Contre la prostitution organisée pour la coupe du monde

Objet : contre la prostitution organisée pour la coupe du monde Voici l’adresse pour signer la pétition contre la prostitution organisée pour la coupe du monde :

*(texte explicatif en bas téléchargeable sur le site de la pétition)

http://catwepetition.ouvaton.org/ph...

Position ;

Loin de moi l’idée de restreindre les libertés, mais simplement parler de la liberté de la personne prostituée et de la responsabilité du consommacteur. Qui est cette personne, qui contre rétribution, peut prendre plaisir malgré le non plaisir de l’autre ? Qu’elle est cette forme de sexualité qui a besoin d’un corps pour sa jouissance mais qui se fiche éperdument de ce même corps ?

Qu’elles soient ou non " dans de bonnes conditions " les personnes prostitués disent toutes le faire pour de l’argent et aucune par plaisir ou simplement pour satisfaire des fantasmes. Si nous devions parler de fantasmes alors nous ne parlerions pas de problèmes économiques qui font que des personnes sont prostituées mais simplement d’une forme de pratique sexuelle que chacun est libre de vivre comme il l’entend. Non lorsque je parle prostitution, je parle, de ces femmes, ces hommes et de ces enfants, qui sont consommés comme des marchandises pour avoir droit de pitance. Qui dit marchandise dit aussi que la personne dans ce rôle n’en est plus une justement de personne, du moins dans le regard du consommacteur. Elle n’est plus qu’une image ayant pour fonction de procurer du plaisir à l’autre, quelque soit le plaisir de l’autre et avec tout ce que cela peut laisser supposer comme souffrances, comme domination, comme violences verbales ou physiques. Il n’est pas ici question de jeux de sexe, car si tel était le cas, là encore je ne parlerai pas de prostitution. Non ce n’est pas de jeux dont il est question, mais bien de personnes qui subissent de manière répétée des actes de violences parce qu’elles n’ont pas le choix de vivre autrement. Bien sur j’ai déjà entendu ces mots ; " pense aux prostitués dans leurs fonction de régulateur d’une misère sexuelle, les prostituées évitent bien des drames, sans elles (quand il s’agit de femmes) combien de femme seraient violées ? Alors il faudrait que notre société sacrifie délibérément une certaine quantité de chair afin de protéger d’autres individus ? Avons-nous alors seulement pensé à leur donner la médaille du mérite et la prime de risque ? Si nous disons cela c’est reconnaître que les consommacteurs sont potentiellement dangereux. De fait si il faut qu’ils puissent, quoiqu’il en coûte de souffrance, assouvir une sexualité sous peine de l’infliger à d’autres par la violence, force est de reconnaître la violence contingente qui pourrait se dégager d’une frustration. Certains disent aussi que c’est la faute des femmes, parce qu’elles ne contentent pas le désir de l’homme, dans ce cas que penser de la pédophilie ou de la prostitution des hommes, mais restons un instant avec les femmes ? La femme est-elle objet de satisfaction de l’homme ? Pouvons-nous réduire la sexualité de la femme à la satisfaction de la sexualité de l’homme ? Récemment, un homme m’a dis ; " et ces vieilles, pleines aux as, qui se payent des jeunes black dans les îles, tu en penses quoi ? " J’en pense simplement que si ils avaient les moyens de vivre dignement sans louer leur sexe, ils le feraient très certainement.

Les rapports hommes/femmes doivent, à mon sens, toujours être regardés sous l’angle de la domination, si il n’y avait pas en nous ces désirs de domination, nous ne serions probablement pas des êtres humains, car aussi dérangeant que cela puisse être, la domination est une de nos composantes. Pour autant je pense qu’il est possible non seulement d’en prendre conscience mais, et c’est tout aussi important de canaliser cette énergie. Canaliser n’étant pas le synonyme de détruire, doit être entendu dans un sens éducatif.

Pouvons-nous, parce que c’est encore un tabou, feindre d’ignorer nos problèmes de sexualité ? En répondant oui, ou simplement en continuant ainsi, alors oui, il nous faudra encore et encore, laisser en pâture des corps d’êtres humains à la merci d’individus sans scrupule, sous prétexte d’assouvir des " besoins ". Que nous soyons homo ou hétéro, nous avons un point commun, pas qu’un d’ailleurs mais celui-ci est mon propos, notre sexualité et avouons sans fard qu’elle nous occupe et nous préoccupe beaucoup, si je la vois bien souvent tournée en dérision ou réduite à une fonction ou et trop souvent, traduite en obscénités, je la vois rarement abordée comme composante de nos rapports sociaux, familiaux, affectifs... comme étant une part importante de la vie et devant être l’objet d’explications et devant faire partie de notre éducation.

Frédérique Angoulvent http://www.angoulvent.net/

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