Noam Chomsky : "Il faut une nouvelle Internationale"

Ne dites pas à Noam Chomsky qu’il est contre la mondialisation. Venu à Porto Alegre pour participer à un séminaire intitulé “un monde sans guerre est possible”, le grand linguiste de Boston se veut au contraire un partisan de la “vraie mondialisation”, celle de la justice sociale. “Les multinationales sont les vraies ‘antimondialisation’. Ici, je l’espère, on pourrait assister à une nouvelle Internationale”, a-t-il insisté, souriant, face à une bonne centaine de journalistes lors d’une conférence de presse le 31 janvier.
Fidèle à lui-même, il a aussi pourfendu les “institutions illégitimes qui détiennent les pouvoirs économiques” dont notamment les multinationales, avant de vitupérer aussi bien l’administration Bush que celle de Clinton. Pour Chomsky, nous serions engagés dans “une guerre des classes à l’échelle internationale”. Une guerre qui serait “idéologique”. Ainsi, l’exploitation de la crise après le 11 septembre : “les pouvoirs qui dirigent le monde se servent de cet événement atroce pour imposer encore davantage leur agenda, alors que vous, les peuples du monde, n’ont qu’à accepter leurs choix. Ils appellent cela ‘leadership dans un monde fragile’. Il ne faut pas se laisser intimider. Il faut continuer la lutte contre l’OMC, contre la campagne antiterroriste américaine et contre la militarisation de l’espace par Bush.”

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