécurité flanquées sur le nez souligné par une moustache grisonnante, Francisco Piñero est l’un des 60 employés d’Inveval, une entreprise récupérée récemment par les travailleurs organisés en coopérative. A Los Teques, à une heure de route de Caracas, c’est avec une fierté sans pareil que Francisco et ses camarades nous ont fait découvrir leur usine. Visite guidée...

par Sébastien Brulez

Lorsque l’on demande à ces hommes ce qui a changé depuis qu’ils gèrent eux-mêmes leur usine, une phrase revient dans la plupart des discours : « Le travail s’est humanisé, nous ne sommes plus considérés comme des machines à produire. » Et un sentiment de justice sociale prédomine « par rapport à la classe ouvrière qui a toujours été marginalisée, aliénée. C’est la lutte des classes que nous sommes en train de mener avec cette prise de l’usine. Il ne s’agit pas seulement de créer de la richesse, le but est que l’argent puisse être redistribué d’une façon plus équitable. Nous ne voulons pas nous enrichir mais répartir, pour que cela bénéficie à tout le monde, d’où le principe de production sociale », affirme Eduardo Matute qui travaillait depuis cinq ans dans l’usine lorsque celle-ci a fermé ses portes.

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